Montréal | Métropolis bleu

Led Zep à Montréal ce vendredi


Compte à rebours pour l’année canadienne (oui, je sais, je provoque, mais sais pas trop où sont les frontières – et pas plus dans la langue que sur les autoroutes), fini le rendez-vous avec soi-même qu’a été chaque cours – retrouvailles avec creusement personnel (ô Maldiney). Et si Montréal la bilingue était une chance pour tout l’espace francophone à cause précisément de la superposition des langues et des déplacements qu’elle instaure ? Certain : pour mes étudiants ce double-langue (pas bilinguisme : ajouter une langue à l’autre langue dans la même unité du dire ?) est revendiqué dès lors qu’on est dans leurs textes personnels, et il ne s’agit pas d’un déni de Québec... Et la très grande force et chance de cette ville américaine puissante, cette territorialité qui ne s’exprime qu’à échelle monde, dans cette fraternité des hypervilles ? [1]

Donc rendez-vous Montréal, plaisir de l’invitation Métropolis bleu :
 le site du festival
 jeudi 22, à 17h, hôtel Delta, rencontre autour de L’Incendie du Hilton
 vendredi 23, 20h, lecture performance, avec quelques vidéos et musiques rares, incursion Led Zeppelin (intro par Bertrand Gervais, et merci à Alice van der Klei) [2].

Et pour se mettre en forme, vendredi 23, 10h-12h, chez les amis du CRILCQ, à l’invitation d’Elisabeth Nardoux-Lafarge, variation sur écriture / ville / lieu. En guise d’au revoir à l’UdeM qui a été cette année comme ma maison, merci à...

Photo Montréal, pont Jacques Cartier : Joachim Bon.

[1Tiens, au fait, on doit en discuter avec Régine Robin cette semaine.

[2Ça y est, c’est fait, et compte rendu ce jour dans le journal anglophone de Montréal, The Gazette, ça fait plaisir :

Blue Metropolis Day Four : You might want to pack a lunch

By Ian McGillis Sat, Apr 24 2010 COMMENTS(0) Narratives

[...]

After Chong I made a beeline for the auditorium to see Francois Bon read from his biography of Led Zeppelin. I’ll confess to having known almost nothing about Bon before last night ; as it turns out, the mid-sixtyish writer is a French equivalent to his generational confreres Lester Bangs, Nick Tosches and R. Meltzer, writing about rock and roll in a way that seeks to emulate the spirit and wellsprings of the music, and placing their subjects firmly in the social context of their times. The event was less a reading than a multimedia performance, and Bon threw himself into it, inhabiting his material method-actor style, barely pausing for a breath, tossing manuscript pages onto the floor as he finished with them, eventually dispensing with notes altogether and declaiming from memory. You got the feeling he could have recited the whole book off the cuff if he’d had to. Bon’s is the kind of all-embracing enthusiasm that can make scattered moments in the lives of musicians—Jimmy Page’s first guitar purchase, his revelation on first hearing Scotty Moore’s solo on Baby Let’s Play House, Robert Plant’s nervous meeting with his hero Elvis Presley—feel like epochal events. He’s especially partisan when it comes to John Bonham, making a convincing case—not that he needed to make it to this roomful of true believers----that Bonzo was a true artist and not just a belligerent man with a good sense of rhythm.

Idle thoughts while watching Bon and noting the, ahem, maturity of many in the room : someone who was 18 when Zeppelin came on the scene would now be 60. Do that math in reverse : in 1968, a band equivalently distant in time to Led Zep now would have begun in—gulp—1926.


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 17 avril 2010
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