L’Eclat contre Numilog : mauvaise pioche

Michel Valensi polémique à propos du projet Gallica 2


21/11/08 : je repasse l’article en Une, pour inciter à lire le point de vue très argumenté de François Gèze (la Découverte) et la réponse de Denis Zwirn lui-même, dans La Revue des Ressources. Ce débat est pour nous tous très important. Je maintiens donc mon billet ci-dessous en l’état, malgré la charge de Michel Valensi en commentaire (qui aurait pu m’appeler Machin aussi, au lieu de jouer sur mon patronyme), et rappelle le lien vers l’étude de BNF / Denis Zwirn].

Version 2 de ce bilet : simplifications, mélanges et amalgames, propos quasi diffamatoires concernant une opération de racket à grande échelle, attaques personnelles contre Machin non nommé...

A le relire après quelques heures, indépendamment de son contenu, difficile de ne pas avoir beaucoup de réserves au billet de Michel Valensi : marchands de bits, qui s’en prend au fait que le principal "agrégateur" pour le projet de Bibliothèque numérique européenne, Europeana, était aussi l’attributaire de l’étude qui y a mené, on rappelle – et on incite à relire – le texte de fond de Denis Zwirn toujours disponible au téléchargement sur site BNF. Michel Valensi est un "historique" de ces réflexions, voir ceci, mais peut-être raisonnant un peu trop depuis les enjeux d’il y a 5 ans... Numlilog a depuis été ingéré par Hachette, on peut avoir du mal à comprendre leur logique (50 807 livres numériques en ligne, 1600 l’Harmattan avec 80 POL), ou ne pas avoir été convaincu du tout par la qualité ou le professionnalisme approximatif du service de téléchargement qu’ils ont fourni à la Fnac.

Qui aujourd’hui, hors Valensi, pour considérer que construire l’accès à des ressources numériques autorisant la lecture dense c’est « considérer l’édition comme une profession condamnée à disparaître » ? Bien placé pour savoir que la totalité des fonctions éditoriales y est reconduite : aux éditeurs de savoir comment, ici, ils souhaitent inventer, s’approprier, on n’arrête pas d’en débattre, mais pas comme ça. Simplement, tout ça va être plus difficile : on n’est pas le seul domaine à qui cela arrive (syndrome du chapelier), l’appel à l’État – qui ira toujours d’abord sauver les banques et pas les éditeurs – c’est une position de repli bien plus dangereuse, ignorante du terrain : quel libraire ne portera pas témoignage précis de ce que prescrivent, à 4 ans de distance, semestrialisation en plus, les enseignants de facs (alors même qu’éditeurs et libraires restent à l’écart de ce qui se passe côté des bibliothèques universitaires pour autoriser une prescription matérielle, et la rémunérer, de culture dans les usages désormais globalement numériques des étudiants ? On peut préférer le déplorer, personnellement j’ai choisi.

De même, les vecteurs et métiers de diffusion et de distribution ne sont pas annulés par le numérique, mais fonctionnent autrement, non pas le centre de gravité sur les entrepôts et les camions, mais sur les serveurs tout près de la structure éditoriale, et la possibilité de diffusion par micro-prescription, où les libraires gardent rôle à jouer, en tout cas quand ils voudront s’y mettre. Et qu’un enjeu essentiel ici, pour tout le monde, c’est de quitter cette fausse alternative, livre papier contre version numérique (sous drm), mais d’articuler le livre à un dossier numérique complémentaire, matériaux, extensions, iconographies, qui peut même être déclenché par l’achat en librairie (système Tite Live), et incluant une version portable du livre pour lecture dans les temps de transport ou à retrouver dans vos vacances sur la liseuse. Reste qu’effectivement, à mesure que les supports évoluent, il est de moins en moins possible d’affirmer que le livre soit le vecteur unique de ce qui nous importe au plus profond, qui a nom littérature – et qui inclut aussi, dans chacune de ses figures historiques depuis l’origine, son effectivité potentielle sur ce qu’elle nomme.

Pas mal de confusion aussi, côté Valensi, sur le rôle supposé des eBooks et la question qui me paraît essentielle, le transfert de la fonction lecture elle-même sur la pluralité de nos supports, et principalement celui qui sert à l’information, au savoir, à la communication privée, à savoir l’ordi personnel et comment il évolue. Ou bien comment l’apparition de nouveaux supports, qui rendent pâlots les eReaders non tactiles ou non wifi, crée de nouveaux usages de lecture, devenus massifs (et massivement hors littérature), qu’il est précisément de notre responsabilité d’investir avec le meilleur, sinon c’est la réserve d’indien – et on fait du CNL un beau musée de l’édition au 20ème siècle, avec démonstration 1 fois l’an dans chaque région de l’artisanat des survivants.

D’autre part, les éditeurs sont assez grands pour refuser telle proposition commerciale qu’on leur soumet (même ma petite publienet eurl, tous les matins j’ai des propositions de marchands de chaises à roulettes et de téléphones magiques, d’experts en compta com’ gestion, etc : gaspillage nul et scandaleux). Et rien qui les empêche de choisir un "agrégateur" (ce n’est même pas un choix exclusif, d’ailleurs, grande nouveauté), comme Tite Live, qui permet d’implémenter la revente sur sites libraires. Avec nos partenaires de l’immatériel, on est de plus en plus convaincu aussi de la possible pertinence d’une base de diffusion numérique mutualisée à haut degré de contenu, notamment pour les petits éditeurs, et toute l’infrastructure pour jouer carte à trois, libraire, éditeur papier, éditeur numérique : en tout cas, de mon côté, là aussi le choix est fait – et la question du support devient presque secondaire, tant le numérique s’insère dans la globalité de nos pratiques.

Du billet de Michel Valensi, et quel que soit le respect qu’on peut avoir pour sa maison d’édition, je désapprouve donc et la forme et le fond.

 

MV illustre son billet par un boeuf au dépeçage, je choisis pour ma part l’oeil de mon crocodile.

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 17 novembre 2008
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Messages

  • Je n’ai pas d’avis sur le fond, je partage les réserves sur les readers actuels, mais ce que Michel Valensi écrit contre l’encre électronique, et ce n’est pas la première fois, pas d’accord !

    Voir en ligne : Rectification Editions Eclat

  • sinon c’est la réserve d’indien(fb)...et certains d’entre eux pensaient d’ailleurs que le colorado,du fait de sa forme,avait été conçu pour servir de réserve aux blancs.(contre jour de pynchon traduit par claro)ce rectangle numérique à venir,si on ne sait plus dire les frontières de l’édition,chacun propose sa manière.françois bon et l’electrique page du zep !michel valensi serait à l’avenir éditeur colorado !alors qu’il vient de publier au courage la théorie de la folie des masses !livre capital sur les choix !’lédition numérique ira vers les masses et leurs folies...l’inquiétude de monsieur valensi est dans sa manière contradictoire et brouillonne ,mais elle est humaine !votre choix françois bon est bien optimiste !sur le résultat actuel,vous êtes bien en avance,et en dernier analyse les choses se feront numériquement,et vous pourrez dire,j’avais fait le bon choix,mais des frontières pires que celle du colorado seront tracées. et l’accès en masses fera du ménage !
    j’espère vraiment que vous ayez raison,mais ce que dit valensi me semble bien normal,humain...mais je ne vois pas comment il pourra l’arrêter,mais vous vous devez de mieux l’écouter. et d’autres éditeurs pourraient donner leur avis,d’autres écrivains,d’autres traducteurs même s’il ne sont pas "meilleurs,et des revues(important...les revues !),des lecteurs aussi comme moi,parce qu’on lis mais on parle aussi !
    c’est une question complexe il faut d’autre avis d’autres idées !alors j’ai choisi !c’est définitif ?

  • Qu’est-ce qu’elle a ma « forme » ? FB réagit à mes "Marchands de bits" dont la forme est strictement celle d’un billet d’humeur, d’un coup de gueule et, du coup, pourquoi (ne pas) prendre des gants (de boxe) ? Quant au fond, soit mon texte est incompréhensible (ça arrive), soit François Bon ne comprend rien (ça arrive aussi). Ne pas dire qui est Machin ? On se fiche de qui est Machin ! Numilog, Ikiosque, Cyberlibris ! Tirez une carte au hasard ! C’est toujours bonne pioche dans la famille « Marchands de bits ». Et je me suis bien gardé d’y associer Tite-Live (voir mes notes), puisque c’est le seul interlocuteur valable dans la mesure où ils rétablissent la chaîne du livre et associent la librairie et, à moyen terme, le diffuseur. « Machin » est un principe de désappropriation d’une activité qui doit revenir aux éditeurs, d’une relation à la bibliothèque qui n’avait pas besoin d’un nouvel intermédiaire. Machin détourne – par la contrainte (sans Agrégateurs pas de Bibliothèque numérique européenne !) - de l’argent d’un organisme public qui devrait revenir (je dis bien revenir puisque le CNL est financé par les taxes sur les copies) au livre, terme sous lequel je comprends (depuis le petit traité sur le lyber) les différents supports. Je ne dis rien d’autre que cela. Que je ne croie pas aux ebooks, n’aie pas de Sony-Reader, ni de Kindle-Amazon, tant pis pour moi ! le Ebooker, Sony et Amazon s’en foutent. Mais je crois – et crois l’avoir démontré un tout petit peu avant les autres (pas avant Bon, bien sûr, qui est le plus-que-Bon en la matière) – évidemment à cette complicité du papier et du numérique. Qu’on ne me fasse pas de faux procès. La question est de savoir quels doivent être les lieux propices à cet accès au numérique payant. Certainement pas une bibliothèque publique via de nouveaux intermédiaires. C’est à ce titre que l’initiative SNE/BNF est dommageable pour l’édition telle que je la conçois. Elle fait comme si la librairie n’existait pas et ne faisait pas depuis quelque temps des efforts considérables pour rattraper un retard dont elle est, par ailleurs, seule responsable. Elle fait comme si l’éditeur n’était pas en mesure de fournir à un organisme public des fichiers PDF de ses ouvrages, fichiers dont il dispose désormais pour leur impression et qu’une simple conversion pourrait rendre commercialisable. Elle fait comme si le livre numérique ne devait pas être l’affaire des éditeurs eux-mêmes et dissocie les supports. Voilà les raisons de mon billet. Peut-être faudra-t-il que je me décide de reprendre à mon compte l’intitulé d’un texte de Joseph Beuys : « Désormais je ne fais plus partie de l’édition française ». De toutes façons, il n’est pas improbable qu’on décide prochainement de cela à ma place. Nous ferons alors une bonne salade du « respect » de François Bon pour les Editions de l’éclat, histoire de ne pas crever la dalle, même si, comme le dit le proverbe : « il rispetto non si mangia in salata » [le respect ne se mange pas en salade] …

  • merci, Michel, d’avoir pris la peine de répondre ici - les éléments sont entre les mains des visiteurs - et continuons nos routes, pour le meilleur...

  • Pour contribuer à la discussion, ci-dessous le lien vers la lettre de réponse (critique) à son billet d’humeur que j’ai adressée à Michel Valensi, et qu’il a bien voulu mettre sur son site.

    Voir en ligne : Les « Marchands de bits » de Michel Valensi : une (très) fausse querelle

  • En complément, lire aussi la réponse de M. Zwirn sur la revue des ressources.

    Voir en ligne : la réponse de Denis Zwirn

  • Vous maintenez qui ? VOUS !Et la colère de Mr Valensi,et ce commentaire pour clore:merci, Michel, d’avoir pris la peine de répondre ici - les éléments sont entre les mains des visiteurs - et continuons nos routes, pour le meilleur...
    Mais les visiteurs sont censurés François !Vous avez effacé des commentaires,j’ai les captures d’écran bien sur !moi simple lecteur,mes seuls écrits sont en visiteur.Et vous me mépriser !vous avez traduit les psaumes...c’est cela le message des psaumes ?vos manières m’effraient,Mes pauvres psaumes Dhorme...m’avaient dis d’autres manière.Mon pauvre ami Robert Marteau n’est plus dans le coup aussi...les temps changent.."jr" et "le dernier acte" de gaddis n’ont donc aucun intéré,ces œuvres de résistance,pour moi ont du sens et un sens autre que vos manières,vos matières,vos technologies !et puis vous êtes riches avec tout vos produits tout ces Mac,ces livres électroniques sony(c’est ça c’est sony avec une référence)sony c’est minable contre google/valensi,le nouveau monstre !sony vous les achetez ?et tout ces Mac ?merde je tape avec un ordi qu’on a bricolé avec 3 ordis de 10 ans,que la sncf jetait à la casse !même avec l’ordi je suis un rigolo !mais que faites vous F BON ?Vous suivez plus les lectures de Jimi Page ou la sagesse des psaumes ?c’est mes seuls écrits ne les censurez pas !de grâce !offrez moi un Mac que vous avez choisi de changer,un dépassé pour moi serait de l’or...

  • Le "blog" de François Bon se veut être un site d’écrivain, c’est-à-dire non lieu d’humeur (ou plutôt non un lieu qui s’arrête à l’humeur) mais atelier, atelier d’écriture. Cela ne veut pas dire pas de place pour les contributions, mais on se doit de comprendre qu’elles n’aient pas de place nécessaire : suppressions peut-être mais en rien censures, bien sûr que non. Nous sommes dans l’espace d’investigation littéraire d’un écrivain, pas sur un forum (je crois d’ailleurs que le tiers-livre en a un). Opposer Jimmy Page aux psaumes, si on était sur un forum, justement, on dirait "lol".

    D’où l’intérêt non de venir poster ici mais de lire le billet de FB, de lire l’intervention de Michel Valensi, puis de chercher des espaces de débat dédiés. Pas la peine de crier à la mort de la parole quand elle n’est pas audible à travers un espace pas fait pour l’entendre.

    Michel Valensi crie à la mort des diffuseurs, etc. Les libraires n’y sont pour rien, ils n’ont pas à disparaître, c’est vrai, et il serait dommage que ces transmetteurs précieux en viennent à mourir. Mais les diffuseurs sont simplement des instances qui viennent dominer par des logiques de marché les pouvoirs de décision des éditeurs, notamment ceux réunis dans des grands groupes. L’éditeur choisit un texte, le défend, l’étend ; le libraire le comprend, le choisit à son tour, le défend, l’étend ; l’auteur a écrit ce texte, le diffuseur a décidé de l’enterrer dans un stock pour son seul mois de vie afin de placer le marc lévy en priorité dans les libraires A. Voilà.
    Pardon, mais n’en voulons pas trop vite à "internet" de récuser un tel système en permettant à un texte d’être lu immédiatement (et à prix modique) une fois prêt à tous égards plutôt que d’avoir à se plier à cette logique complètement indépendante de lui. Internet ne va pas sauver la littérature si elle n’est plus lue, elle ne vas pas non plus la mettre en danger si le livre se porte bien tout seul.
    Ni l’un ni l’autre ; peut-être serait-il mieux d’arrêter de parler de "révolution numérique" : l’intérêt pour la littérature est seulement d’assurer sa présence dans un espace qui est devenu l’espace principal. "Aucune raison de la laisser aux misérables", dirait Michon (on sourit un peu, allez)

  • merci de signer vos messages ! et encore mieux si lien vers votre propre blog ou espace

  • D’après ce que je comprends, le coup de gueule de Michel Valensi a deux sources : le principe d’un nouvel intermédiaire négligeant les libraires, et la méthode employée pour imposer cet intermédiaire (faire pression via le projet de numérisation de la BNE).

    Sur le nouvel intermédiaire (l’e-distributeur), François Gèze a l’air de dire que c’est un mal nécessaire ; que si la BNE (ou même la BNF) devait gérer cela directement avec tous les éditeurs, cela deviendrait une usine à gaz... mais je ne suis pas convaincu - ou alors je ne comprends pas. J’ai au contraire l’impression qu’un tel système permettrait aux éditeurs d’être maître du destin numérique de leurs catalogues ; qu’ils pourraient, par exemple, décider librement d’utiliser ou non des DRM ; que les liens qu’ils entretiennent avec leur réseau de libraires ne seraient pas déformés par un nouvel intermédiaire ; que des liens hypertextes depuis la BNE vers leurs sites (ou vers ceux de leurs libraires) les aiderait plus directement.

    Concernant la méthode employée pour imposer cet intermédiaire, tout dépend de savoir si le CNL et/ou la BNE privilégient l’un ou l’autre des e-distributeurs. Si c’est le cas, on peut évidemment se poser des questions...

  • Vu comme ça et parce qu’on ne me demande rien ;
    1. Michel Valensi a été l’un des à utiliser les ressources du numérique pour l’édition. Pas en remplacement, comme le voudraient les geeks énervés ; mais en complément. A saluer.
    2. Face à la nouveauté de ce qui vient (en l’espèce la numérisation) il est aussi archaïque de prétendre "RAS" que le contraire : "Tout doit disparaître". Depuis Gilgamesh, la meilleure archive d’un texte, c’est le livre.
    3. Ce qui est en cause, c’est le fait d’évincer l’éditeur dans une partie de la vie d’un livre, dont il est pourtant, contractuellement, seul comptable. Parlons plus généralement de la vie d’un texte (pour ne pas se focaliser sur un support). L’auteur confie la vie de son texte à son éditeur, pas à Numilog ni tartenpion.
    4. La petite poussée pro-numérique, pro-web, etc... émane la plupart du temps d’écrivains ne trouvant pas, ou mal, leur place dans l’édition traditionnelle. Il y a là plus de frustration que d’esprit de modernité.

    Voir en ligne : Face à la nouveauté de ce qui vient

  • merci, cher Gérard Larnac, pour cette histoire du livre étendue rétrospectivement jusqu’à Gilgamesh, on avance, on avance !

  • ha, on avance...

    l’humanité est dans un train et, de temps à autre, un gus se lève et va voir en tête de train ; là, il s’aperçoit qu’il n’y a pas de conducteur.
    il revient alors à sa place et demande à ses voisins : "il va où le train ?"
    et les autres lui disent "t’as pas vu qu’on a des places assises ?"
    alors le gars va voir un riche, un qui a son compartiment perso pour lui tout seul, et il lui demande "il va où, le train ?"
    et le riche de lui répondre "non, mais ça va pas, t’as vu comment il est, mon compartiment ?" (ou ma rolex, au choix)

    tout change, mais rien ne change en fait, la divine comédie strikes again...

    Voir en ligne : gmc

  • Oui la discussion est intéressante (et le débat stérile, menfin...)

    J’ai envie d’ajouter que le numérique sait aussi imposer une/des forme/s nouvelle/s au roman.

    Voir en ligne : Premier jet

  • Je crois que gmc a tout dit. On est jamais déçu, en revanche, de la façon dont on est accueilli chez vous. Votre façon de nous inciter à venir plus souvent ??

    Voir en ligne : Au Bon Accueil