petits papiers du cimetière


traversées du cimetière Montparnasse, suite


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carrés urbains | fenêtres de Saint-Pierre des Corps

Pour aller de la gare Montparnasse à la rue Huyghens, où sont les bureaux d’Albin-Michel, le plus court c ’est de traverser le cimetière. Alors, depuis 2 ans, j’y prends mes habitudes.

Ce jeudi, j’arrive à paris à 14h30, et je dois être à la Cinémathèque à 16h30, me mettre en condition pour ma conférence à 19h. Alors, saluer les vieux amis d’ici est propice, comme Tristan Tzara sous son herbe mi sauvage. Ou bien est-ce que c’est le travail intérieur qui commence, dans cette perspective de quitter la France, une sorte de pulsion à accumuler, s’accrocher à ici.

Je n’arrive jamais à tomber tout droit sur la tombe de Cortàzar. Sans doute, le connaissant, qu’il la déplace d’un endroit l’autre, la nuit. C’est une de celle où les petits papiers son renouvelés le plus souvent, mais quasi tous en espagnol. Un ou une touriste a même abandonné son plan de Paris : elle ne comptait pas en repartir, du cimetière ?

Chez Baudelaire, quelqu’un a laissé, au dos de la tombe, des sous : quatre-vingt centimes. Là je ne comprends pas trop : la charité pour qui ? En tout cas, s’il compte faire fortune, il y a d’autres intercesseurs que celui qui toute sa vie s’est fait spolier par le cher notaire Ancelle. Un autre a mis un caillou tout en haut du monument, mais n’y a coincé qu’un vieux ticket de métro : je trouve qu’ils en prennent trop à leur aise, avec le vieux râleur des Fleurs mystiques.

Beckett se tient à l’écart de tout ça. À lui, ce sont de vraies fleurs qu’on dépose, et qui fanent comme tout, ici, puisque c’est l’automne.



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écrit ou proposé par : François Bon
Licence Creative Commons site sous licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 23 octobre 2008.
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Messages

  • " J’ai des tombeaux en abondance

    Des sépultur’s à discrétion

    Dans tout cim’tièr’ d’quelque importance

    J’ai ma petite concession

    De l’humble tertre au mausolée

    Avec toujours quelqu’un dedans

    J’ai des p’tit’s boss’s plein les allées

    Et je suis triste, cependant...

    Car je n’en ai pas, et ça m’agace

    Et ça défrise mon blason

    Au cimetièr’ du Montparnasse

    A quatre pas de ma maison "

    Je n’indique pas le nom de l’auteur...

  • Linceul de pierre à l’œil figé,
    danse allongé,
    creuse l’atome,
    cet indicible regard
    d’un cœur éteint
    qui se dit loin
    de toute anatomie
    face à lui qui se tient debout
    dans le champ des morts.

  • la situation semble très préoccupante dans les grandes villes grecques et entre autres à Thessalonique et j’espère de tout coeur que tu n’as pas trop à souffrir de ces émeutes ; il y a longtemps déjà que tu nous relates des faits assez affligeants ; prends soin de toi , de tes filles et de tes proches ; amitiés
    Anne-Marie

  • Moi aussi j’ai pensé à vous ce matin en entendant les nouvelles : évidemment on vous soutient, mais que peut-on faire d’autre ? Transmettre et retransmettre... Prenez garde à vous, mais luttez, nous sommes avec vous. Amicalement

  • Merci pour votre interet
    Ce qui se passe en Grece je l attendait J ai peur pour le pire
    Les societes modernes souffrent
    jai deja dit que l arme gardaient tous les politiciens ensemble L impasse devant les yeux des enfants qui sortent dans les rues et l’ oeuvre de la democratie moderne qui ne fonctionne plus.
    L’ etat providence est absent tout est vendu au grand chapitre. L education, la sante, les services publics. Les c politiciens gardent les places de travail dans leurs mains et les utlisent avant les elections.
    La haine existe et la violence aveugle qui la suit est dangereuse. Les enfants ne comprennet pas le danger et ne peuvent pas comprendre que leurs chefs peuvent facilement executer le projets de leurs adversaires. Comme ca le peuple acceptera facilement les mesures de securite plus strictes et l’ abolitions des libertes.