grosse Rover bleu nuit sans âge


Géographies transatlantiques, suite, pour une question en débat avec Jean-Bernard Vray (Saint-Etienne) et Dominique Viart (Lille), n’ayant pas le livre à Québec (pas un des miens, non, ce sera à vous de reconnaître), je m’en réfère nuitamment à Montréal via Benoît Mélançon, sachant bien sûr qu’obligatoirement ce livre de cet auteur sera à proximité de son bureau. Et voilà ce que j’en reçois, moins d’une heure après, plus scans d’accompagnement :
- Des taxis sans marque
- « une automobile allemande bleue qui tombait fréquemment en panne » (p.
13)
- « Une grille protège un gravier planté d’arbustes, quelques voitures
sont garées là, une Bentley, une Land Rover, une vieille Mercedes
jaune ; certaines sont immatriculées à l’étranger. Il y a aussi une
motocyclette Norton Commando » (p. 27).
- Un « fourgon de Police-Secours » (p. 50)
- La Mercedes de Benedetti (passim)
- « une Mazda jaune de location » (p. 73 et passim)
- « une Ford Capri ardoise » (p. 90)
- « une 504 bleu métallisé » (p. 95), avec deux policiers à bord
- « une GS jaune canari » (p. 122)
- « entre une Range Rover amande et un Magirus tête-de-nègre » (p. 130)
- « Ses chaussures noires ventrues luisaient au bas de la longue blouse
blanche comme des ailes de Pontiac » (p. 133).
- « une petite Renault » (p. 144)
- « deux mobylettes Peugeot bleu fumée », avec antivol (p. 163)
- Des « grappes de voitures luisantes » (p. 173)
- « Sur l’autoroute, à cette heure-ci, il n’y avait que des quinze-tonnes
lancés à toute allure dans leur cortège classique de cuir, de tabac,
de laine, de sueur et de gas-oil, et aussi quelques voitures
particulières menées à toute allure par des hommes seuls, ivres et
désespérés » (p. 181).
- Des bulldozers (p. 203)
- « une puissante BMW grise » (p. 205)
- Une Talbot qui refuse de démarrer (p. 211)
- « une 2 CV camionnette » (p. 213)
- « une grosse Rover bleu nuit sans âge dont les chromes réfléchissaient
parfaitement tout autour d’eux sous une multitude d’angle » (p. 247)

Comme bien sûr tous les lecteurs de Tiers Livre ont reconnu l’auteur, ne l’indiquez pas en commentaire, laissez chercher les autres, mais rien ne vous interdit, dans vos livres du même auteur, de rajouter quelques véhicules à la liste...

Et vous serez d’accord avec moi pour dire qu’un grand auteur ça se reconnaît évidemment aussi dans le détail ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 février 2010
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Messages

  • Quand est-ce qu’ils rallument la lumière là-haut ? Marre du gris un peu trop persistant depuis des semaines. C’est peut être la fatigue aussi.
    Est-ce que dans les souvenirs, ces mois garderont cette couleur grise uniforme ? La météo des souvenirs est intéressantes. S’y pencher un de ces jours.

    (Et une 2cv avec malle raoul)

    Voir en ligne : KMS

    • me souviens de tout, mais pas que ça s’appelait "malle Raoul" - étrange comme à ta photo du volant avec les clignotants tableau de bord je retrouve même les sensations tactiles - ma première deuche était bleue - je me souviens qu’une fois à Bordeaux lors d’un collage d’affiches une bande nous avait piqué la bagnole, et le surlendemain l’avait mise en plein milieu d’une pelouse du campus mais ils étaient une vingtaine à attendre ceux qu’iraient la récupérer... par contre, nouvelle piste de recherche : aucune idé s’il y a 2 CV dans mon auteur ci-dessus

  • les presque derniers mots des "années" d’Annie Ernaux (je viens de le finir, je te le passe bientôt) :
    "l’éblouissant soleil sur les murs de San Michele depuis l’ombre des Fondamenta Nuove"

    ça ressemble à ça, sauf qu’il y a de la lumière, et qu’à Paris, c’est pas encore ça (mais ça reviendra, on a bon espoir KMS !)
    Tu verras

  • une 2 cv fourgonnette un peu défoncée de l’autre côté du mur d’enceinte

  • Pour s’en tenir à la marque aux chevrons, comme disent les magazines automobiles, et aux rues de nos villes

    • Depuis des mois je souffrais d’angoisses violentes quand je me rendais au travail. "Je ne peux plus conduire, j’ai trop peur" répétais-je à mes proches et à mon psy qui n’en pouvaient mais. Et puis un naïf est passé, qui me connaissait mal et m’a dit tout de go "change de voiture, la tienne est pourrie".
      J’ai changé de voiture. Je n’ai plus peur. Quinze années d’analyse évitées. Même mon psy a ri.

      Ah oui ! La voiture pourrie : une Daewoo. C’était écrit !

  • Quand on a une imagerie plus ou moins répugnante de faune sauvage, salamandre, serpent, vipère, chauve-souris, vers de terre, grenouille, et tant d’autres, çà ne peut être que.... Shakespeare.

  • je voudrais comprendre mais je n’y arrive pas ; je voudrais voir mais je ne peux pas ; je voudrais entendre mais ça ne se fait pas ; j’ai lu "l’usage de la photo" ; je suis allé écouter et participé au séminaire ; hier un repas avec A. ; et toute cette émotion, malgré tout, comme lorsqu’un jour j’ai appris que, non, tu n’avais rien (de même hier, je ne savais pas qu’il y avait ce verdict) et puis en arrivant : "conclusion : absence d’élément suspect" et moi, je suis là, entre deux, à ne pas savoir... je suis fatigué

  • c’était une belle journée, ici, du soleil, presque chaud, une seule envie : partir, Crête ; Egypte ; Singapour ; Perth ; la Patagonie de Tetro ? On ne sait pas, mais le soleil, dans le café de la place du Châtelet, vraiment quelque chose de génial (on peut dire merci, oui) (le 5° en droite ligne de New York, par apap : merci aussi)

  • ... un peu j’en connaissais. Savais reconnaître un moteur à l’oreille sur les modèles courants.
    Mon père dans une usine à Poissy travaillait. Il était suffisamment pas trop dégoûté par sa "prison", qu’il aimait encore partager de ce qu’il en savait.

    Les voitures plus récentes m’indiffèrent. Je vis quasiment sans, sauf pour de rares déplacements. Et puis elles se ressemblent toutes. Fonctionnelles. Efficaces. Fini les carrosseries identifiables et fantaisies.

    Voir en ligne : traces et trajets