bla-bla z’ou pas | bulletin, le 6

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le dernier bulletin : « bla-bla z’ou pas »
- lire ou télécharger le n°6, 27 octobre 2012

 

les précédents
- n°5, 20 octobre 2012
- n°4, 13 octobre 2012
- n°3, 7 octobre 2012
- n°2, 30 septembre 2012
- n°1, 23 septembre 2012
(alt clic sur Mac pour le téléchargement)

 

Photographie en Une du bulletin, et de cette page : Emmanuel Delabranche.

 

l’édito


Les semaines s’enchaînent, on doit être à la fois à l’écran et en veille, garder l’écart pour l’imaginaire, ou l’intuition, et assumer l’entretien permanent de la machine – c’est très banal, c’est tout le monde.

Quand même l’impression que ce n’est pas tout à fait une machine comme les autres, sinon ces énormes diesel à cylindres linéaires qui poussaient les paquebots autrefois. Sinon l’impression d’une disproportion entre ce qu’on fabrique, semaine après semaine, mois après mois, et les résultats qu’on obtient : comme si ce qu’on faisait était difficile, ou marginal, alors qu’on rit tout seul en codant Arthur Maçon.

Il y a des rappels bruts, plus que bruts : Maryse Hache s’est éteinte, on a encore le livre tout juste composé et imprimé devant les yeux, on a en tête cette fête de blog qu’elle alimentait depuis deux ans, comme une conjuration.

Alors on avance. On suit d’un oeil sur twitter ou via retransmission des débats très sérieux à la SGDL – mais nous on a mis au point notre contrat sans qu’ils lèvent le petit doigt pour aider, les gens sérieux. Et on réfléchit aux textes, on les code, on les remet sans cesse sur l’établi, on apprend aussi à diffuser, propulser, et on prend de bonnes leçons. La différence c’est qu’ils ont le chauffage et pas nous, laissons-les au chaud. C’est juste que le décalage crée quelques grincements intérieurs : ils n’ouvriront pas Arthur Maçon, tous ceux-là.

Paquebot avec ses étages et ses coursives : cinq personnes à travailler en permanence aux InDesign, aux epubs, aux relectures et corrections, l’appui de nos distributeurs, numérique et papier, et tant de petites choses à régler dès le matin qui vous emmènent jusqu’au soir.

On n’a pas d’hésitation sur la route, parce qu’on n’a pas d’hésitation sur les textes. On se dit que ces apprentissages, en mois et en nuits, en travail fait et pensé ensemble, le livre papier vendu avec son code d’accès epub, aurait mérité un peu plus d’écho intérieur. Un semblant d’attention du monde du bla-bla. Fait rien, on tient.

François Bon

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 octobre 2012
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