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Le plus beau texte que je connaisse sur ce temps suspendu de l’avion, c’est Jean Echenoz qui l’a écrit, ne me souviens plus si c’est dans Un an ou bien Je m’en vais. Passer sur la grève claironnée des contrôleurs aériens et l’incertitude qui en découle : tout était normal, et il a fallu arriver ici pour apprendre que c’était un genre de chantage, suspension à la dernière minute. Les deux valises qui n’ont pas suivi dans le changement Newark, mais finalement déposées ici sur le perron, en pleine nuit et en (...)

Tout est prêt pour partir, l’ordi, les appareils-photo, les chargeurs et les chaussettes, le Kindle et un livre. Dans la liste des dernières choses à faire, porter les factures du trimestre à la compta pour la TVA, et comme la déchetterie est sur la route, se débarrasser du vieil aspirateur, de la pompe de relevage rouillée et de quelques bricoles du genre. Or, je n’ai plus de carte de déchetterie, elle m’a été volée avec mon portefeuille, ma carte de crédits, ma carte d’identité, permis, Vitale etc fin (...)

Je peine à trouver la bonne mesure entre les photos mises directement à la volée sur Facebook via Instagram, la vie propre de ces 2 réseaux, les rubriques images qui s’insèrent dans cette partie du site, mais qui, au moment de partir pour 40 jours dans la ville et les archives de Lovecraft, rejoindront probablement la partie principale du site, et puis cet espace journal si favorable aux digressions improvisées du soir, mais en ce moment pas tous les soirs la tête à digresser. Beaucoup regardé ces (...)

Dans cette journée particulière, j’ai enchaîné : un trajet (maison jusqu’à gare Saint-Pierre des Corps), un trajet (TGV Paris, ordinateurs, mails : 2 lettres), une station café intérieur (ordinateur : Lovecraft, puis RV travail Cergy), un trajet (métro de MTP jusqu’à la Motte-Piquet), un trajet (à pied de la Motte Piquet jusqu’à l’Institut Français rue de l’Amiral-Scott, avec arrêt sur un banc de bus un moment pour un échange de courriers sur ordi, la dame qui sur le même banc m’a rejoint pour attendre le bus (...)

Un journal, c’est un poste d’observation – non pas de soi vers le dehors, plutôt ce que le dehors modifie à soi-même. Pour ça que l’exercice mène droit aux rouages les plus précis du surgissement d’écriture, les met en risque, les expose, avant qu’on reparte sur les chemins des autres travaux. Pour ça probablement que je continuerai ce journal, avec ses respirations inégales, parce que c’est une digression du soir qui n’aurait pas sa place dans les autres rubriques du site, même si tout cela est bien flou (...)

Je dis « sens des tuyaux » dans une acceptation totalement littérale parce que tenir un journal c’est guetter ce qui sort de soi, ou au moins une vague intuition qui cristallise et des fois mais non, rien du tout. Ça ne veut pas dire que j’ai une vie vide ou la tête à sec. Samedi à Aulnay/Futuriales pour la 1ère fois je me lancerai dans une impro Lovecraft. À l’heure qu’il est je n’ai rien, sinon mon point de départ, et quelques points-clés nodaux par lesquels je voudrai passer. Qu’est-ce que j’aimerais, (...)

C’était un peu à prévoir, trop de choses qui s’enchaînent en flux serré, les 5ème année de Cergy qui passent leur diplôme et apprendre chaque soir comment ça s’est passé, savoir aussi que dans 2 semaines ce sera ton tour d’être jury et comment on peut faire coïncider dans si peu de temps un parcours aussi construit, lundi les étudiants de Philadelphie et aujourd’hui, toujours avec le Pôle des arts urbains, rencontre avec une quinzaine d’étudiants en licence aménagement du territoire, savoir ce qui les a (...)