marcher
lundi 26 octobre 2009
une autre page du journal, au hasard (depuis 2007) :
Rilke et le phonographe _ ou index général

Ces marches où toujours l’espace surprend parce que c’est trop grand : la ville au loin est toujours une image, dans sa superposition verticale, à quoi le soleil rasant arrache des reflets de conte. Qu’on se retourne : la montagne, sombre. Qu’on se retourne : échappée sur le fleuve, grise, violente (ils disent « le fleuve, l’eau », jamais constaté qu’ils l’appellent de son nom). Un pont, trois rues, la ville se refait, identique. Les voitures ne ralentissent pas. Dans les maisons, ils sont occupés à installer des sortes d’abris anti-neige généralisés, tous les mêmes, comme une sorte de peau provisoire, d’emballement avant catastrophe. On n’est pas si isolés, les marcheurs : pas flâneurs, rien que marcheurs, marche rapide, marche pour marcher, pas pour aller d’un endroit à un autre. Juste pour ça, se confronter au vent, à l’eau, à la perspective loin de la ville, à l’hostilité géométrique des fumées, des ponts, des viaducs.


écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne et dernière modification le 26 octobre 2009
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Messages

  • Jadis en Californie, les seuls piétons. Pourtant seulement 4 à 5 kilomètres pour aller jusqu’à Oakridge Mall, larges trottoirs, banlieue résidentielle calme comme si la terre seule pouvait y trembler. Les automobilistes parfois ralentissaient, nous proposaient et nous, fous de français, Non, non nous marchons exprès.

    À Bruxelles comme à Paris, ce bonheur que tout trajet, dès lors qu’on le souhaite et qu’on a de bonnes chaussures et deux jambes en forme, puisse être fait à pied. C’est seulement comme ça qu’une ville on la connait.

    Voir en ligne : traces et trajets

    • Je confirme, je rentre d’une balade à pied avec un petit neveu, et c’est fou ce qu’on découvre, le petit pépé qui vivait seul dans son « loucheur » a dû mourir, tout est clos et envahi par la glycine, la vigne vierge, la bignone dans la porte ; un charme fou d’ailleurs et dont je me suis rempli les yeux ; dans peu de temps, un promoteur ....un vieux porche où rentrait un tracteur avec sa remorque de choux, ce bruit là sur les pavés. Un jardinet ridicule plein de petits moulins à vent, de nains de jardin ,de gravillons blancs tels qu’au cimetière. Ceux qui ont rendu habitable une grange en perçant de grandes ouvertures mais qui ont couvert la façade d’un crépi « à la mode », ocre, berk...celui dont la cour était ouverte et bricolait sur des tacots des années 60.
      Comment voulez vous voir çà en voiture et même à vélo ?
      Et ceci à 20 kms de Paris intra-muros
      AME

  • ... dans la ville déserte du Lundi matin, un temps de fin octobre, en revenir quelques menus achats en main, et se dire que décidément on préfère l’automne, son odeur de terres et de feuilles chues dans un dernier vol aux déserts urbains.

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  • le soleil, juste sur les feuilles des arbres de la place, ce soir

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    • réunion de travail à St Dié , blabla suivi administratif , blabla les livrables , blabla la charte , oui la charte remplace le contrat , observe entretien de M.
      avec future bénéficiaire , pas de lumière ? non mes yeux , les néons ...ah et cette jeune femme en face de toi ? bon je commence le 4 novembre , suis bien déconnectée de tout ce cirque triste de l’accompagnement vers l’emploi ...dans le train lecture alternée « l’ère du soupçon » , et « Etrangers à nous-mêmes » , évocation dans les deux de Meursault

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    • quelle photo magnifique, c’est incroyable... ou je me plante ?

    • Extra, l’automne à Montparnasse (un décor de Fred Vargas, où le crieur tout ça... il me semble... la peste, non ?)

    • Cliché, centre ville… Marcher, quand même (trop de lumière pour l’écran LCD : sur le pont d’Austerlitz, photo pas prise des nouveaux aménagements rive droite, cheminée fumante au dessus des voies)

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  • Rendez-vous, entretien une femme magnifique, d’une intelligence de cristal, moi j’adore, ça me réconcilie avec le monde, vraiment, et mes contemporains (photo de H. hier vers midi je suppose...- grazie lei - : évidemment dans le genre on met le Lion à toutes les sauces...) (#99)

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  • ...écho venu d’une adolescence qui n’est pas la mienne, Creep me manque...

    Voir en ligne : Omega Blue

    • mon PENTAX m’a laché le samedi 11juillet , jour du mariage de ma sœur jumelle , des photographies floues avec mariée spectrale et tâches de couleur du bouquet de fleurs , pendant plusieurs semaines , rien dit , et puis dit quand même , sans montrer , depuis m’a prêté un NIKON COOLPIX , avec , photographie spontané , légers déplacements pour essayer de capter ce que mes yeux ont déjà vu

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