journal | étirer trois jours un jour

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2019.09.23 | ma vie en petit

Donc ceci n’est pas une photographie faite ce jour, puisque aujourd’hui lundi et la photographie faite samedi. Or ce lundi je n’ai rien fait d’autre que travailler sur ce qui a commencé samedi, et pour une fois je ne suis pas en colère après moi, ce matin j’ai fait 2 formalités (encore 2 prévues demain), le texte au bout de sept heures doit être aux 2/3 du premier jet et je voulais que ce soit fait à chaud sauf que là, aux deux tiers, tu te dis qu’il faut la cassure du lendemain pour attaquer, puis diverses choses administratives et rattaquer aussi ce que je dis « les Cergy » au pluriel parce que je m’organise quand même un peu pour travailler un bon bloc de deux heures sur les mails étudiants plutôt que les grignoter à mesure. Donc évidemment qu’est-ce que serait une photo qui illustrerait le jour sauf par exemple celle-ci prise samedi en roulant l’appareil tenu d’une main sans viser face au bord autoroute et pour une fois ce n’était pas trop flou les autres sont effacées. Et que ça ressemblerait peut-être à ces jours administratifs avec quand même un texte qui avance et le reste plus ou moins en plan, des fois soi-même on est juste comme ça une géométrie avec quelques couleurs et un trou, beaucoup de barrières et si c’est pas flou c’est par hasard. Même si je la trouve très bien, cette photo, en tout cas ce serait la photo d’un autre je la trouverais bien (mon texte je ne sais pas, je ne sais pas encore). Demain pareil et quasi dans le même ordre : texte mairie préfecture texte et un peu d’admin, se garder du temps le soir pour remettre le nez dans Gracq avant cours du lendemain. Et se dire que finalement si hier c’était un tel trou, assis devant l’ordi sans rien faire c’était d’appartenir déjà à ce texte, le temps de faire le vide et repousser un peu le reste. Trois jours pour étirer un jour, de toute façon est-ce que j’ai le choix ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 mars 2014
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Messages

  • ça a été réglé en trois temps : 1. descente du faubourg sous la pluie (sur la place à répu des tentes "victoire du sommeil" ou un truc dans le genre, un camion des secours d’urgence des autoroutes complètement déglingué, accidents morts tonneaux tôles froissées tout le kit...) ; 2. boutique bonjour ("je vous laisse rejoindre l’équipe technique" me dit le jeune homme noir tout de noir vêtu, un type de 50 ans "vous avez un numéro de SAVI ? " j’ai dit oui, il a pris mon papier (une carte de visite du banquier crédit agricole prise lors des pérégrinations bancaires), il est parti, a pris une boite noire, l’a tendue à un certain "ludo" en lui disant "tu t’occupes des indetifiants steuplé" puis il est parti, le ludo un jeune type genre 22 piges blanc cheveux courts a fait son office ; 3. remonter le faubourg mais en métro, ça va la pluie. Conclusion ; un nouveau modem (à l’image le quai, la nuit, des Célestins, la voie sur berge ,nommée Georges Pompide, un bateau et deux boules l’une rouge l’autre bleue)

  • ah voilà l’image (d’ailleurs j’en ai pris deux, je m’en vais les poser les deux)

  • ça a quelque chose (les petites trainées de couleurs-blanche rouge- c’est une caisse qui roule sur la voie rapide) (c’est mieux, le reflet du quai dans l’eau du fleuve en bas gauche cadre) trop de bruits (travaux rue dlamerde) trop de chiffres (kompta je finis) trop de fatigue et d’ennuis financiers (j’ai entendu dans le poste sur inter-radio où l’information pue un peu, il me semble- qu’un type, à Bourg en Bresse, allait sortir dans un mois de tôle-le type de vingt piges- et s’est pendu dans sa cellule, ce ne sont pas des faits divers, il m’a fait souvenir d’un de ceux-là qui, à Compiègne, en août 76 s’était lui aussi pendu, mais dans la caserne cette fois : c’est une société comme celle-là qui autorise ce genre de terrible meurtres, vingt piges bordel)

  • déjà croisé plusieurs fois dans le métro (nation étoile par barbès) il est même déjà dans le petit journal, il est apparu un jour je crois en concert quelque part, il a une sorte de chanson magique, on ne sait pas bien, peut-être cette façon de tenir son piano, je ne sais pas bien, en tout cas un musicien du métro oui une voix, une mélodie, magnifique

  • toujours pas ouvert, mais là ils posent les fruits dans les petites vitrines, on ne peut y accéder que de l’intérieur, sinon on peut seulement baver (détestable cette idée d’appeler ça "market", détestable idée de remplacer un restaurant assez bon peu cher par cette énorme supermarché (sur le faubourg, entre Belleville et Goncourt, il y a en minimum 5 des supermarchés c’est à ne pas croire) (on s’en fout en même temps on ira voir) (compta finie ; Belleville presque finie ; je me mets au site) (je suis fatigué, un peu, mais il faut bien bosser paraît-il) (abstention 36,8 c’est quand même incroyable ce que les gens sont capables de faire pour ne pas faire partie d’un groupe) c’est beau, c’est rouge (machin-chine est venu signer des contrats avec nono, il y avait la garde républicaine au grand complet sur l’esplanade des Invalides : quel faste-dîner de gala ce soir, puis à versailles, petits plats grandes manoeuvres ; chez france télécom-orange (c’est ici) paraît qu’on se suicide, au Tibet des moines s’immolentl : ça a quelque chose à voir, dis ?)