Puteaux paisible (et Céline)


J’avais oublié que dans le RER St-Lazare - Versailles Rive Droite qui emmène à l’IUT Métiers du Livre de Saint-Cloud on longe après la Défense le grand cimetière de Puteaux. Le ciel était noir et lourd de vent et pluie, les tombes donc noires aussi, plus aucun point de couleur à un mois des festivités de novembre. Les grues au fond indiquaient que d’autres immeubles avançaient lentement par ici avec balcons vue sur morts et bientôt les recouvrir. Le temps de mettre l’iPhone en état de photographier, on était dans les dernières rangées, j’ai pensé que la photo serait ratée, d’autant que surgit à ce moment-là ce bâtiment blanc aux fenêtres occultées. Puis finalement ce pan de mur opaque surmonté d’une parabole me paraît répondre parfaitement à la folie en arrière du désordre des tombes – la ville ici tout entremêle. Brusque souvenir de ce passage de Mort à crédit où le narrateur accompagne sa grand-mère à Courbevoie-Bezons-Puteaux (me rappelle plus où exactement, mais dans le coin) pour percevoir ses loyers de misère.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 décembre 2012
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Messages

  • Ce texte et cette photo seraient indiscutablement paraboliques.

    Voir en ligne : http://doha75.wordpress.com

  • j’étais à moitié allongé sur le canapé c’était la nuit et l’ordinateur veillait (on voir Venise ou quoi en fond d’écran ?) (merci pour la photo) dieu merci jeudi c’est la fin du monde (on en a soupé) (on a le droit de rigoler) (hier soir j’ai vu un graffiti dans la rue "la vie est belle alors arrêtez de nous faire chier")

  • (ça fait 4 fois que je repose le même commentaire) tant pis, c’est pour dire que jeudi etc etc....(c’est la photo du bar floréal rue des couronnes, c’est à cause que l’ami D. vient dîner ce soir) (et après ? Agneau Tandoori riz salade verte et betteraves) (non, ça va sinon) (sauf que le moral à z) (c’est à cause que jeudi etc etc.)

  • me verrais bien étoileuse de pains d’épices - six étoiles à mon actif aujourd’hui - tiens c’est ce que je vais écrire au type des impôts : monsieur dans l’attente de mon installation comme étoileuse, je vous serais gré de m’accorder une ... blabla ... me permettant d’acheter le matériel ( ceci n’est pas une fiction )

  • alors, on bosse (il faut bien, l’année prochaine, il va falloir ramer assez fort je le crains) (après tout, ça a toujours été le cas, j’avance, je termine et j’entame) (quelle galère)

  • (en passant dans le métro la construction du toit de l’immeuble drôle de truc) (ça se termine) (toute la journée à bosser, tu le crois ?) (même pas le temps de trafiquer les photos d Londres, et une semaine de passée)(putain bientôt noël)

  • (c’est la droite, apparemment, donc la photo prise avec la gauche, y’a pas à tortiller) c’est Agnès Varda qui m’a donné l’idée (mais je l’ai déjà fait, il y a quelques années (c’est pour voir si les taches viennent, et elles viennent) (je ne la trouve pas pourtant) (d’ailleurs je suis en retard avec ce journal : j’en suis à septembre 2011, punaise)

  • (commence à vraiment me faire braire, ce spip) (je reviens, je repose, je me fatigue) (je dois aller voir ma tante) j’y arrive pas, mes soeurs, quand je les vois, j’ai juste envie de leur flanquer une pêche dans la poire ou la fraise (reçu un appel téléphonique de mon cousin P.) (je l’aime bien) (j’entame encore du boulot) (les fêtes au secours)

  • sa voix son visage de Sibérie - assise à côté d’elle et ce sentiment du proche / et du si loin