hauts monstres de Poitou rural

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Golden Gate (comment ne pas saluer le)

Les architectures arbitraires, non contraintes par l’étroitesse des villes, et qui se rassemblent pour suivre avec trémies et silos les voies de chemin de fer en ont fasciné d’autres avant moi, sans même parler de Bernt et Hilla Becher.

Là, en prenant le TGV pour Toulouse, je traverse pendant une petite demi-heure ce qui a été ma région d’adolescence. Je peux nommer à vue les gares qui défilent même très vite, les usines, et eux, les silos. Contraste avec, un peu plus tard, AGen ou Montauban traversées au ralenti, dans la proximité immédiate des murs, des cours, presque des intérieurs.

Ce sont des géométries nées de l’usage, mais sans se préoccuper qu’elles restent à échelle de main d’homme. Elle sont lourdes et grégaires, on y ajoute des cases, des blocs, des cylindres. On n’a pas les moyens de mettre en couleur. Alentour, le camp de gitan, le petit étang avec son île artificielle, la vieille manufacture en ruine et la mystérieuse usine moderne peuvent être jointives.

C’est jour de pluie, en hiver. Et j’ajoute à nouveau une page ferroviaire à ce site : qui saura que Saint-Saviol était la gare de tous les départs ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 17 janvier 2008
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