tête de cochon
vendredi14 août 2009
Rapide passage supermarché, je tombe sur cet homme déguisé en cochon, gros pyjama rose à oreilles et un faux nez en groin sur la figure, pour vendre des saucisses qu’il fait griller direct. A Cherbourg ça marche, mais ici pas trop, les gens le contournent. Il est très grand, il nous dépasse tous d’une tête avec son groin. En plus, en le regardant par derrière, le pyjama cochon à queue et oreilles est usé, pas très frais en propreté (forcément, la saucisse à griller). On rentre chez soi comment, après une journée de ce boulot ? On a fait quoi avant, pour en être réduit à ça ? Je n’ose pas faire d’image ni de photo, pas rajouter à humiliation (mais personne ici ne la jaugeant telle, même pas lui-même ?). Je ramasse ma laitue, mes tomates et mon bout de poisson sous plastique.
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Messages de forum
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Dans le film "Adieux Gary" (et qu’on voit sur la bande annonce ) - je ne dis pas ça pour faire de la réclame, film attachant mais non sans (quelques) (petits) défauts -, cette question-là, des gens qu’on travestit pour vendre (Au nom de quel mécanisme ? Que le type soit déguisé en cochon, ou coiffé en souris est plutôt rebutant, non ?) et l’humiliation que c’est. Eux la ressentent comme telle ; l’un s’accommode et l’autre non.
Et cette humiliation invisible que j’ai subie pendant 20 ans et que vivent tant d’autres, parce qu’il y a le loyer ou des crédits à payer à la fin du mois. En sortir n’est pas simple. On finit par s’éteindre. Par ne plus savoir, par n’exister pas. À force de se laisser en entrant au vestiaire, en ressortant le soir on ne se retrouve pas.
Voir en ligne : traces et trajets
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...je lis casquette de souris et sitôt je pense , ben oui à ce film "Adieu Gary" , une belle déception pour moi , ras le bol de l’exploitation du jeune français de parent(s) immigré(s) = dealer =taulard , de belles idées avec le garçon qui ne parle pas , l’émotion (quand même !) de rencontrer ce jeune acteur de 32 ans ...qui est mort récemment ... me suis demandée en quoi le co-financement de l’agence nationale de la cohésion sociale et de l’égalité des chances ( acsé) pouvait orienter ( je ne sais pas comment ) le scénario et la réalisation du film ...belle déception , par le cadre de cette cité minière fantôme
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ce matin, la ville encombrée, le centre entrevu en cours d’après-midi, et fuir. On en ramène de petites fournitures- juste de quoi écrire- pour quelques jours ou quelques semaines, on verra. Ce faisant, on croise aussi un type, mais déguisé en surfeur avec planche et logo ; vendre de la téléphonie et du net, du saucisson ou des petits pois, pourquoi déguiser ridicules ceux qui ont besoin de ces boulots-là ? on ne sait toujours pas, mais content de n’avoir nul lien avec ceux qui font cela. Ils prétendent "penser" la "communication".
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ménages
14 août 2009 22:25, par PdB
Armé de l’aspirateur, la billy montée dans le couloir à moquette (y’en a déjà trois, pas de lézard), je me suis tamponné trois heures de ménage livresque : un peu de rangement, beaucoup de poussière, partout, les tranches, et là je retombe sur un numéro d’autrement consacré aux acteurs, il y a longtemps que je les aime, alors en voici deux réunis sur une même photo : Denise Gence (non loin, ses "Notes Parlées" chez Ramsay), et Philippe Clévenot (non loin "Le Comédien Désincarné" et "Témoignages sur le Théâtre" de Jouvet, chez Flammaraion)(on les reconnaît à peine mais on les aime)

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Et puis pour le Notulographe car je sais qu’il les aime aussi, cette photo doigt levé d’Andrée Tainsy, une si sensible de ces derniers lustres (disparue il ya quelques années, elle a tenu des rôles magnifiques, seconds certes, chez Bunuel, Vecchiali, dans Z de Costa Gavras avce Irène Papas et Charles Denner que j’adore aussi, j’arrête on n’en finirait pas) : des pensées pour eux

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CVs
14 août 2009 22:53, par Guillaume Vissac
...toutes ces lettres de motivation accumulées pour la corbeille : à rajouter sur l’annonce : « tuning » n’est pas un loisir sérieux...
Voir en ligne : Omega Blue
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départ
15 août 2009 11:15, par Anne Savelli
Par la fenêtre ouverte les cloches, le camion nettoyeur qui s’obstine. Sur le lit, polar ouvert à la page 100. Rien n’est fait : ni les valises ni les courses ni le ménage. Départ demain matin, on ne peut pas dire que nous nous affolons. La rentrée sera étrange, on le sait, dans quel sens on l’ignore et impossible d’anticiper...
Voir en ligne : Fenêtres open space

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ai volé ce dernier message à Ana Angeles , qui me surprend après son "FUCK FUCK FUCK LOVE" , ou son "y ’en a marre j’ai pas demandé un type avec une HONDA" ...
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départ
15 août 2009 22:52, par apap
Une fenêtre d’exception. Comment nos yeux, notre cerveau font-ils soudain tant de place à la lune diurne ?
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