choses fixes


Exprès j’avais laissé mon appareil-photo, un peu dépassé, un peu fissuré, mais surtout que le retour soit juste une parenthèse. Pourtant, le retrouvant hier, il reprend sa place dans la poche dès ce matin, sans que je sache trop pourquoi. Est-ce que cette bande verte, avec fixité du fronton de brique et arrêt de bus, expliquerait quoi que ce soit de l’interrogation qu’on peut avoir, certains moments, sur la logique du monde ?


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 janvier 2010
merci aux 558 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • j’ai retrouvé lundi matin la photo d’un petit cube posé au coeur de rien, et de son panneau qui dit "hôtel"

  • Début d’année, envie de démarrer quelque chose. Alors, reprendre cette idée qui traîne dans un coin de tête depuis pas mal de temps, se lancer dans un feuilleton. On verra bien le temps qu’on tiendra.

    Voir en ligne : à chat perché

  • ah putain aujourd’hui, ça ne va pas, je sais ce que c’est ça ne change rien : hier soir, j’ai entendu parler d’un livre dont l’argument met en scène un père à moitié cinglé, son fils de 13 ans, isolés tous les deux sur une île plus ou moins déserte d’Alaska si j’ai bien compris (O. : j’ai oublié le titre, l’auteur, l’éditeur : c’est pour te dire que bon, ça m’a choqué, salopard - t’y es pour rien, je sais, ça va) et voilà comment le froid, Miles (merveilleuse expo - ta compagnie surtout) et même le calme de l’eau ne parviennent pas à m’en sortir. Ces trucs-là font chier tout au long de la vie alors ? (vers MS : le dernier départ, 0,25 à Montparnasse Monde)

  • Il y avait de la glace dans le port ce matin qui n’est pas un vrai port, en banlieue Parisienne ça ferait drôle, mais un port quand même même sans la mer. Les oiseaux étaient posés sur la glace.

    Voir en ligne : KMS

  • ...dans la ville, comme repères depuis des années, les librairies, les bibliothèques, et la carte des errances dans le gris froid des jours, où ? Aux marges, on constate que même en pays-frontière, il est difficile de passer commande chez un éditeur allemand. On cherche Tage d’Antoine Emaz. Plaie , on vient de le finir.

  • (la photo, j’avais pas le droit, je sais) ce matin, il y avait de la neige, j’ai pensé à PdJ qui dit que les photographes sortent à ce moment, j’avais froid, vraiment, et les jours sont ainsi, j’ai bossé, j’avais un rendez-vous où il y a eu une sorte de magie, je ne sais pas (ton manteau ? tes yeux ? je ne sais pas) , comme bouleversé, je ne sais pas, parfois c’est plus fort que moi, j’ai repensé aux larmes de la blonde Florence Carala (les noms des personnages...), tu vois, qui marche noir et blanc dans la nuit (image Henri Decae, assistant Jean Rabier, excusez du peu) face caméra, travelling arrière, je me suis allongé sur le canapé et j’ai lu "la mort et la belle vie" d’un certain Richard Hugo (ça se passe de côté de Seattle) et de mes yeux ça coulait quand même, il y a des jours...

  • Retourner nager. Ça fait du bien. Tant pis pour le froid.
    Et au soir le débat de lecture comme à présent chaque mois.

    Lutter par les habitudes contre le chagrin. Je vis ici, je tente d’en profiter. Ça irait quand même mieux si je trouvais enfin la force de cesser de pleurer l’absente depuis 4 ans, et l’amoureux qui ne l’est pas (ni absent ni amoureux).

    Voir en ligne : traces et trajets