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Qu’est-ce que le textuel, et en quoi se confondrait-il, ici, avec le livre imprimé, et diffusé dans les circuits industriels et commerciaux auxquels nous, auteurs, l’avons légué par contrat ? Oui, le textuel d’aujourd’hui est sur nos blogs, dans l’éphémère de nos actions réseau, il est dans la parole qu’on tient, préparée (en cours ou sur scène) ou improvisée (mes YouTube). Et si se hisser à la parole était précisément un des enjeux du textuel d’aujourd’hui, et que la magie du web c’était nous en permettre le (...)

Je commence à être familier de mes façons web. Si ça ne colle pas, je reste fermé et tout immobile. Si ça s’ouvre, tout peut aller très très vite.
J’avais lancé en 2013, sur site dédié, et le nom de domaine nerval.fr, un espace revue en ligne que je voulais uniquement consacré à la prose narrative, fiction ou non-fiction, avec dialogue et ouverture à un autre mode de récit que je considère central, le récit photographique. En 2 ans, mise à jour souvent hebdo, la revue a accueilli plus de 160 textes, émanant (...)

Note du lundi 26 décembre Compte-tenu du nombre disproportionné de lectures de ce billet (très heureux, merci, j’espère que mon journal continuera à bénéficier de votre attention, ainsi que mes livres !), j’insère en tête de cet article précision de Fabienne Raphoz, des éditions Corti, sur le repreneur de leur librairie :
Comme nous l’avons annoncé à chacun de nos clients du 11 rue de Médicis, depuis le début de l’année 2016 - la plupart d’entre vous le savez donc déjà, mes amis - nous sommes heureux, (...)

Quoi faire des morts, quand t’es de Vendée ? Ça s’appelait Xynthia, et là ça y est, c’est fini.
C’est une histoire un peu longue, je résume. Nous, enfants, on y allait le dimanche, aux grandes marées, voir la mer donner sa puissance, et passer haut par dessus la digue de l’Aiguillon. On en tirait aussi une partie de l’économie familiale, quand le père et le grand-père partaient le dimanche réparer les pelleteuses qui réparaient la digue, tâche infinie.
Parfois on réhabitait sur une île, telle que (...)

Non non, ce n’est pas de mon web-copain Hubert que je veux parler (tiens, au fait, je lui dois un casse-croûte), mais de ce panneau d’affichage pris à l’iPhone en redémarrant du feu rouge, à travers la vitre passager. La vie est ainsi faite que je dois quand même me rendre à la gare de Saint-Pierre des Corps alors que ce n’est pas moi qui prends le train (oui, 2 semaines sans train). D’abord j’ai cru que c’était encore une de ces pubs pro ou anti-taxis mais non. Qu’est-ce qu’ils vendent, je n’ai compris (...)

Autrefois, nos éditeurs étaient nos boîtes aux lettres : une respiration privée et personnelle. Maintenant, le mail est sur le site (mais attention : je ne fais pas facteur pour les auteurs qui eux n’y sont pas, sur le web – encore là hier soir une requête pour le mail de Guyotat, avant-hier pour celui d’Echenoz, non mais oh). Alors maintenant c’est tellement rare, une lettre retransmise par l’éditeur, on se dit que la seule façon de répondre ça risque bien d’être par voie postale et manuscrite et (...)

On s’attend à ce que les petits êtres en pleine découverte et étonnement de leur langage, et du rapport qu’a ce langage aux choses, aient une phase où on souhaite avant tout devenir pompier ou pilote d’avion (version masculine). On considère les déterminants, on oublie le verbe qu’on promulgue pour les appeler. Ce même matin, l’ami A., en charge d’un peu tout à l’école et bien plus que son statut (ce qu’il est donc devenu de directeur des études et coordinateur de la recherche, s’en vient comme chaque (...)