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Vu de loin, sur l’agenda, ça paraît clair et possible, vu de près tu t’aperçois qu’il va falloir à nouveau vivre dans ton sac avec 4 jours de tee-shirts et chaussettes pour le compte à rebours, qu’à cause de la sempiternelle grève SNCF tu vas devoir partir le matin et non l’aprem et donc une journée de bouffée en plus.
Donc Genève au Salon du livre demain pour intervention sur le numérique à 10h, et transit le jeudi vers Fos-sur-Mer pour présenter vendredi – enfin ! – Chant acier, le film de 38’ à partir de (...)

Drôle de journée : me suis levé bien résolu à me rapatrier à Tours (soleil et mer ces 2 jours, à 2h30 d’autoroute) pour prendre à 17h TGV direct qui m’amènerait à Arras à 20h, et où j’interviens en ouverture de la journée Impacts du numérique sur la lecture. Merci Twitter, j’annonce la conf, et Martine Sonnet (qui ne connaît pas L’employée aux écritures ?) me sauve la mise : « Le 21 ce n’est pas demain, c’est après-demain ». Totale dérive, et sans elle j’aurais pu me retrouver ce soir à cet hôtel en face la gare, (...)

Bossuet est celui qui nous amène le plus proche d’eux. Sa voix ample le lui permet, on se coule à l’intérieur et on voit l’abîme. Je ne sais pas qui d’autre que Bossuet se rend là aussi près. D’Aubigné probablement (Dans le corps de la mort J’ai enfermé ma vie). Saint-Simon les multiplie, mais on ne voit que le rictus, ou la gangrène qui les pourrit. Ce qui est majestueux chez lui c’est la syntaxe, pas ce qu’elle broie. Là en trois jours trois fois la mort – et pourtant il y a Darley qui résonne encore au (...)

Ce matin j’avais un rêve très clair quant à la possibilité d’un livre : il se serait agi d’une ville qui se serait enfoncée sous terre, y serait devenue autonome, un peu comme dans Aminadab ou Le Très-Haut de Blanchot qui me fascinent depuis longtemps. J’avais tout un passage écrit, je voulais venir de suite le noter dans Ulysses et puis, en descendant l’escalier, je découvrais que ce début (« C’était une ville sans rue. On lui avait mis un plafond, elle s’était enfoncée sous terre... ») n’avait strictement (...)

lundi à 19h, lecture-perf avec Dominique Pifarély, violon + électronique

C’est par Vincent Froté, de Delémont (Suisse, où j’ai été si bien reçu l’an dernier), que je découvre cette phrase de Stendhal dans Henri Brulard : « Les épinards et Saint-Simon ont été mes seuls goûts durables ». On ne comprend jamais bien pourquoi une phrase vient s’installer pile dans cette zone obscure où vous placez la littérature, s’y harponne et n’en repart pas. On en lit, écran ou livres, des kilos tous les jours, de phrases concernant l’exercice de la littérature. Et je n’ai pas de goût spécial pour les (...)

Bizarre exercice, que je n’avais pas osé aborder hier et que j’ai affronté en un peu plus de 4 heures aujourd’hui, avec des pauses pour prendre écart. Les 28 et 29 avril, au théâtre de Fos-sur-Mer, là où on a fait notre atelier d’écriture, on présentera notre film transmedia : 35’ d’un film linéaire très plastique, la grande force et beauté géométrique de l’aciérie, prise au ras de la coulée, ou juste au-dessus du laminoir (réalisation Emmanuel Roy). C’est fait pour la diffusion web, et les interactions avec (...)