VOUS ÊTES DANS : #sommaire journal

0 | 7 | 14 | 21 | 28 | 35 | 42 | 49 | 56 | ... | 1407

« Je n’ai pas vérifié, mais tu écris beaucoup moins sur ton site », dit Erika. « Tu as quoi comme grand projet en ce moment », dit Erika. J’ai dit qu’en ce moment je pensais surtout à mes petites vidéos, et y être moins maladroit. Et puis, comme entre nous il y avait une table, elle dit : « Alors il n’y aura même plus besoin de dire “ceci est une table” ? » Dans ce qui me disait Erika, il y avait une question sous-jacente : la complexité de la langue, ce qu’on apprend chez Proust, la beauté de la langue telle (...)

Cette année a été rude comme peu d’autre, même pas rude : usante, sans perspective, peineuse. Peut-être pour ça que l’enfoncement Internet servait d’antidote : dans les vidéos (à l’instant, celle sur Balzac) et dans ce qui s’écrit ici sur le site ça va bien. Jamais mégoté sur le boulot, les 2 jours école toujours faits avec curiosité, appétence ou plaisir, intensité – sinon un contentieux pour 2 élèves éjectées qui n’arrive pas à passer et va modifier en profondeur mon rapport à ce que là-bas je fais. Ça (...)

Est-ce que vous vous en souvenez ?
C’était mercredi 22 juin. Une fois de plus le RER retour de Cergy à Paris nous laisse en rade. On finit par nous détourner sur Poissy, puis, au bout de 3 bons 1/4 d’heures, un train est affrété pour Saint-Lazare, évidemment c’est bondé à pouvoir lever les pieds du sol rien qu’avec la poussée des voisins. À l’arrêt Sartrouville, la musique dans mon casque s’arrête (je me souviens du titre, mais je ne le dis pas), le type à côté de moi s’est fondu dans la foule du quai, les (...)

Il a un peu souffert, le journal, ces derniers jours :
la chose annoncée ci-dessous, c’était pas mal d’heures écran nuit jour depuis pas mal de semaines... comme pour le lancement de l’activité numérique en 2008, comme pour la 1ère réfection du 1er site en 2003, l’impression d’avoir à maîtriser un par un une bonne cinquantaine de micro-paramètres précis, qui doivent prendre leur place dans une routine qu’on réinvestira dans les suivants....
la vidéo qui serait devenue le miroir des jours (« miroir (...)

Le paradoxe : nous savons depuis relativement peu utiliser la haute potentialité de la notation sonore dans le récit – une ekphrasis du son ? Il y a les grands précédents : le ululement au tout début des Mémoires d’Outre-Tombe, la chanson entendue au loin dans Sylvie, le début de la Prisonnière avec les bruits de la rue perçus au réveil depuis la chambre confinée du narrateur de la Recherche. Paradoxe, parce que nous savons désormais construire narrativement cette place à la « bande-son » (si décisive (...)

Ce matin, des choses qui me restent de l’entretien France-Culture d’hier, enregistré à 12h en faux direct puis diffusé à 15h je crois. À mesure que l’heure avançait, le sentiment qu’on n’était pas au bon endroit. D’abord j’étais pas en position très facile : ni mon site ni mon boulot évoqué, j’étais « romancier et traducteur » « qui a publié depuis quelques mois des traductions de Lovecraft », alors que bon, ça fait 5 ans et en diffusion numérique il y en a 25, et puis à 3 reprises écouter un interview de (...)

On lit tellement et tellement de bêtises sur ce flux d’information illimité qu’on reçoit (à condition qu’on le veuille bien, et qu’on lui ouvre les portails que nous-mêmes avons choisis), et combien il serait préjudiciable à une autre strate de connaissance plus lente, analytique et profonde, comme si chaque étape de notre connaissance lente, analytique et profonde n’avait pas – dans toute l’histoire de l’écrit – été chaque fois organiquement liée à ces sauts incrémentaux dans des flux d’information plus (...)