"les noms des librairies sont des marques dans nos villes"

les libraires et le web : un appel de Stéphane Michalon sur le site ePagine


Ah, si je cherche dans mes archives, je vais bien trouver une photo ou plusieurs de Stéphane Michalon : on a commencé ensemble, lui dans la fondation d’ePagine et moi publie.net, je me souviens de nos premiers rendez-vous, et les essais de textes sur le premier CyBook...

sitôt dit, sitôt fait : 1er lancement publie.net décembre 2007, et je trouve sur mon agenda 7 janvier 2008 pour 1ère rencontre avec Stéphane...

Beaucoup d’eau numérique sous nos ponts virtuels depuis lors, mais un compagnonnage qui ne s’est jamais démenti. ePagine, c’est une plateforme intermédiaire, qui propose aux libraires à la fois une interface de vente de livres numériques à intégrer sur leur propre site, et à la fois médiation et conseil pour se repérer dans cette offre. Vous retrouverez leur interface caractéristique aussi bien chez Ombres Blanches que chez Bibliosurf...

Côté médiation, lire ce récent billet de Christophe Grossi (que j’avais d’abord connu libraire aux Sandales d’Empédocle, à Besançon, tout comme Stéphane à l’Arbre à Lettres...) qui fête la première année du blog ePagine, découvertes, orientation : Tanti auguri et à demain.

Et bien sûr grande fierté à ce que le catalogue de notre publie.net ait toujours fait partie de l’offre ePagine, ce qui nous permet aujourd’hui diffusion par l’ensemble de leurs libraires partenaires...

Le billet de Stéphane, Sans attendre Godot a un ton grave : temps de passer à une autre étape. Temps de dépasser opposition binaire entre numérique et papier, mais d’oser concevoir que la librairie de ville, lieu de rencontre, de conseil, lieu d’enracinement vivant de la littérature, peut accueillir les livres numériques dans le même espace que ses rayons d’imprimés.

Quand tous les clients entreront dans ces librairies ils sauront que les livres des éditeurs seront disponibles en numérique parce que dans leurs rayons numériques ces livres seront facilement accessibles. Les libraires auront des bornes, des écrans, des rayonnages numériques, du wifi accessible, des applis… Les outils de feuilletage des éditeurs seront en place en centre ville et accessibles en librairie au moment où quelqu’un sera en désir de lecture, voire en grand désir de lecture. Éditeurs, libraires, vous, nous, nous avons tous besoin de grands lecteurs. Ces grands lecteurs fréquentent les librairies. Beaucoup de ces grands lecteurs ont plaisir à acheter en librairie. À passer en caisse avec 3, 4, 5, 6 livres qu’ils liront, ou très vite ou plus tard, mais pour lesquels nous aurons su leur donner envie maintenant. Mais si ces livres existent en numérique ces grands lecteurs ne les liront pas pour autant sur Internet. Ils les liront pour une grande part en concentration, via une rentrée en lecture qui se fera le plus loin possible d’un mode ultra-connecté, d’un mode en zapping. Pour ces grands lecteurs la lecture d’un roman en numérique plusieurs heures durant ne se fera pas forcément sur Internet derrière un PC mais sans doute plutôt sur des écrans adaptés à cette lecture. Dès lors, pourquoi l’achat, la découverte, l’envie de lire se ferait-elle forcément sur Internet ?

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Bien sûr la vente de livres numériques se fera aussi sur Internet. Bien sûr ! Nous ne sommes pas naïfs et nous savons déjà que ces ventes se feront en très très grande partie sur Internet. Mais sur quels sites ? Comment feront les libraires pour que sur leurs zones de chalandise, sur le territoire de leurs marques, cette vente se fasse sur leurs propres sites si dans le même temps, dans leurs magasins ils ne montrent pas très très clairement qu’ils maîtrisent totalement la commercialisation des éditions en numérique ?

Ainsi, 6 librairies parisiennes testent en ce moment des bornes numériques, et réception des textes commandés directement sur votre e-mail.

On sent que ça bouge. À nous auteurs l’autre versant de la tâche : inventer les textes qui soient dans la même osmose avec comment on lit, que toujours la littérature a su le faire, dans chaque époque...

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 octobre 2010
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