violoncelle rouge à jambes


En principe je ne fais pas ça, photographier les gens dans les lieux publics (mes commentateurs préférés et assidus ne s’en privent pas, eux !). Mais je pensais à ce cours que j’allais faire, pas facile cycle atelier Sciences Po, 2ème séance, ça se gagne avec les bras – j’avais Tarkos dans mon sac. Donc ce violoncelle rouge à jambes m’a doublé et vraiment, vraiment je ne crois pas qu’il y ait eu quelqu’un devant : je l’aurais vu(e). Sur le téléphone j’ai ce petit truc très rapide, Instagram, qui fait les photos en carré : j’ai photographié le violoncelle rouge à jambes. Pendant longtemps j’ai promené un violoncelle. C’est le jour où Arvo Pärt m’a demandé, dans l’escalier, à Berlin Storkwinkel, en 1988 : "Und Sie spielen Cello ?" que je l’ai accroché au mur et plus osé le descendre, enfin si mais c’est compliqué. Moi j’avais quoi : depuis que j’ai adopté le petit MacAir, même plus de sac à dos, juste cette pochette en bandoulière avec le mini ordi et le bouquin de Tarkos. Pour moi je n’emporte plus jamais de bouquin, j’ai de quoi lire plein mon iPhone, mais pour l’atelier ça me conforte encore d’avoir quelque chose à la main. J’aimerais, pour l’écriture, avoir une carapace de couleur qui témoignerait de tous les mots et appareils qu’on emporte. Seulement voilà, y a pas. Par contre, j’ai une histoire avec la première fois que je m’étais acheté, courant 1978 ou 1979, un bel étui rigide pour ce même violoncelle emporté à Berlin – d’ailleurs un beau son, qui m’avait été vendu par Patrick Robin alors luthier débutant – et qu’est-ce que ça faisait professionnel, l’étui rigide. Au fait, la semaine précédente, sur la 6 vers Stalingrad j’avais aussi photographié un type avec violoncelle, qui attendait sur le quai. Y a quelque chose que j’ai pas réglé avec ça, c’est sûr.


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 31 janvier 2012
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Messages

  • ah mais, attends la 6 (c’est nation étoile par denfert) ne passe pas à stal (soit c’est la 2-nation étoile par barbès- soit c’est la 5 -bobigny place d’italie (plutôt celle-là sans doute) (bon en même temps on s’en fout complètement, mais c’est juste pour la vérité historique tu vois) (je mets un portrait puisque c’est comme ça) (pris sur la 2- vers barbès) (ah non, c’est l’huîtrier du Wepler, dans le temps-il est plus là mais je l’aime bien celui-là-c’est l’une des premières photos de PdB alors...)

    • (je lui ai demandé de me montrer son pamplemousse aux crevettes en même temps) je suis allé assister à un café littéraire plutôt féministe (on était quatre vingt y’avait trois hommes) on a parlé librairie édition et tout le bazar (on ’ma offert un verre de vin rouge, y’avait quatre ou cinq plateaux de petits fours salés mais j’en ai pas pris ; à un moment j’en ai eu marre et je me suis tiré) (je fais pareil quand c’est un café littéraire plutôt rien mais que ça m’ennuie un peu) (je ne suis pas très "café littéraire" pour tout dire) (le garçon était un homme) (trouvé à Bruxelles) (le lion, pas le garçon) (ou du moins j’en sais rien)

    • oui c’était la 2 moi les n° ça m’est un peu égal suis de la province mais la photo je l’ai retrouvée et y a bien marqué Stalingrad dessusse

    • c’est dans le 138 et le chauffeur a juste le temps de l’éviter cette petite vieille qui se trouve sur la route - et moi je dis quelle conne et un énorme derrière moi - mais qu’est - ce qu’elle fout ? - beaucoup trop de blababla aujourd’hui chaque mardi et là vraiment beaucoup trop -

    • le retour au travail vite désenchanté c’est peut être ça retrouver les conditions pauvres de faire cours à des personnes souvent pauvres, mardi pas de chauffage de nouveau le bruit des travaux de rénovation, mais aussi les visages beaux les voix d’Uma d’Asmaa et celle qui demande des nouvelles de notre projet...

    • ne saurai donc jamais qui se cache derrière " pour la direction " ne saurai donc jamais qui a lu ma LM et mon CV et écrit " pris en compte de votre expérience de bénévole occasionnelle " pour reprendre PCH ( d’ici ) qu’est -ce que je rigole...

  • Dimanche, à Saint-Naz, "folle journée" avec élèves, il est là, à droite, entre le pupitre et la banquette de pianiste, invisible encore, tenu de belles mains par celles de Joëlle Martinez du Quatuor Ardeo.

  • on a été déjeuner en haut de ce grand magasin d’où on découvre la rive gauche (il était deux heures et demie hein) (je me suis souvenu de la Samaritaine, de sa terrasse et des cordes de guitare que j’allais y acheter voilà près de quarante ans) (le temps qui passe) (les traits blancs ne sont pas d’avion mais de néon reflet) (y’avait là pas mal de retraités qui grignotaient, une vieille femme avec sa fille, assez âgée aussi, mère-fille quelle affaire...) (en tout cas c’était pas si mal, en bonne compagnie) (comme on voit, la lumière sur paris, c’est pas exactement ça)

  • suivie un petit moment en descendant le faubourg - petite contribution