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Les romans te semblaient pauvres. À moins de revenir à avant, à quand ça ne s’appelait pas roman. Ces moments où seulement Balzac de nouveau t’est encore possible. Ou pour ce paradoxe de la mémoire qu’on ne saurait rien en réciter par coeur, mais que probablement, à rouvrir pour la 30ème fois en un demi-siècle la Rabouilleuse ou Ursule Mirouet tu anticipes d’une demi-seconde la phrase qui vient, et que ce serait un peu comme à jouer de la musique avec la pensée juste sur la mesure qui vient, ou comme (...)

Dans les rêves de cette nuit revenait plusieurs fois quelque chose plus ou moins lié au boulot à Cergy, même si les lieux se mélangeaient, intégrant l’école d’archi de Nantes avec ses spirales, et une configuration urbaine avec grande courbe et lignes de bus que j’ai du mal à identifier. Pour les intérieurs, des couloirs, des amphis, une grosse circulation permanente de foule qui évoquait plus un lycée.
Bien sûr les occupations tout hier et aujourd’hui devaient compter dans le malaise, ce coup de fil le (...)

Hier, en fin d’après-midi, et probablement encore dans le trouble de l’intervention de 40’, comme par hasard sur notion de « réel », et accompagnant Steen Bille-Jorgensen, notre invitant, pour reprendre sa voiture, dans ces allées toutes boisées qui séparent les maisons d’habitation, dans ce calme des villes nordiques, je sens quelque chose éclater sous ma chaussure. Surpris, même avec un sursaut de peur je crois, je découvre avoir marché sur un oisillon mort, et qu’il a éclaté. Ça n’aurait rien changé (...)

Outre les commentaires ci-dessous, d’autres ont voulu reprendre l’exercice, et je crois que c’est précieux :
Emmanuel Delabranche, architecte, auteur, photographe ;
Coline Pierré, écrivain, musicienne ;
Je rajouterai les liens si d’autres se joignent !
C’est bizarre cette période, à l’écart des grands projets, trop de dispersion contrainte, pas de certitude sur le moyen et long terme, et un monde tout à ses démons qui laisse nos agendas bien blancs pour l’an prochain. Pas de baisse de moral, cet (...)

Non mais vraiment, voyez-moi ça : on avait oublié qu’il était mort – c’était quand même le 18 mars, on est le 10 avril – et simplement il était là, dans son frigo de luxe capitonné de blanc, tout comme il aimait bien les Chevrolet...
Et pour l’hommage dans son propre club, resté patron à 20 jours post-mortem, un peu comme le type dans Un air glacial de Lovecraft qui se réfrigère à l’ammoniaque 18 ans après sa mort, il se fait exposer là comme Lénine sur la place Rouge ou Mao je ne sais plus où, momie bien (...)

Soyons clair : si j’évoque ici des événements autobiographiques, c’est qu’ils n’ont aucun intérêt en eux-mêmes, voire qu’il ne s’est rien passé du tout, sinon qu’ils engendrent – toujours ici-même – parole.
Les journées en ce moment sont en dents de scie. Hier soir ça n’allait pas du tout. Un coup de fil au mauvais moment. La valoche à faire alors qu’à peine remis dans les habitudes du boulot en turne. Puis nuit avec réveil une fois par heure, sauf tomber coma lourd juste au moment où le réveil sonne.
Après ça (...)

On n’entend pas des nouveaux mots tous les jours, surtout s’ils ne sont pas nouveaux. Noms qu’on n’entend que si l’usage vous y amène. Ce matin, chez l’ami garagiste, il était question de pompe hydraulique C5 à trouver d’occase dans une casse, moyennant quoi soit je pourrai rouler encore un peu avec la vieille bagnole, soit – c’était son idée : « la mettre sur le Bon Coin, et peut-être tu en tires de quoi rembourser la pompe ». Sinon, « au pire on la rend à l’épaviste ». Dans le vocabulaire des vieux (...)