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Rabelais à l’hôpital (Garches)

En quittant Paris, si c’était après 20h20, il n’y avait plus que le Austerlitz 22h53 pour arriver à Tours. Le bus Orléans Express qui part de Montréal pour Québec, plantage d’heure hier soir et c’est le seul endroit où attendre, ce DELI avec ces mêmes sensations qu’internationnalement on retrouve aux attentes de gare. Et même pas de wifi, on capte celle de l’UQAM mais il faudrait qu’un Uquamien accepte que je squatte son login... L’avantage des bus, cependant, c’est la prise de courant pour chaque siège, on met le casque, on travaille.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 octobre 2009
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Messages

  • un bout de ménisque déchiré, une vague arthrose en train de s’installer : le médecin (Elias son prénom, une vague sensation libanaise, et de société de cour costard bleu nuit, chemise bleu clair cravate bleu foncé petits pois blanc espacés, pompes à 250 euros, la consultation, 60 euros) : "alors ne marchez pas trop et cessez de faire le jeune homme", tout ça parce que je montais les marches deux à deux. Bien docteur, parfait docteur, au revoir docteur. Poignée de main franche (et marrade sur le "jeune homme" : lui tout de suite quarante piges...) (adminstration de la preuve, 80 exemplaires face profil etc etc...) (tu vois, pour marcher, ça va être un peu difficile mais pas trop vite, c’est d’accord)

    • partout pareil ? - pas tout à fait (les bus pour aller vers le Lubéron ou Cavaillon sont sans l’ombre d’une prise, et la gare routière nettement plus glauque)

    • c’est bien la première fois que j’entends çà ; plutôt crever que d’arrêter de marcher ; OK, fais tout de même attention à ton genou mais la marche est la seule activité sans matériel, gratuite,qui vous en apprend plus sur une ville, un village, une forêt que tous les moyens de locomotion existants et qui, en plus, évacue les tourments ; alors, continue à "faire le jeune homme", et zut au pintadeau de concours ! Nager, c’est génial aussi mais c’est déjà plus une entreprise. AME

    • rêve du matin , la gueule de Sarkozy en gros plan , le front les rides du front , les yeux puis le nez , les narines de Sarkozy , des narines sales

    • Élias, hélas ! Encore un médecin qui propose de “changer de vie” — pour celle qui lui paie ses cravates — au lieu de soigner ou comprendre. M’évoque celui qui me proposait de "choisir" les vacances à la montagne pour éviter l’humiliation de la quasi-nudité des plages et le regard des autres, avide de monstruosité et hostile, tout autant.

      Maladresse pétrie de gentillesse, pauvre c… pitoyable.

      Même pas agressé l’agresseur, si je me souviens bien, simplement enregistré que je n’avais rien à attendre de ces gens-là, à part, le moment venu, tâcher d’en trouver un qui comprenne le terme de soins palliatifs.

    • Oh ces gens-là, tu sais, apap... Accablants, c’est vrai, mais aussi supportant, parfois seulement je le reconnais, le poids de la quotidienne présence de la mort, juste à leurs portes : certains, tout de même, comprennent (Elias n’était pas si mal, sauf à la palpation, il avait quelque chose d’assez furieux...!)

    • Medicina, brevis [?] furor est ???

    • je sais pas bien où tu vas chercher tout ça... mais pas si courte que ça cette consultation, si tu veux savoir...

  • Acheté des pulls aujourd’hui signe que l’on rentre dans la saison à pulls. Acheté des disques aussi mais la saison des disques c’est toute l’année.
    Mangé des gambas grillées ce soir avec un muscadet qui ne ressemblait pas à du muscadet (bon, donc).
    Ecouté des Japonais psyché jazzy garage aussi... si jamais cela veut dire quelques chose.

    Voir en ligne : KMS

    • Trois disques, plaisants et plus si affinités : Julien Lourau, Quarter Saigon, (Angels, Baron Samedi — intéressants), Nemanja Radulovic, Les trilles du Diable (classique, avec une amie au violoncelle) et — impeccable, comme toujours ; ECM, un son impeccable, comme toujours — Anouar Brahem, The Astounding Eyes Of Rita. En attendant le nouveau disque de Bojan Z !

      J’aurais aimé, si j’en avais jamais eu le talent, jouer de l’oud sous un portique, à la nuit, entre le murmure d’une fontaine et la lumière fluctuante d’une flamme.

    • Cette pensee poetique, depasse le resultat de l act dans la realite et seule est capable de donner au poete et ses lecteurs le palisir du moment imaginaire dans le monde non reel.

  • ...la nuit dernière encombrée des dédales insanes du travail, de papiers pas remis à temps, de papiers pas remplis, de grammaires qu’on lance à autrui, et pas n’importe lesquelles, des Grevisses complètes. A croire qu’il faut cela pour laver le regard diurne, se procurer une chance d’aller voir l’automne. Pas celui des idées, le vrai, ses brouillards et ses lumières.

  • Ah la belle journée... Un verre en terrasse, quelque chose de magique je dis, et "Huit et demi" dans une salle comble confortable (ma voisine n’a pas aprécié, cependant que je prenne quelques clichés : j’aurais dû la prévenir) : les photos sont manquées, mais tant pis, Claudia Cardinale (cardinale), Anouk Aimée (assez encore) et Marcello (trop la classe, mais trop), une musique et un final à couper le souffle (même à la cinquième vision), ah quelle belle journée...!

  • Nous avions prévu de remonter près du lieu de concert et dîner dans ce quartier sur le temps qui restait après le déplacement et puis inexplicablement, les trams se sont raréfiés. Ville encore pour moi un peu étrangère, je n’ai pas su, comme à Paris j’aurais, adapter immédiatement une solution de rechange.
    L’attente nous a dès lors mangé notre dîner.

    Nous n’avons plus eu comme choix que deux chicken burgers dans un Chicken quelque chose (mais pas la chaîne du Kentucky).

    À emporter.

    Voir en ligne : traces et trajets