perceptions du monde flou
samedi3 octobre 2009
Jamais réussi vraiment à démêler ce qui participe des problèmes récurrents et de plus en plus permanents de la vision floue, la non-reconnaissance des visages, l’adaptation à l’ordinateur, le rapport parfois de plus en plus exclusif à la lucarne qui devient carnet sous la main, ou celle agrandie de l’écran 20" pour les mises en page ou l’administration à deux fenêtres, et la façon dont on se déplace dans la ville parce qu’il s’agit d’identifier les orientations, les trajets, les mouvements relatifs des autres silhouettes, et les signes qui, dans cette profusion, sont vos signes nécessaires – entre temps on est dans ses pensées, dans le martèlement intérieur, ou la seule perpétuation du monologue bégayant qu’on est hors du temps précis de la catalyse dans la langue. De plus en plus souvent, l’appareil photo en bride, déclenchement à main levée et dans le mouvement me semble rejoindre bien plus exactement cet état percevant que je suis, et la façon dont se perçoit le proche, que toute autre opération fixe d’une prise de vue.
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Messages de forum
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dans la lumière de l’automne, sa chaleur aussi bien. On avait jeté de petits cailloux dans l’eau, en promenade ici ; le monde bruyant relégué ailleurs, plus loin encore dans le flou où il se noyait, pour un petit instant.

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Rien
3 octobre 2009 19:30, par KMS
Eu le courage de rien alors je n’ai rien fait. Il faudrait un jour de plus pour le week-end. Celui pour décompresser.
Ecouté Pentangle au lieu d’écouter les nouveautés.
Voir en ligne : KMS
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premiers essais photo et vidéo avec le iphone - manque de dextérité encore : prendre ce qu’on ne veut pas, et croire avoir pris sans rien prendre - enfin tentative de grand film pour samedi soir : la feuille et le frigorifique
Voir en ligne : ms
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elle , elle ne parle pas , elle vient vers les voitures , tend la main , elle , son visage je le connais , c’est l’une des dormeuses à l’arbre , celui près de la rue du lavoir , sa main tendue en guise de langue

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Impressionnée par la noirceur nouvelle du couloir long de Châtelet je tente quelques photos.
Un passant a remarqué le flash, puis moi et s’est souvenu de qui j’étais avant même que je ne le vois.
Calé sous mon bras et délaissé à peine le temps de photographier, son livre.
Il a ri de mes saines lectures.
Nous aurions bien prolongé la retrouvaille. Hélas l’un comme l’autre soumis à des engagements préalables qui nécessitaient qu’on se hâte.
Une autre fois ?
Voir en ligne : traces et trajets

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automne
4 octobre 2009 12:03, par PdB
troquer la veste pour le blouson, regarder la nuit à 7 heures du matin et la buée qui s’échappe de la bouche, presser les pas, et le soir, si vite venu, les nuages, la pluie bientôt, et les raisins

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...à travers un nuage de vapeurs d’eau thermale ; on se sera laissé aller à la romaine, dans une source chaude, puis le retour, aussi vite que possible, pour décrasser le moteur à son tour. C’était un Dimanche paisible, l’affrontement d’un dehors devenu fou pour demain, à nouveau. L’automne avançait plus vite sa palette de l’autre côté du fleuve, s’était-on dit aussi. Et bientôt le règne de la nuit, du froid et du vent.
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Bastille, passé 21h00
La pleine lune, un halo. Un jour de plus à passer d’incurie à inaptitude et palliatifs. Les nuages gagnent.

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Je les extrais, les agrandis toutes les trois, elles deviennent un peu floues, et je me dis que je suis celle qui viendrait après
Voir en ligne : ms

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Cette place, même sous le soleil, c’est une horreur, son nom "des fêtes" indique clairement les atouts de la municipalité : c’est le 19°, la limite du 20°, c’est le haut de la rue de Belleville, et voilà près de vingt ans, de février à septembre, nous y avions loué un appartement, petite rue adjacente, marché le dimanche fréquenté par les ordures d’extrême droite, baston, cris, haines et courses, Paris ville lumière (ce matin, onze heures comme le bouillon)

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