canons sur la cathédrale


Journée avec Elen Riot et des étudiants de la Reims Management School, le matin sur édition numérique, l’après-midi un petit exercice d’écriture – jamais lassé de ces rencontres et émergences. Etranges canons sur le toit du bâtiment d’en face, et la vieille cathédrale comme un salut. Plus que vu le cousin.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 avril 2012
merci aux 346 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • que c’était le tournage de l’Etoile du Nord, rue de Fontarabie (ville où France et Espagne, en 1660, conclurent un accord dit HIllairet) (quel puits de science) je me souviens que Philippe Noiret donnait la réplique à Simone Signoret, que Pierre-William Glenn faisait l’image de ce film de Pierre Granier-Deferre et qu’il se faisait couper les cheveux en répondant à mes questions (on parlait du Coup de Torchon) sans doute était-ce en octobre 81, tonton était entré au Panthéon avec ses roses (aux grands hommes la patrie reconnaissante comme on sait) (photo au café, paparazzo) (on n’est nulle part à l’abri)(on a piqué le portefeuille de mon amie dans le métro, entre Anvers et Pigalle, samedi soir, le commissariat entre 10 et minuit au lieu d’aller voir "38 témoins") (vu hier soir, c’est à pleurer de telles blessures infligées au cinéma)

    • Ah bah, c’est le #59 je me souviens, le compte est ardu à faire,(téléphone à ma tante "ah comme je suis content de t’entendre... c’est toi qui m’a apporté les fleurs ? ah bon ? je ne savais pas, je suis rentré tout à l’heure et je les ai trouvées..." la vie, je me souviens, oui, je me souviens...

  • (ouvert jusque minuit au moins, fait dépôt de pain) vu ma tante "tu ne peux peux pas imaginer" qui va bien, qui me dit "je vais m’en aller, tu sais" mais quand dis-je d’ici ? "oui, aujourd’hui ou demain je ne sais pas" je ne l’ai pas crue, je vais joindre mes soeurs, ce qui me désobligerait parce que j’ai été suffisamment trahi comme ça, et blessé gravement et qu’il ; n’est pas question de recommencer (le petit journal comme recours, comme l’Internet, le web la toile, comme mémoire, archives, souvenirs réminiscence, on parlait des adresses IP tout à l’heure, on en est à six fois trois, et quand en finirons nous ?) (l’électricité, quand nous laissera-t-elle au bord de la route, nous sans groupe ?) (j’écoute aznavour)(photo dédicated to mc)

  • (le type manteau carreaux/casquette même tonneau est un habitué du quartier-et du petit journal, 2 clichés si je me souviens ; on remarquera sa chemise rose, il porte des souliers vernis fréquemment, une cravate un gilet une veste, la complète pour un complet dépareillé, mais il est souvent sinon toujours élégant-bien assorti en clair) voilà trois mois qu’on ne me paye plus là où je bosse (on travaille pour ça, cependant), on appelle : personne au bout du fil, on se renseigne, les gens sont sur les dents "réorganisation de la gestion", les relations se tendent entre les prestataires et les donneurs d’ordre,, les uns commencent à haïr les autres, on essaye le standard, on ne répond pas, les institutions, la RGPP tu vois (réorganisation générale des politiques publiques : on ne remplace plus les fonctionnaires qui partent à la retraite que pour un sur deux- on vire des profs aussi en même temps- le marasme de l’Etat attaqué par ses tenants eux-mêmes, voilà ce que nous sommes devenus ; 5 ans d’ignominie, qui ont succédé à 5 autres, anciennement la LOLF-loi organique relative aux finances- ce sont des appellations sorties des compréhensions assurées des administrateurs de ce qui se trame dans le monde réel ; énarques probablement ; je préfère ne pas connaître leurs émoluments, régflé par virements les 23 du mois ; parfois, j’en ai vraiment marre de cette puanteur) (je passe "bon anniversaire" d’aznavour)

    • travaillé deux jours sur un chantier de rénovation d’appartements, décoller de la tapisserie et décoller sous la tapisserie de la vieille tapisserie, " embauchée par l’ami d’une amie" - un jour sur un chantier - il raconte - sous le papier peint les grandes lettres d’un amour malheureux

    • je vais essayer de trouver de la place pour notre entretien - elle dit - deux jours par semaine juillet coupure août elle ne sait pas encore, m’explique les deux tables couvertes de photocopies de l’actuelle salarié - lui dis que je suis intéressée par le poste sur Nancy - ah - elle n’est pas au courant-

    • bon faut faire le ménage - le ménage des questions le ménage du boulot - pas de réponse - le ménage de l’argent - tiens une augmentation du loyer entretien de la chaudière - le ménage de la poussière le ménage des traces de pluie le ménage des rêves manquants - le ménage des notes la nuit la ville Appolinaire - bon faut faire le ménage

  • construire ; réintégrer ; je téléphone à "tu ne peux pas imaginer" qui dort à onze heures ; je parle avec la directrice, sans doute, je vais essayer, je vais voir, déphasé, ailleurs, atteint, j’en sais rien, sans doute préoccupé oui

    • la voiture est réparée (242,34) (ah oui, quand même, compte en banque écarlate comme le plan vigipirate après les assassinats merah toulouse, ce matin payé tva charges etc ; quelque chose, on en a quelque chose à faire ? non rien, angèle, aurore ou armelle- c’est ma banquière, mais je ne sais plus exactement- si ça se trouve c’est devenu un type- ça change tout le temps vous avez remarqué les banquiers comme ils sont amovibles ? hier, armelle, aujourd’hui kevin- quoi que kevin pour un banquier ça ne va pas exactement, jean-eudes ? pfff- en tout cas elle-il est contente, les agios rentrent- on les change de place, de poste comme ils disent, afin qu’ils n’entretiennent pas avec leur clientèle de relation trop approfondie, les abrutis des "ressources humaines" savent y faire pour déstabiliser leurs esclaves et si quelques uns se suppriment, personne ne sera responsable- ce monde est abject - ; hier appelé 8 fois le service financier, c’est du joli, pour quoi ? pour rien, ça ne répond pas) (pour la première fois du monde, je crois, des gens sont venus sonner chez moi pour me remettre de la propagande électorale) (ou alors j’étais pas là) (là ils ont installé une porte comme garde-fou, un escabeau, ça a l’air déplacé sur un chantier ; le lampadaire est celui qu’on voit sur la photo précédente)

    • c’est juste à côté, on doit traverser

    • piétons traversée obligatoire : c’est partout pareil, toujours pour nos pommes

      Voir en ligne : L’employée aux écritures