prix maxi 3,49

tous les tarifs téléchargements de publie.net baissés à 3,49 ou 2,99


L’enjeu est clair : prouver que les textes littéraires contemporains sont des instances de lecture plaisir, des zones d’affect, d’intensité parfaitement partageables, et à grande échelle. Et que si on se colle à leur écriture, c’est peut-être pour l’impression que la littérature a encore à dire sur le monde.

Quand j’ai lancé publie.net, en novembre 2007, l’idée était d’un circuit de rémunération type galerie d’art, 50/50 entre l’auteur et la structure, dans une économie de type contributif : rémunérer l’auteur pour des textes participant d’un autre travail et d’une autre lecture que la récurrence des blogs. C’est Éric Chevillard (lire sur publie.net Zone d’activité) qui m’a suggéré un prix de téléchargement basé sur le prix du livre de poche, 5 euros.

Au terme de l’année 2010, on en est où ? D’abord, le grand changement de paradigme, c’est l’abonnement, la possibilité globale pendant un an de télécharger, découvrir, explorer. De notre côté, en abonnement lecture seule (on feuillette directement sur l’écran ou sur sa tablette, ou depuis la bibliothèque partenaire), ou en lecture avec téléchargement (vous transférez le fichier sur votre iPad, iPhone, Kindle, Sony, CyBook...), on redistribue les recettes (30%) aux auteurs selon péréquation des pages lues.

Mais d’avoir passé le cap des 10 000 téléchargements en 2010 nous donne quelques repères différents. D’autre part, nous savons mieux évaluer nos frais fixes, serveurs, machines, compta et admin, impôts (34% à peu près, en gros, dans la bureaucratie française), remise à nos partenaires et redistributeurs. Tout ça, on commence aussi à l’optimiser et le rationaliser.

On a eu 2 baromètres, les 6 mois de présence sur l’iBook Store d’Apple, dont les recettes, notamment sur les classiques que nous éditons, permettent de réinvestir dans la fabrication des epubs (comme je cherche aussi à externaliser le plus possible compta et gestion, ainsi que correction, et défrayer mes éditeurs), mais aussi le développement rapide et le bon accueil de la collection Mauvais Genres, en partenariat étroit avec celui qui en est aux commandes, Bernard Strainchamps.

On n’achète pas un fichier numérique comme on achète un livre. Ce qui compte, de notre côté, les auteurs, c’est que le texte circule et diffuse, qu’il vive. Qu’on puisse découvrir sans arrière-pensée, ni le sentiment d’être taxé comme au péage de l’autoroute.

En baissant [1] de façon conséquente ce prix standard de 5,99 à 3,49 (et 2,99 pour les formes brèves), j’ai l’intuition que ce ne sera pas pénaliser les auteurs – au demeurant, même sur un téléchargement à 3,49, une fois enlevés les 57 cts de TVA, reste 1,46 à l’auteur en vente directe, et 0,85 en vente avec intermédiaire), mais au contraire déplafonner notre distribution, passer à une autre échelle.

Et, surtout, inaugurer une relation différente avec nos visiteurs. Tout cela, on ne l’apprend qu’en marchant, à mesure que deviennent peu à peu visibles les critères de ce métier neuf. Métier, parce que le ticket d’entrée technique est bien plus complexe, et que c’est désormais – de notre côté – un ensemble complexe aussi de personnes chacune dans leur rôle (ou la nouvelle répartition décloisonnée de ces rôles !).

À mesure aussi que notre catalogue se retrouve chez des libraires et revendeurs de plus en plus nombreux, cette facilité d’accès à nos titres doit résonner comme un symbole, et en plus, que nos epubs soient beaux et fonctionnent bien.

Codicille : depuis quelques jours, les nouveaux textes étaient déjà à 3,49 pour test, nos visiteurs qui auraient téléchargé des textes à 5,99 euros sur notre site sont priés de nous mettre un petit mail rappelant leur achat, on complètera d’un titre gratuit selon leur souhait.

Je rappelle aussi que tous les prix indiqués sont TTC, les clients téléchargeant depuis la Suisse ou le Québec, ou n’importe où hors UE, sont exonérés de TVA.

Et si vous voulez une vue panoramique, passez par nos salons...

[1Voilà la ligne de code utilisée par Julien Boulnois, de l’immatériel-fr, tant une expérience comme la nôtre ne peut fonctionner qu’en symbiose avec les inventeurs et créateurs côté code : Offer.find(:all,:conditions=>["price like 5.99 AND publisher_id=14"]).each do |o| o.price=3.49 ;o.save end ;nil – ça vous va ?

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 janvier 2011
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