Proust, hors série | la première fois qu’on parle de son livre

reçu par Alain Veinstein à "Du jour au lendemain"


Pas la peine de multiplier les émissions radio et les questions trop souvent prévisibles, mieux vaut s’en tenir aux lieux rares de parole libre, qui forent – et c’est toujours le cas avec Alain Veinstein, quel que soit l’invité (voir les archives de Du jour au lendemain).

Et donc se contenter d’indiquer ici le podcast de 36 minutes :

Proust est une fiction, dialogue Alain Veinstein & François Bon.

L’entretien diffusé hier a été enregistré il y a une dizaine de jours, mais à nouveau en visite hier à France Culture (la Maison de la Radio bardée tout autour de CRS en tenu complète de Ninjas avec pistolet et coquille d’insectes ou robots bande dessinée, parce qu’une quinzaine de militants égyptiens, de l’autre côté de la quatre voies, demandaient un peu moins de silence quant à l’actualité de leur pays... c’est la France), en sortant je croise Alain Veinstein dans le petit hall de la porte B, et un gardien qui le cherche, s’adresse à moi pensant que c’est lui, et puis une de ces dames communicantes sortir de l’ascenseur, se faire indiquer par ledit gardien qui était Alain Veinstein, et elle de le guider jusqu’à l’ascenseur : il était reçu en tant qu’auteur pour son roman Cent quarante signes, et donc considéré comme quelqu’un qui entrait à la Maison de la Radio pour la première fois ! Pour quelqu’un comme moi, accueilli pour la première fois à France Culture par Alain et Laure en 1982, c’était une seconde d’anthologie, et il a très bien joué le jeu !

Je rappelle aussi ma contribution aux 50 ans de la Maison de la Radio, commande de leur part qui devait être mise en ligne sur leur site en juin, mais repoussé à novembre : hommage au micros : une visite à la microthèque de Radio-France.

Pour ce qui est du livre, touché par les nombreux témoignages de lecteurs, et les petites images qui circulent sur Facebook. Les éditions du Seuil ont imprimé mon livre sans que les numéros de page figurent sur la table des matières, c’est pourtant décisif dans un livre construit sur l’idée de 100 séquences avec chacune un titre lié à une phrase de la Recherche, et un sous-titre permettant de repérer le contenu. C’était bien structuré et balisé comme tel dans le manuscrit transmis, idem le manus corrigé, avec aussi demande que cette table des matières figure en tête d’ouvrage, à l’américaine – même si je savais que là-dessus je n’aurais pas gain de cause, mais normal que l’éditeur ait sa charte graphique. Première fois en 30 ans et quasi autant de livres que ça m’arrive. Traditionnellement, la table des matières qui figure sur les deuxièmes épreuves, pour le « Bon à Tirer », ne comporte pas cette numérotation, qui est rajoutée d’un clic sur mettre à jour que les pratiquants d’InDesign connaissent bien. Je n’avais pas anticipé qu’un tel manquement soit possible. Je tiens à préciser que je remercie évidemment l’équipe éditoriale de Fiction & Cie, et notamment Flore Roumens ainsi que les deux correctrices, pour l’excellence, le soin et la précision habituels du travail d’édition. Et que j’en assume une large part de responsabilité, Olivier Bétourné ayant selon notre (vieille) habitude validé la parution en janvier depuis le chantier en cours, et qu’en mars-avril puis mai j’ai quasi récrit 2 fois tout le manuscrit, contraignant le Seuil à finaliser l’ouvrage fin juillet au lieu de mi-mai ou fin juin comme demandé...

Ce sera corrigé au retirage, me promet le Seuil. En l’attente, celles et ceux qui m’ont fait l’honneur de se procurer le livre peuvent télécharger ici la table des matières corrigée, et même l’imprimer etc ! Vous pouvez aussi rapporter le livre à votre libraire pour défaut de fabrication, ça permettra d’aller plus vite au retirage et que vous en bénéficiiez...

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Proust est une fiction, table des matières imprimable.

Le même problème – mais réglé j’espère – avec l’édition de Proust est une fiction en version numérique : lors de la première commercialisation, le prestataire du Seuil ayant remis à Eden un seul fichier xml sans balisage dans l’epub pour l’ensemble du texte, quelque chose d’assez ahurissant pour quiconque a touché un peu à l’édition numérique. J’espère que l’alerte servira au Seuil pour reprendre son process de validation en interne (hello, quelqu’un a un Kindle ?), et j’incite mes collègues auteur à faire la même manip de téléchargement de leurs propres titres sur iTunes ou KindleStore pour contrôle, on est quand même les premiers concernés. J’ai depuis reçu un epub corrigé, et donc je suppose qu’il a été mis à jour sur iTunes, KindleStore, ePagine etc., pas trop l’époque pour aller faire 2ème achat juste pour vérif.

Si vous avez téléchargé dans une librairie numérique (je précise bien librairie, parce que, comme l’ensemble des titres de la rentrée, le livre est déjà dispo en version piratée sur les « torrents » – apparemment une sorte de vengeance du site de piraterie organisée Team Alexandriz soi-disant auto-dissout cet été par crainte judiciaire, et apparemment avec la bénédiction de tous les intellectuels du web comme « savoir commun », sais pas s’ils tiennent le même discours à leur boulanger du matin) –, n’hésitez pas à demander à la plateforme où vous l’avez téléchargé la version mise à jour. Il ne m’est pas possible, là, de remplacer l’éditeur.

Tout ça bien sûr à oublier le plus vite possible, j’espère, dès que vous serez dans cet hommage Proust qui m’a comme retiré au monde pendant cinq mois l’hiver dernier.

Et encore merci à Alain Veinstein pour ce qu’il nous autorise.

Je signale aussi la parution en Points Seuil de mon Autobiographie des objets, magnifique réalisation graphique dans cette version poche...

 

Photo ci-dessus : église d’Illiers-Combray, juin 2013.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne 20 septembre 2013 et dernière modification le 5 octobre 2013
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