le prénom du coiffeur


En reprenant ce matin cette vitrine du coiffeur Barré, je relis les commentaires placés en fin de l’article, en mai 2009 (si longtemps que c’était en ligne ? – pour moi ces textes-là n’ont pas de temporalité), ceux de Jacques et Dominique. Le texte est une enquête : j’écris, et laisse dans la 2ème version (parce que je ne m’en souviens pas, même après l’avoir appris) que je ne sais pas le prénom du coiffeur Barré, dont m’informe pourtant mon frère en commentaire. Même en récrivant le texte, je maintiens cette phrase devenue fausse, et laisse l’information concernant le prénom en commentaire. Pourtant, quand Jacques cite les Melodica en vitrine, je les revois aussitôt. Plus permanente la notation apportée par Piférély : je revois bien les rasoirs à barbe et leurs aiguiseurs en cuir, lui fait le rapport avec l’expression barbier-musicien du Sans famille d’Hector Malot : ce qui ne l’a pas empêché, précisément, de devenir musicien – et quel. Je fouille aussi dans ces photos faite sun jour avec Jean-Luc Terradillos lors d’une balade dans Civray. Bien sûr que j’ai photographié ce qu’est devenu le salon du coiffeur Barré : un affreux salon de coiffure sauce moderne. Photo qui m’est donc radicalement inutile. Aujourd’hui je le sais : c’est la fenêtre du dessus, que j’aurais dû photographier, mais n’en est qu’un rebord. C’est derrière cette fenêtre, qu’il fallait entrer, et chercher comment il passait ses soirs, le coiffeur Barré.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 14 juillet 2011
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Messages

  • on m’a tiré mes papiers, mardi soir, je n’ai pas pu partir mercredi matin à 6h45, elles si, j’ai fait le poireau de 9 à 16h30 au commissariat du quai de gesvres pour un passeport en urgence, dès que le mot de "vacances" a été prononcé,c’en était joué, non pas d’urgence, non vous ne parlerez avec personne, non vous ne restez pas là, non vous n’aurez pas de papier pour votre vol de vendredi, non non non, une administration qui tient à la loi, un passeport vendredi en huit au plus tôt plutôt mardi ou mercredi, on m’avertira par sms c’est beau le progrès, , on rentre le mercredi suivant

  • je me dis que c’est probablement parce que je vole tant les visages les dos les cous (à celui-ci, une inscription tatouage en arabe) qu’on se permet de me prendre comme ça mes papiers hier à Lisbonne maintenant sur la 2 (j’aime la fille au pébrok)

  • (ça ne m’arrêtera pas en même temps) voici deux types qui ont acheté quatre paires de pompes, ils les regardent dans le 46 (deux fois 23) (le 23 c’est le bus de Pyramide à Trastevere qu’on prenait pour revenir d’Ostia) bicolores, grises en daim, des goûts et des couleurs (j’ai bien pensé y aller en train, mais ça fait loin)(dlamerde)(pour la peine j’ai fait mon ménage)(dlamerde2)

  • je suis allé boire un café au Wepler, mon frère me remonte le moral, on parle ciné, quoi de plus beau que "la comtesse aux pieds nus" ou "sunset boulevard" ? J’en sais rien, il m’a parlé de maiwenn (ça s’écrit comme ça ou je délire ?)(elle est plus grande que joe star) (comme carla à la une de ce canard de béton, elle a grossi ou ?) (ouais dis donc t’avais l’air à côté de tes pompes hier) (il avait oublié que je devais me tirer)(j’en aurais eu que je te les aurais donnés puisqu’il paraît qu’on se ressemble...) (on a ri ; un couple de vieillards s’assoit à ma gauche, sapés comme des princes, ils commandent un demi et un cpca, le garçon s’en va, ils se tirent le garçon revient : furax il avait pas encore ouvert le coca de quoi il se plaint ? une bière c’est 4,7 en terrasse) (une paille) (en face, au dessus du roi du coquillages les 3 paons voient tout)

  • Dernière baignade hier soir, jour d’après le déluge, au cap, toujours, petite crique sans plage. Marcher dans l’eau jusqu’au rocher où poser ses affaires et nager sans croiser personne, dans le rayon de soleil yeux fermés. Fonds marins éblouissants paraît-il, vu des algues et c’est à peu près tout. Jamais réussi à me faire à l’idée que c’était la dernière, qu’il n’y aurait plus de mer avant l’année suivante. Pourtant. Allez, dans le train.

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • et tout est dépeuplé (coincé) à l’aéroport, la jeune fille m’a reconnu, toujours pas non, un autre vol, un autre jour, quel jour, une autre fois, je suis reparti, j’ai croisé deux jeunes italiens de Pordenone venus à Paris pour trois jours, un hôtel de l’avenue Emile Zola, le Sacré Coeur et les bateaux Mouche, j’ai parlé avec eux, raconté mon histoire comme à 5 ou 6 personnes aujourd’hui, j’ai traîné, lu, regardé le chagrin et la pitié, je vais aller au ciné, voilà, lire, attendre, dur dur

  • en fait ils étaient de Sacile (j’ai retrouvé le ticket de métro sur lequel je l’ai écrit, qui me servait de signet pour "le poids du papillon" d’Erri de Luca), ils travaillaient les deux dans la même usine de machines outils, elle était blonde lui brun lunettes bicolore (branches blanches reste noir) d’un certain comptoir, j’ai dit "à paris les gens font la gueule, c’est un principe de base" dans mon italien, je ne suis pas complètement sûr qu’ils aient tout compris (moi non plus d’ailleurs) c’était juste pour ne pas pleurer (ici Antony Eden - avec un nom pareil jte parle pas du jardin- ministre des affaires étrangères de Churchill) (j’ai adoré ce film, Marcel Ophuls -le fils du Max Martine Caroll Lola Montès cette merveille,1955- "Le chagrin et la pitié" 1969) (qu’il m’arrive de confondre avec "La maman et la Putain" va comprendre la mémoire avec ça, tiens)

  • il chante en arabe une version arabisée de l’"hôtel california" des Eagles, il chante doucement, je ne le crois pas aveugle mais mal voyant certainement, ce n’est pas la première fois que je le croise, ; il joue et chante sur la 2 (à belleville je descends et lui file un euro) (mon index gauche en bas du cadre, j’y arrive mais il faut du temps)

    • (il a pas pris le bon titre pour le précédent ; c’est "calfornia (ça c’est paris) (p) il chante sur la 2"-
      on est trahi par la technique parfois)
      ici sur la 6, le tatouage au mollet en forme de dinosaure, les chaussettes de la marques z, les chaussures de la marque y le t shirt de la marque lambda et la petite sacoche de la marque des chaussures, la casquette de la marque Zy, et les pensées qui vont avec : nul doute que ce type de bipède s’alimente, va voir lit et regarde ce que tous les bipèdes de son genre voient, mangent et regardent (lisent ? ) (j’oublie volontairement la boisson) : ça a vingt cinq ou trente ans, ça se déplace en bande de 3 ou 4, ça a le rire gras et le regard insistant sur les bipèdes de l’autre sexe, ça aime s’amuser le samedi soir (ça pue, je sais bien, mais parfois vous en avez un semblable en face de vous - par exemple au hasard au comptoir d’un préfecture) (ça a furieusement l’air d’un règlement d compte, et c’en est un)

  • j’en ai marre, je marche mais j’en ai marre, je fais le ménage, c’est certain, je jette, je range je nettoie, jme fais drôlement (on n’ose pas trop dire des gros mots ou des insanités malgré tout au petit journal) j’écoute la play-list de kms j’archive, je m’ennuie souverainement (dlamerde) (marre) voilà le ciel est par dessus les toits, il n’a pas cessé de pleuvoir sauf un moment, j’en ai soupé de Paris ville lumière tu parles d’une lumière putain

  • je mets les paroles de cette chanson de Bécaud pour Piaf, c’est une affaire qui marche, ça doit avoir quelque chose comme 60 ans, mais elle la chantait bien la garce (jamais trop aimé la môme, né sur les marches du 72 de la rue de belleville mais là, rien à dire) :
    Je t’ai dans la peau/y’a rien à faire/obstinément tu es là/
    J’ai beau chercher à m’en défaire/tu es toujours près de moi/
    Je t’ai dans la peau/Y’a rien à faire/ tu es partout sur mon corps/
    J’ai froid j’ai chaud/je sens la fièvre sur ma peau/
    Après tout je m’en fous de c’qu’on peut penser/ je ne peux pas m’empêcher de t’aimer
    Tu es tout pour moi/ j’suis intoxiqué(e)/et je t’aime je t’aime à en crever
    Je t’ai dans la peau/y’a rien à faire/obstinément (bis)

    (sur la plaque sur la photo : sur les marches de cette maison naquit le 19 décembre 1915 dans le plus grand dénuement
    EDITH PIAF
    dont la voix plus tard devait bouleverser le monde)

  • Retour à l’eau douce (incroyablement douce), au ciel gris, peu de monde dans les lignes. Juste avant, matinée passée à écrire. La mer dans le texte s’y infiltre bizarrement, pourquoi ça patine à ce point ? (j’écris sur la vue, la côte) Parce que dans la même phrase, difficile de faire tenir ensemble les contradictions, doubles sens qu’on devine. D’où la nage, tracer droit et tranquille, pour changer.

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • (j’y suis retourné voir l’état d’avancement du passeport : rien) (c’est en octobre 52 que mes parents m’ont conçu, me disais-je, mais pourquoi si loin d’ici ?) (c’est que français je le suis, mais pas suffisamment pour que ça aile vite l’élaboration de papier d’identité : on cherche, on avait trouvé il y a quelques mois) ce sont les larmes qui montent (je disais hier à mon pote que c’était comme un deuil) une femme qui s’en va du commissariat : "c’est vraiment dégueulasse...", une autre en pleurs, un type qui s’énerve, il y a comme quelque de pourri dans cette administration (les directives sont données aux préfets qui les répercutent) (celui qui donnait les directives au préfet est sous le coup de la loi pour des propos racistes ; son successeur emploie les mêmes mots, et le chef de ce dernier trouve que chez certains "la culture (n’est pas) très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises", quelle puanteur)

  • puisqu’il en est ainsi je me remets au boulot ; ce sera toujours ça de fait ; il y a de la fatigue, il y a de l’ennui amer, il y a de la colère ; aplanir ; je lis "l’équipée malaise" d’Echenoz (l’un des personnages vit dans la rue d’à côté) ; j’ai regardé - mais ça m’a fatigué assez vite- "lulu on the bridge" le film de Paul Auster, il y avait du soleil à la fenêtre, voilà tout

    • je porte vingt grammes de papier blanc vingt grammes de papier blanc dans mon sac noir en bandoulière, vingt grammes de trois phrases vingt grammes de trois cent cinquante neuf caractères noir police times 12 écrits aujourd’hui entre neuf heures trente et quatorze heures cinquante, vingt grammes cinq lignes j’ai plié en trois je crois ces vingt grammes de papier blanc, je suis toujours maladroite pour plier correctement les choses, j’ai glissé ces vingt grammes de papier blanc et ses cinq assemblages de mots grammaticalement construit dans la norme de la grammaire normative, j’ai glissé ces vingt grammes dans mon sac noir en bandoulière, j’ai pensé porter la lettre à la main la lettre avec le nom et l’adresse du propriétaire du /de mon jardin sauvage le jardin sauvage réel le vrai c’est à dire le bout de terre fermé par deux murs et au fond les quatre selliers le jardin sauvage et ses herbes tendues vers la lumière le matin et au centre les rosiers devenus sauvages armés d ’épines guerrières je m’arrête j’essuie à gauche et à droite ce qui vient des yeux quand on est triste, le jardin sauvage et ses pointes de rouge et de jaune et la pluie sur le jardin sauvage et la nuit tombe et le blanc tombe et l’arbre - totem est à terre et l’herbe est rasée et de nouveau les feuilles brûlées de l’été se mélangent à la neige, j’ai marché vers le centre de la ville, le pont de la gare est devenu une pièce de silence et j’ai marché comme à grands pas dans le silence avec mes vingt grammes d’adieu au jardin sauvage

    • trois mois pour trouver un nouvel appartement, cet après-midi deux minutes à visiter un appartement sous les combles avec portrait rouge de la liberté dans la cuisine, demain autre visite, trois mois et peut être moins à voir dans la nuit les formes du jardin sauvage

    • visité un appartement à dix minutes d’ici, l’homme qui fait la visite commente les pièces volets fermés et prononce la phrase miraculeuse avec en face des arbres, il ouvre une fenêtre un arbre une seconde fenêtre un arbre une troisième fenêtre un arbre, l’appartement est comment dire un peu cher mais bien y retourne demain seconde visite accompagnée

    • revu accompagnée l’appartement aux arbres en face, elle regarde relève demande je ne dis rien, bon la conclusion est trop de problèmes pour envisager de le prendre, en sortant elle me demande mais tu regardes quoi quand tu visites, je n’ai vu que les trois arbres

    • allais partir elle arrive couloir cour avec jardin et escalier sale état alors appartement pourri quelques secondes pour lui dire que non pas possible et elle ah bon, passé l’après-midi à jeter rempir jeter regarder des tas de papiers cahiers supports de cours programmes de cinéma théâtre vieux pulls vestes, prends des photos au bord de la fenêtre, retrouvé un très vieux cahier avec une photo d’herbes sauvages et de la lumière, et demain continuer

    • ne sais pas danser la valse un deux trois et un deux trois et toute la journée comme une valse à plein temps, continué à sortir trier jeter garder et photographier au bord de la fenêtre du jardin sauvage, et en fin d’ après- midi raté une visite d’ appartement rue Notre Dame de Lourdes ( peut être ce nom...)elle alors suis passée tu fais quoi tu penses à quoi, bon c’est pas grave tu veux quoi pour ta fête ?

  • j’y suis repassé aujourd’hui, j’ai attendu, on m’a dit "non, rien", on m’a reconnu, aurait-on eu la simple humanité de laisser passer un sourire, pourquoi faire ? la courbure de l’esprit s’est acquise avec le travail de tous les jours, de tous les jours dire "non", de tous les jours appliquer les règlements, de tous les jours se persuader que ces règlements sont valides et valables sinon on ne demanderait pas de les appliquer, alors les appliquer après tout on est payé pour ça, on est payé pour ça, on est payé pour ça... la sécurité de l’emploi ? fonctionnaire ? Tout est en règle (plus défenseur que moi du service public, c’est difficile, je veux payer des impôts, je veux des profs pour les mômes, des infirmiers et des hôpitaux pour les vieux jours et les vieux os, et même je veux bien des flics pour faire respecter une loi si elle n’est pas inique) (putain je rêve des fois moi) (elle je ne suis pas sûr mais elle pense) (elle a un petit bijou sur le haut du front attaché à ses cheveux)

  • voilà, huit jours, et quoi de neuf ? (8 et 9) rien...j’attends, je prends des rendez-vous, j’arrive, un peu en avance, la femme qui passe dans le champ chemisier bleu-jean-montre bracelet-sac à l’épaule tout à l’heure sera en pleurs, c’est ainsi dans ce bureau, ce matin il n’y avait personne, on a appelé presque tout de suite le r21, "non rien..." et puis "une semaine et toujours rien...?" et puis non rien... rien... la prochaine fois, mes parents devraient tenter de me faire naître sur le territoire et qu’on en finisse... il a plu, je suis allé au wepler, on a parlé et ri, puis sur le boulevard Arago - c’est l’un de mes préférés de cette ville- avec mon ami libraire, aussi, ri et parlé, les choses avancent

    • (il paraît que Georges Perec est né rue de l’Atlas ? On sait le numéro, ici, certainement, oui, hein ? Quelqu’un me le dira...) (merci d’avance) là-bas, on vous tire le portrait en numérique, le bras avec un polygone actionné par l’agent, lequel cadre à l’écran, derrière soi la paroi à mi hauteur est grise, c’est le fond, vous ne souriez pas, vous n’avez pas d’expression et d’ailleurs vous n’existez pas (ce gommage de l’humanité est requis pour que les robots vous reconnaissent, car les robots ne savent pas que nous pouvons rire) (les robots sont peut-être à peu près autant que ceux qui font semblant de s’y fier) (l’intérieur, oui, ça, ils ignorent)

    • En tout cas c’est ce que dit l’une des Dita Kepler (pour Perec) (l’une d’entre nous, donc).

    • (maternité) merci Google Books

      in Georges Perec : la contrainte du réel
      Manet van Montfrans
      9789042005952

      et
      W ou le souvenir d’enfance

    • merci à toi... pas pris de photo du 19, pas sûr que la maternité y soit toujours d’ailleurs... (ici le côté pair de la rue, vers le 26 je crois)

    • y’a plus de maternité, immeuble logements, au milieu de la rue, rien de spécial ou de particulier

  • on ne peut pas ne pas la mettre ici cette photo, immortalisant (?) le moment où en est ce travail - les banquettes du Virage, les photos de Marlon Brando (dans le Parrain, au Wepler, on parlait tout à l’heure de son rôle dans "Sur les quais") (j’ai oublié de noter le nom du café tabac Arago- en même temps coin glacière il va pas disparaître tout de suite), dehors Bolivar (c’est le boulot, alors ne rien lâcher, rien) (hein)

  • c’est au 17 de la rue Dieu, en revenant de chez pierre, où on a bu un verre avec ap, deux béliers, cette ville est un vrai bestiaire, il y en a partout : ce ne sont que les immeubles modernes qui ne montrent rien, ce que nous faisons, nous, est à base de verre foncé, de béton armé, mais rien du reste du monde, minéral-tout comme les voitures que nous produisons, des demi-camions, des horreurs aux phares agressifs et prétentieux- cette époque... (faire une rue Dieu en ville c’est quand même la classe) (à la campagne ce serait pire, je sais bien)

  • ça construit (j’aime le salon de coiffure qui fait manucure) (je suis arrivé vers 11 heures, il y en avait 22 devant moi, j’ai lu, je me suis rendu compte que je n’avais pas pris mon papier-retour à belleville en catastrophe, retour quai de g., j’avais le 89, ils en étaient au 96, je vais à l’accueil, on me dit "allez au bureau Z", j’y vais, la fille "non, y’a rien, là, y’aura rien avant mercredi" -petit sourire satisfait, envie de la baffer, mais n’en rien faire, le bureau d’à côté regarder, trouver, parler, voir, reprendre espoir, sourire, partir) (j’en dirais plus) (si je ne reviens pas demain, c’est que je me suis envolé)(ce sera tant mieux, je sature)