la formule papier+epub et pourquoi on y croit

les livres publie.papier commencent à être expédiés (attention billet milestone !)


Long billet, et billet milestone. Je sais bien que dans le monde des blogs techno on préfère parler du moindre petit machin américain qui fait le quart de ce qu’on fait, 1 parce qu’on le fait en équipe, 2, parce que toute notre réflexion part du questionnement web et non du questionnement livre – mais ça fait rien : ce lundi 20 août c’est une date pour nous importante, très importante. Je commence donc par le sommaire :

- publie.papier, où on en est ?
- comment ça s’est fait, et Hachette Livre pourquoi
- la problématique côté bibliothèques
- ce qu’on demande au lire numérique
- et si nous entrions dans le temps de la complémentarité
- QR code, rémunérations, contrat auteur
- aidez-nous, y a du lourd
- comment procéder, et compléments pour auteurs et libraires

Addendum du 20 août : « papier+epub » et « papier + epub » est une marque déposée à l’INPI par publie.net pour la classe 16 (livres, articles d’imprimerie, affiches, sacs et emballages), n° national d’enregistrement DEM-3941181.

Et pas question, en haut de billet, de ne pas remercier encore l’équipe noyau : Gwen Catalá, Roxane Lecomte, Daniel Bourrion, Christine Jeanney, Jean-Yves Fick, Christophe Grossi pour le lien libraires, les auteurs qui jouent le jeu avec nous, et bien sûr l’équipe Hachette Maurepas.

 

où on en est


Ça a été plus long et plus difficile qu’on le croyait, on avait un nouveau métier à apprendre, et rançon du statut de défricheur, beaucoup de choses à régler aussi administrativement et techniquement. Mais maintenant ça y est : les livres publie.papier commencent à être livrés aux libraires et leurs clients ! Et c’est forcément un peu d’émotion pour nous, après tous ces mois de construction.

 

comment ça s’est fait, et Hachette Livre pourquoi


Au départ, la proposition vient de Hachette Livre, notre partenaire : Arnaud Nourry a eu le premier l’intuition de construire une infrastructure Print On Demand (POD, impression à la demande), en s’associant à l’américain leader du secteur, Lightning Source, et surtout en greffant cette nouvelle unité de production directement dans le centre névralgique d’Hachette, l’entrepôt de distribution de Maurepas. À la sortie de la machine de reliure (4 machines : impression pages, impression couv, massicotage, et reliage, qui tournent en continu, mais passent en continu d’un titre à l’autre à l’unité), par une simple porte, le livre passe dans le hall d’expédition par où transitent 30% des livres en France. Cette unité est appelée à prendre le relais de l’impression traditionnelle, par tirages et stockage, pour tous les livres du groupe (Fayard, Stock, Lattès, Grasset et bien d’autres) qui passeraient sous la barre des 50 exemplaires par an. Pour les libraires, non pas une coupe vive dans le fonds potentiel, mais la possibilité au contraire d’accéder à des livres plus rares ou plus singuliers, qui sinon basculeraient dans les "indisponibles". Dès notre première visite de Maurepas, accueillis par une équipe Hachette qui s’est sans cesse mobilisée à nos côtés, même si nous sommes microscopiques à côté de certains autres de leurs chantiers (imaginez donc que vous puissiez vous faire réimprimer n’importe quel livre numérisé de la BNF...), et stupéfaits par la possibilité de création des machines, l’idée s’impose : non pas se servir du POD comme machine à reproduire des livres ayant déjà été imprimés, mais concevoir des maquettes en fonction de cet outil tout neuf.

Et moi j’en étais à ce plan traditionnel. Nous avons désormais un beau catalogue numérique, mais le taux d’équipement en tablettes et liseuses est encore loin d’être au niveau des autres pays – la politique commerciale des éditeurs tous le dos contre la porte, via les DRM et les prix de vente, et la non inventivité totale, y est pour beaucoup –, et beaucoup de nos lecteurs viennent à nos titres par intérêt pour le texte, même sans liseuse à leur disposition, allons au bout de la démarche en leur proposant une version livre imprimé, au lieu d’un simple PDF à télécharger (qui, du coup, vont disparaître du site).

Les ressources numériques pour la science, le droit, la médecine c’est acquis, mais pour la littérature pas encore. La position fossile et suicidaire, hors quelques risque-tout, de l’université française dans son ensemble (je parle des Lettres !), en est en partie responsable, et il n’y aura pas de pitié pour leurs dix ans d’aveuglement. L’inertie des auteurs en est aussi responsable : prenez n’importe quel catalogue de grande maison contemporaine, et comptez ceux qui ont fait l’effort d’un site ou d’un blog, ou d’une présence réseau. Pour ces petits seigneurs, le web c’est une sorte de vitrine marchande dont l’entretien revient à leur éditeur. Pas compris qu’il y avait à retrousser les manches. Au lieu d’une figure de transition, on s’achemine vers une figure d’écroulement-remplacement, eux aussi, en 10 ans, il y aurait eu largement le temps de comprendre.

On était en plein paradoxe : alors que notre catalogue numérique est un rouage impliqué et décisif du lien web & littérature, aucune reconnaissance symbolique pour nos auteurs, barrage total de la presse littéraire traditionnelle.

 

la problématique côté bibliothèques


Tout est parti des bibliothèques. Nous sommes redevables aux quelques dizaines d’établissements qui nous font l’honneur d’un abonnement, on ne se serait jamais développé sans cette confiance. Mais le taux de consultation de nos textes reste bas, au regard de leur investissement – la médiation pour les ressources numériques est aussi indispensable qu’elle l’est pour le livre papier. Mais pour le papier ils savent drôlement bien faire : expos, tables... Le déclic est venu pour moi de constater qu’à Rennes ou Poitiers ils avaient fabriqué de faux livres (un bout de polystyrène, et notre couv imprimée collée dessus) pour faire le lien entre les tables thématiques et les ressources numériques. D’autre part, tout cet hiver, la discussion juridique sur la mise à disposition de liseuses en prêt à leurs usagers : un investissement massif, et le paradoxe que souvent ils lestent ces machines de textes gratuits qui ne bénéfécient d’aucune créativité ni rigueur dans l’éditorialisation numérique, ou bien de best-sellers proposés avec des systèmes de DRM biodégradables (la littérature qui se périme en 3 semaines), ou des clés informatiques invraisembables pour empêcher la duplication – c’est un peu acheter une Ferrari pour aller faire ses courses au supermarché. Pourtant, finie la période des expérimentations (7 ou 8 tablettes qui vont circuler avec circonspection dans l’équipe, alors qu’il s’en vend des dizaines de milliers à côté), il s’agit réellement, liseuses avec contenus thématiques, liseuses avec contenus révisés tous les mois, d’un service neuf et organique des établissements de lecture publique, qui prend un rôle neuf avec les ressources numériques.

 

ce qu’on demande au lire numérique


En vis-à-vis, là où j’en suis moi de la lecture numérique. Avec l’iPad et le Kindle Touch, ou bien la désormais populaire Kobo, je sais bien que je préfère lire en numérique. Pourtant, cet hiver j’ai lu une poignée de vraiment grands livres qui n’étaient pas disponibles en numériques, ou bien parce que je garde (et heureusement) le réflexe d’acheter en librairie, quand c’est le libraire qui m’induit à l’achat. Par exemple Le dépaysement de Jean-Christophe Bailly, par exemple les Volodine (Lutz Bassmann et Manuela Draeger), ou La traversée de la France à la nage de Pierre Patrolin. Oui, mon rapport à la lecture objet reste une exigence pour certains textes (même si je lis Proust ou Saint-Simon ou Balzac sur mon iPad), mais, justement pour ces textes principalement, je veux disposer aussi des avantages du numérique. La fonction de recherche dans le texte, l’export des annotations ou citations, la lecture multi-support, le papier sur la table de chevet, et quelques pages de plus lues dans le métro sur l’iPhone. Mais surtout, un axiome général : quand j’ai fini le livre, la lecture continue. Là, cet été, je ne les ai pas emportés avec moi. Mais la fabuleuse liste des herbes dans le Manuela Draeger de Volodine, ou le chapitre Dordogne chez Bailly, je les aurais relus si je les avais eus dans ma bibliothèque nomade – pas envie pour autant de payer double prix.

 

et si nous entrions dans le temps de la complémentarité ?


A cela s’ajoute la réflexion sur le prix du numérique. Le prix de revient, on commence, nous, à bien le savoir, et aussi le discours d’esbroufe des chasseurs de subvention d’État (le CNL ne reconnaît le statut d’éditeur qu’à partir de 100 K euros de chiffre d’affaire par an, publie.net n’a donc aucune existence de leur côté, et quand nous aurons prochainement à disposition les destinataires des centaines de milliers d’euros de leur commission numérique, il y aura de quoi bien rigoler, on ne s’en privera pas). Pour nous, la formule magique c’est celle de Daniel Bourrion : tout ce qu’on risque, c’est d’être lu. Le basculement de modèle économique est effectivement une secousse sismique. Sur mon Rolling Stones, une biographie, vendu 9,99€ en Livre de Poche, je touche 50 cts. Sur le même livre vendu 5,99 sur publie.net, je touche 50% de la recette nette éditeur, soit 35% du prix TTC, 2€ (c’est fictif, puisque je laisse ça dans la cagnotte de guerre) donc 4 fois plus en valeur absolue. Des éditeurs avec pignon sur rue continuent de proposer à leurs auteurs des avenants numériques au même pourcentage que celui du papier. Rayez ça d’un trait de stylo et renvoyez le contrat, ils vous renvoient le même avec le taux désormais admis (bien inférieur au nôtre) de 23%. Mais des centaines de collègues auteurs se sont fait avoir jusqu’au trognon.

Définitivement : il n’y a pas à payer pour un fichier numérique la valeur objet qu’on rémunère dans un livre imprimé. Si le temps et le dépôt de travail collectif en mise au point du texte, correction et révision est le même, les paramètres pour le codage (construction d’un template qui sert de maquette générique) n’ont rien à voir avec les coûts de compo papier, plus impression et distribution. Si vous êtes auteur, comptez sur votre contrat tous ces minis paragraphes avec des droits de passe, ou cette aberration d’un contrat d’édition (nous sommes le seul pays où c’est le cas) par dérogation exceptionnelle au droit commercial, basé sur la durée de la propriété intellectuelle au lieu d’être basé sur une reconduction tacite tous les 5 ou 10 ans. Vous comprenez leur crispation.

Nous établissons donc nos prix numériques, sur publie.net, entre 3 et 5 euros. Là aussi, on a été les premiers, mais on a fait bouger les lignes. Et nous refusons les DRM : qui achète un fichier bénéficiera des services qui vont avec, notamment la bibliothèque numérique personnalisée et bénéficiant de toutes les mises à jour. Dans un écosystème de profusion, voire saturation, des ressources numériques, pas peur du piratage, mais confiance dans une figure beaucoup plus proche du crowfunding : le contrat commercial pour le fichier numérique est d’abord un soutien à la structure (qui autorise la médiation technique et logistique) et à l’auteur.

 

QR code, rémunérations, contrat auteur


On réfléchissait donc à tout ça un peu à la fois quand cela nous est apparu d’évidence : ce que nous proposons, dans la vente d’un livre imprimé, c’est aussi ce que le numérique nous a appris de la notion de service. Nos livres imprimés incluront systématiquement un code d’accès à la version numérique (epub, mobi pour Kindle, streaming pour consultation en ligne).

Aucune difficulté technique (y compris pour nos frères d’Immatériel-fr, sans lesquels il n’y aurait pas eu publie.net, l’accès à la version epub sera comptabilisé comme une vente standard pour leur commission). Et le QR code sur la dernière page de l’ouvrage vous envoie directement à la page de téléchargement du site.

Mais c’est bien d’un déplacement de concept qu’il s’agit : la mise à disposition du texte par l’objet ne vous prive pas du service que la technologie apporte au vieux verbe lire – recherche plein texte, bibliothèque numérique, liberté de prolonger la lecture sur l’ensemble de vos supports, téléphone compris. Et les usages changent : on partage les livres papier, faisons pareil avec le numérique, offrez un publie.papier à quelqu’un, mais dites-lui de vous donner le code, on ne s’en portera pas plus mal si vous êtes deux à lire... Et pensez que la plupart des sites de ventes en ligne autorisent l’envoi direct à un tiers en cadeau.

Il se peut que d’ici 2 ans tout ça paraisse bien banal, et que les dinosaures d’aujourd’hui vous proposent eux aussi, comme si c’était normal, la version bundle papier+epub. On aura eu la joie d’être les premiers.

Encore que... il n’y a jamais de premier dans ce genre d’aventure. Longtemps que les artistes diffusant leur musique en vinyle insèrent le code d’accès au mp3 dans la pochette. Et un de nos dinosaures favoris est déjà sur la piste d’une version papier seul, ou, mais en un peu plus cher, papier + epub. Nous ce sera le contraire : numérique seul, parce que là est la route, ou bien papier+epub au prix qu’eux ils proposent le papier seul.

Ce basculement, nous l’assumons dans ses conséquences (voir ci-dessous précisions pour les auteurs et les libraires). Dès le contrat d’auteur, qui sera entièrement neuf – patience, là aussi : en finalisation, parce que c’est compliqué, et que là aussi on est tout seul, démission intellectuelle des instances dites du livre qui s’en tapent, et hostilité de l’interprofession syndiquée –, basé sur une durée limitée à reconduction tacite, et primat de l’oeuvre sur ses déclinaisons selon support, avec un taux de rémunération significativement différent, base 18% pour les droits d’auteur papier+epub en POD, montant progressivement à 25% si plus de 1000 exemplaires, et pour la diffusion numérique 50% de la recette nette (soit 35% prix TTC qui reste l’obligation contractuelle au nom de la propriété intellectuelle, malgré l’aberration que c’est en diffusion numérique avec les 8 taux de TVA...).

 

aidez-nous, y a du lourd...


Claude Ponti (fabuleux Questions d’importance qui est notre porte-bonheur, et son décapant La table, à ne pas mettre en toutes mains), Antoine Emaz (Cuisine, livre essentiel, prolongement et extension de Cambouis dont j’avais été l’éditeur au Seuil), Didier Daeninckx, Régine Detambel (ses Blasons d’un corps masculin), Jacques Serena, Marie Cosnay (salutaire, beau et violent L’allée du bout du monde), Cathie Barreau, André Markowicz, Laurent Grisel, Michaël Glück, deux Jacques Ancet, ou l’art d’écrire de Dominique Dussidour... il y a de quoi se risquer dans notre catalogue sans trop de risque.

Mais nous poursuivrons notre mission originelle : passez voir le site, l’expérimentation, la liberté du contemporain, l’engagement, c’est chez nous. Les avez-vous lus, ceux qui aujourd’hui, dans les sites et les blogs, portent l’invention d’aujourd’hui ? C’est cette osmose-là qu’on recherche. Allez donc voir du côté de Joachim Séné, si la littérature n’a plus rien à dire au monde d’aujourd’hui...

Nous développerons aussi une solide collection d’essais, et notamment de réflexion sur le numérique, avec Washing Machine dirigée par Hubert Guillaud. Et dans quelques semaines l’irruption de publie.noir avec une maquette spécifique, plus nos retraductions (Kafka, Melville, Lovecraft pour ce lancement, mais Virginia Woolf et Horace qui arrivent main dans la main !).

Nous comptons sur vous. Nous avons vitalement besoin de soutien. C’est uniquement de vos commandes, pour respirer, pour toucher, pour lire, que dépend que notre expérience soit hors d’eau. Nous vous garantissons en retour ce double accès papier+epub, même si nous sommes convaincus d’ouvrir la route à une norme essentielle. En pleine symbiose, je le signale à nouveau, pour la formule commerciale comme pour l’absence de DRM, avec notre distributeur Hachette Livre.

 

comment procéder, et compléments pour les auteurs et les libraires

- Nous défrichons un domaine nouveau, la mise en place tient plutôt du modèle Lego, petite brique après petite brique, que du coup de baguette magique. Mais voilà, on y est, c’est comme d’avoir percé un tunnel : le jour où les livres arrivent dans la boîte à lettres du lecteur...
- La commande s’effectue auprès de votre libraire. Nos titres sont répertoriés par Hachette Livre chez Dilicom, et sont donc accessibles via l’ensemble des libraires, petits ou gros, en France ou à l’étranger. La commande transmise, le livre est imprimé dès le lendemain matin et expédié au libraire en retour. Bien sûr cela vaut aussi pour les grands sites de vente en ligne, libraires indépendants (voir l’allure que ça a déjà chez Dialogues à Brest par exemple, merci Charles Kermarec) ou grandes plateformes (Fnac, Amazon). Et bien sûr, dès notre site vous disposez de liens directs et suggestions libraires.
- Disponibilité immédiate chez les libraires partenaires. Nous souhaitons des partenariats avec quelques libraires acceptant d’accueillir l’ensemble de notre catalogue en stock physique. Dans ce cas, la commande passée chez eux vous est expédiée sans même le délai d’impression à la demande, qui ne sert qu’au renouvellement. Commande ferme ou mise à disposition, nous nous engageons à trouver avec vous la solution qui convient, et la promouvoir sur notre site. Discussions en cours avec plusieurs autres libraires, n’hésitez pas à prendre contact, bienvenue...
- Remises libraires : bien sûr la même que celle pratiquée dans le métier (on ne s’en mêle pas, c’est Hachette Livre qui gère, ils savent !). Seule contrainte, mais on n’est pas les seuls, commande ferme, pas de retour. Mais rien qui vous empêche de commander 5 ou 10 exemplaires d’un auteur de votre région, ou d’ajouter discrètement quelques Questions d’importance de Claude Ponti parmi ses merveilleux albums... N’hésitez pas à nous en parler, on peut faire le go between dans la période de mise en place (et ça nous permettra d’être au courant de vos initiatives)...
- Attention, en rodage ! Les métadonnées (un grand tableau Excel avec ISBN, auteur, titre, notice, prix, format etc) sont transmises à Dilicom comme pour tout éditeur. Mais il faut un push manuel pour certains autres circuits, d’ici quelques jours les vignettes de couv seront visibles sur le site Fnac on l’espère, et surtout apparaîtront dans l’ensemble des librairies associées au réseau Tite-Live – retard cause mois d’août. Nous travaillons d’autre part avec Tite-Live/ePagine (merci Stéphane Michalon et Christophe Grossi) à ce que, pour les livres commandés via les librairies indépendantes de leur réseau (et non des moindres !), le téléchargement de la version epub puisse se faire depuis le site de la librairie elle-même. En décidant de promouvoir le format papier+epub, nous comptons ainsi être les premiers à donner pour de vrai aux libraires indés une accroche dans le monde de la diffusion numérique, et un véritable avantage.
- Amazon et la mention en rupture de stock : les livres en impression à la demande, par nature, ne comportent pas de stock. C’est réglé chez amazon.us, où l’impression à la demande est depuis longtemps dans les moeurs, mais pas sur amazon.fr, qui maintient la mention même lorsque l’ouvrage, nous le savons, a déjà été expédié au lecteur. Hachette Livre en discussion avec Amazon pour régler ce bug, mais merci de ne pas en tenir compte...
- Les bibliothèques passent par leur fournisseur habituel. Grossistes ou libraire de proximité, ils sont à même de recevoir vos commandes selon vos procédures habituelles, marché public y compris, rien que du plus banal. Téléchargement de l’epub sur notre site, créer un compte au nom de l’établissement, puisque cela figurera sur le tatouage. Merci de mettre un coup de marqueur sur le QR code avant mise en rayon de l’ouvrage, mais on n’ira pas vérifier. Nous serons heureux de la présence de nos titres papier+epub dans vos liseuses en prêt, en contrepartie merci de nous tenir au courant de vos expériences, vos analyses nous seront précieuses.
- Prêts pour les commandes auteur... 25 ouvrages sont déjà validés, une quinzaine d’autres va suivre dans les heures et jours à venir. Hachette nous avait posé comme contrainte d’entrée dans leur système de distribution un premier contingent de 50 livres, nous en proposerons 57, et c’était réellement un marathon. Donc avec deux mois d’écart par rapport au processus initialement rêvé, mais la route sera longue, on va progressivement entrer, à partir d’octobre, dans une mise à disposition simultanée des versions numériques et papier+epub. Merci aux auteurs de votre patience, des fois nous on n’en a plus tellement. Il reste bien des points à régler, l’exemplaire de justif sera posté à mesure qu’on retrouvera du temps dispo, là toutes les urgences tombent ensemble. En tout état de cause, et selon la progression du nombre de titres validés, dès ce lundi 20 août nous pouvons lancer les commandes auteur. Elles seront expédiées directement à votre adresse, et facturées au prix éditeur, soit 52% du prix TTC. Ces exemplaires ne seront pas comptabilisés dans les droits d’auteur, et nous vous remercions d’avance d’un règlement à réception. Par contre, contrairement au contrat traditionnel, vous avez toute liberté de revendre ces ouvrages lors d’événements vous concernant. Nous vous demandons seulement de ne pas proposer la vente directe sur votre site, mais de toujours passer par un partenariat libraire.
- Enfin note pour les journalistes et libraires : nos services de presse numériques sont bien sûr à votre disposition sur simple demande. Et qui sait, on peut vous envoyer un livre papier en démo ?!
- Howard Ho !, disait Samuel Beckett.

 

Pas de forum sur ce billet d’information, mais bien sûr nous écrire à info //@// publie.net.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 août 2012
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