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On n’a plus de prétexte : le rythme physiologique a oublié le jetlag, mais la tête dans le sommeil n’a pas éliminé les images américaines, elles mangent encore les rêves et les placent comme des objets incongrus dans vos mains. On se rassoit à sa table, c’est favorable. Tout est à sa place – on réhabite la dalle 27’’ parce que c’est elle la véritable chambre de travail. Mais alors soi-même on est où ? On s’était promis d’éliminer, retrouver de la place. Mais les livres sont à la fois le rempart et l’enfer. Ou (...)

Dans l’espèce de guerre primitive que se font les grandes plateformes (par exemple, une vidéo YouTube que vous propulsez sur Facebook ne sera pas comptée dans le nombre de visionnages si elle est vue depuis Facebook), c’est toujours une danse de funambule pour les petits blogs : si on ne relaye pas sur les plateformes réseau on est vite réduit à une consultation limitée à son cercle privé, et si on relaye sur les plateformes réseau à quoi bon héberger en propre ses données ? Ainsi, ces derniers temps, (...)

C’était sans doute le but (pas le seul, évidemment), dans cette semaine San Francisco insérée dans les 6 semaines Providence. D’ailleurs, hors les permanentes traversées de la rue Howard, souvent eu l’impression que la jeunesse relative de la côte Ouest rapprochait de l’Amérique telle que perçue par HPL il y a 90 ans. Façon aussi de mesurer cette totalité d’éviction qui le frappe dans son pays. Ce but, c’était de se confronter à la matérialité (une des instances de matérialité, celle du pôle opposé, quand (...)

Quand on arrive pour quelques jours dans cette ville d’énergie, de brume et de vent, ouverte sur sa baie et sa baie sur le Pacifique, c’est lui que d’abord on va saluer. L’élégance de Bay Bridge et la suite des piers et pontons qui sont ici un fragment de notre histoire commune.
Et puis, sur le ponton, ces fleurs fanées, la photographie (1) du visage. Il y a le nom aussi. On ne cherche pas tout de suite sur Internet. On va au bout du ponton, on revient, on s’arrête. C’est la date qui nous fait (...)

Ça ne fait que 2 semaines et demi, ça fait quand même plus de 12 matinées à me rendre à 10h (l’ouverture) à la bibliothèque John Hay pour avoir devant moi les carnets de travail de Lovecraft. En fait je pars plutôt vers 9 heures, et je m’arrête dans un de ces cafés avec tabourets devant vitrine, prends mon gobelet comme les autres. Dans la piaule j’ai la connexion, quand j’en sors fini. Cette heure sur le tabouret, devant la rue, je sors l’ordi mais sans jamais savoir ce que je vais y faire. À cette (...)

À Boston, comme dans tant d’autres villes américaines (Toronto), la bibliothèque est maison ouverte. Certainement une maison des livres : ils sont sur les galeries, dans la hauteur des rayons. On peut retirer ce qu’on souhaite lire, le catalogue est géant. Mais dans les salles de lecture, la plupart de ceux qui sont assis ont apporté leur propre ordi. Les différents postes d’accès au web sont occupés, en particulier dans la grande salle qui leur est réservée. On passe derrière les gens : Facebook, (...)

Étrange paradoxe d’être venu pour 40 jours à Providence pour lire, mais sans livre. Je crois que toujours, par fétichisme, j’en apporte au moins un avec moi. Ça devait être mon vieux Pléiade Edgar Poe, et finalement au dernier moment je l’ai laissé. J’ai tout sur l’ordi et le Kindle, je lis beaucoup directement sur l’ordi, et mon petit Kindle Paperwhite malgré ses bientôt 3 ans est parfait. Ce qui est étrange c’est voir comment les réflexes évoluent : la recherche par occurrences devient un mode permanent (...)