culture temporaire à louer


Une des choses étonnantes, je ne dois pas être le seul, c’est la réinterprétation immédiate des signes, lorsqu’ils incluent des mots. J’avais vraiment lu, en passant devant cette clôture (d’autant plus fascinante qu’au passage précédent l’immeuble démoli était réparti en tas selon la nature des déblais) : louez cette culture temporaire, et que j’y trouvais plutôt du sens.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 25 mai 2010
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Messages

  • légère, légère suis, et libre, avec ma culture temporaire

  • Ça fonctionne aussi à l’oral. J’ai si longtemps cru que la course en mer s’appelait Vent des Globes, et qui lui allait bien.

    Retour de Saint-Malo légèrement déçue, même si plaisir de retrouvailles et grâce au temps (météo) chouettes chasses photos : pas une seule découverte, ni de coup de cœeur nouveau. Hypothèse optimiste : ceux qui étaient à faire l’étaient déjà, à présent que je suis maître de mon temps (horloge). Ainsi Kim Thùy et son "Ru".

    Souvenir il y a deux ans (3 ? doute soudain) d’y avoir croisé le tenancier et pris des photos cousines. Ce goût commun humain pour les chantiers et les zones en transformation.

    Voir en ligne : traces et trajets

    • on le dit entre Johnny Cash et Captain Beefheart , on dit son blues gothique , romantique , dansant , infernal , lui c’est Johnny Dowd "je suis johnny Dowd" , on dit son phrasé totalement déjanté ...( si KMS connait )"je suis Johnny Dowd "
      c’est à dire personne ne me connaît ici , mais je suis ...

  • nuit d’orage, de décisions prises, journée de fatigue intense, de messages reçus (merci tout le monde !), de Maigret regardé d’un oeil, souvenir d’autres insomnies et tout finit (enfin j’espère) par l’orage, le vrai, sur les Buttes, nous tous à rire sous les trombes d’eau - que je dorme jusqu’au 26, disons 8 heures, ce serait bien...

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • oui, sous l’orage, aux Buttes Chaumont aussi, puis en voiture vers chez M. arroser les plantes (la plante) une promenade sur le bord du canal, la pluie qui cesse, un verre au B. Café, la porte fermée à clé, revenir, repartir, tôt, si tôt ce matin, une nuit en pointillés

  • un lundi de pentecôte, 30 à l’ombre, six heures du soir, avant de s’asseoir quelque part, parler de choses et d’autres, importantes, sensibles, fécondes, et construire une amitié, lentement et avec un plaisir partagé aux regards, c’est quoi, ça ? La vie, juste (des fenêtres, on dirait Rome, qu’on envoie, avec mc, à AS) (la lumière rasante aux persiennes)

  • je suis allé chercher mon téléphone portable réparé chez le marchand du boulevard Beaumarchais, il marche toujours aussi bien : j’ai voulu prendre une photo avec personne dessus, j’ai déclenché (je reconnais ne pas avoir fait trop attention à la personne qui me tournait le dos) et clic clac merci Kodak® ! : irruption de la robe rouge sur cette jeune personne, tandis que le deuxième plan se retourne... Il marche toujours aussi bien, on va dire... (il est peut-être un peu lent) (à peine : en même temps, on aime les cadavres exquis, mon amie et moi...) (oui, je le connais ; un bon thaï aussi au coin de l’Orillon et du Moulin joli, buffet à volonté succulent à 9,5 euros le midi seulement attention...)

  • il a encore frappé, mon genou : s’est mis à gonfler, s’est mis à me faire mal... dans le ciel, les avions ont continué leurs courses inutiles (un type, 12 ans, dans la rue, à un autre un peu plus âgé : "mais t’es quoi, toi, t’es quoi ? tu sers à rien...!") (j’aime pas les types de douze ans qui utilisent ce type de mots) (envie de les baffer, ou mon poing dans la gueule carrément) (je me retiens)

  • et puis tout à l’heure je vais chercher ma fille au métro, et je tombe sur un pochoir, tout neuf : pas tant que ce soit tellement beau ni rien, juste dans le faubourg on voit beaucoup plus de blancs (des humains à la peau blanche, je veux dire) avec le plan des ateliers d’artistes à visiter (c’est les portes ouvertes alors le bourgeois s’encanaille) ceci fait penser à cela : il y avait cette chanson de Ricet Barrier qui faisait comme ça :

    "Les vacanciers c’est comme les sauterelles
    Quand ça tombe c’est pire que la grêle
    D’un seul coup on en voit partout
    Y’a vraiment que la pluie pour en venir à bout..."

    ce sont des jours comme aujourd’hui où on aime la pluie, oui, voilà

    • la pièce sonore de Jean Léon Pallandre " Le courage " , où se mêlent nouvelle technique de captation des sons et présence sensible du musicien/acteur de la transformation de ses paysages sonores , l’eau le vent l’orage le chants des oiseaux la circulation des voitures ,.. et la voix qui dit l’événement /l’avénement sonore , une sorte de film sans écran , une suite de dix plans sonores , et au cours de la pièce voyage intérieur des sons ( brèves incises ) qui vivent et me conduisent ailleurs ...

    • il demande du soleil , moi de l’ombre , me rend mon manuel technique de travail sur Pessoa ( non ça n’est pas un livre !) , lui dis ce que je voudrais poursuivre , prochaine rencontre en juillet ( lui suis reconnaissante de m’accorder ce temps alors que demain il joue sa nouvelle création " Le courage ")

    • une semaine décalée ...d’une rencontre et de musiques , CHERESSE avec Arnaud Paquotte ( basse ) Jean Philippe de Gheest ( batterie ) et Hugues Warin ( guitare électrique ) envolées violentes des guitares , batteur hypnotique , déroutée un peu par le duo JEAN MARC MONTERA et ANYTHING MARIA , revisite chansons populaires américaines des années 60 , rend hommage à Rosa Luxemboug (pas très convaincant ) , emportée par le nouvel ensemble de LOUIS -MICHEL MARION " L’archipel nocturne " ( hommage à l’oeuvre de Giacinto Scelsi ) ...

    • et puis catastrophe ! cassé le NIKON COOLPIX , une minuscule pièce ( là ou on met les piles) , super !

    • ... le petit ressort ? Moi aussi ! Le vendeur m’a dit Ça vaut pas le coup de réparer, mettez du scotch et ça tiendra ce que ça tiendra... et ça tient encore, sans même ajouter de scotch !

  • les cerises, mais oui, déjà !