Le sculpteur s’appelle Alonso Berruguete, né en 1490 il a voyagé en Italie et appris dans l’atelier de Michel-Ange, qu’il accompagne au Vatican et à Florence. De retour en Espagne, des commandes de tombeaux on en a comme on en veut (on voudrait ça pour nous aussi). C’est lui qui sculpte pour la cathédrale de Tolède, vers 1550 (?), ces stalles pour les gros derrières des prélats, autour de l’inquisiteur général, dans les cérémonies catholiques. Les bois gravés obéissent à tant de conventions (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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24 août 2024, par François BonLivres de pierre : dans ce journal image on en a relevé à Burgos comme à Salamanque, et là c’est Tolède, après Ségovie et Avila. À Rouen ç’avait été relevé de la pierre visage ou du livre par les peintres, comme aussi fait à Nantes et d’autres : moi aussi, je m’y perds, dans ces 20 000 images de ce journal qui arrive sur ses 20 ans. Livres de pierre comme la métaphore aux mains des sculpteurs, ces titans de l’art considéré comme absolu, de notre propre rapport à la fragilité d’écrire, mais (…)
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2024.08.21 | transportes
21 août 2024, par François BonArrêt route neuve : ce qui s’ouvre d’une écluse avec les routes du temps, encore plus que de la perception d’espace. C’était le 35 monté sur le boîtier, je ne saurai pas ce que ça aurait fait avec le 24. Ni ce que ça aurait fait, malgré la surluminosité quasi minérale, de quitter le geste discret et d’en faire l’inventaire en 80 images plutôt que 10.
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2024.08.18 | vos vacances à Saint-Pierre des Corps en 40 images
18 août 2024, par François BonC’est très sérieux, en fait, très. Et ancien. Juste un film : partir de Saint-Pierre des Corps, du rond-point par lequel on quitte Tours pour suivre la Loire (au lieu de remonter vers la gare), et rejoindre Amboise par la rive sud (« rive gauche », en France, c’est connoté), donc l’adoubement de Saint-Pierre des Corps et ses usines à la D751, puis idem La-Ville-Aux-Dames (où tous les noms de rue sont féminins) et Montlouis, avant d’entrer dans la vieille cité du massacre huguenot que (…)
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2024.08.11 | supplique aux amis Belges pour arrêter d’enquiquiner le nez de Cortázar !
12 août 2024, par François BonEn haut de page, ce que la ville de Bruxelles, place Brugmann à Ixelles, voit de Julio Cortázar, et, en passant votre curseur sur l’image, ce que Julio Cortázar voit de la place Brugmann à Bruxelles.
Contrairement à mon ami Rurik Dmitrienko, je n’ai jamais croisé Julio Cortázar de son vivant. Le portrait intérieur que je me fais de lui vient des photos du Quarto ou des Autonautes de la cosmoroute, des vidéos d’entretien ou des accompagnements d’articles.
J’avais deux choses à régler en (…) -
2024.07.25 | onze fois les piliers de la cathédrale de Bourges
25 juillet 2024, par François BonAu retour de chez George Sand et le Grand Meaulnes, en juin dernier, prendre le temps d’arpenter le vieux centre de Bourges. Entrer dans la cathédrale. C’était avec le Lumix 35 1.8, toujours cette idée de gammes, de gammes, de gammes.
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2024.07.24 | l’école du Meaulnes à Épineuil-le-Fleuriel
24 juillet 2024, par François BonJ’étais venu deux ans plus tôt : mais c’est comme Sand à Nohant, ou Balzac à Saché, il faut revenir pour être absorbé autrement, de façon plus poreuse, plus lente ou subreptice. On ne sait pas si on est troublé par le souvenir du livre, ou par le souvenir de sa propre enfance. De toute façon ce livre, sans doute lu une fois tous les deux ans depuis la première lecture vers mes dix ans (avant 1964 en tout cas, j’en ai certitude vérifiée), sur l’espace de toute une vie, est justement ce qui (…)
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2024.07.18 | Loches, forteresse grand angle
18 juillet 2024, par François BonRabelais dans ses années Poitiers a forcément dû passer à Loches, entre Poitou et Touraine, mais le mentionne moins que Bourges, et bien sûr bien moins que Chinon. Mais pour qui marche sur ses traces, c’est d’apprendre à photographier le temps qui serait la gamme proposée. Pour mettre plus de rempart dans l’image j’avais pris mon 18 1.8 vidéo, l’image est plus dure, surtout compte tenu de la grande lumière ce début juin, il y a quelques semaines. Mais c’est les géométries qu’on cherche, (…)
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17 juillet 2024, par François BonAu moins trois pages de ce Journal Images, plus au moins deux vidéos (* *), sur les pèlerinages bisannuels au Nohant de George Sand, et l’insatiable besoin de. Jamais pareil, toujours du chaud et du coeur. Alors une fois de plus, au même endroit, refaire les mêmes photos ? En soi c’est cohérent, puisque chaque fois années autres (les années dans l’intérieur de soi, la météo du dedans), et le réel une donnée fixe, et qu’on souhaite conserver telle. Alors se dire qu’on a le droit de changer un (…)
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2024.07.12 | camions, moissons à l’infini incomplètes
13 juillet 2024, par François BonAller-retour camion sur autoroute, temps gris sans lumière. Je ne conduis pas. j’ai mis le 35 1.8 sur le Lumix. J’ai toujours l’impression de voir trop resserré, et je louperai plein d’images, il faut se battre entre instant et cadrage.
Mais de temps en temps, sur la fin, au lieu de photographier leurs derrières, je déclenche de tout près via la vitre latérale. Et là, au retour, l’impression que ça devient de la photo, même si ce n’est pas volontaire.
Et puis, dans le début du parcours, (…)