Jean Rolin | Ormuz, la douceur et la guerre

l’infatigable et inimitable voyageur à nouveau dans une des zones les plus sismiques de la planète et son désordre


uniformité qui développe chez moi le sentiment rassurant
d’être nulle part, ou d’être n’importe où
J.R., Ormuz.

 

Jean Rolin, où voyage-t-il, sinon peut-être déjà en nous-mêmes ?

Dans la carte du monde qu’on porte forcément à l’intérieur, depuis l’enfance et l’école, mais ravivée par chaque mythe, chaque friction du réel ?

Je sais que Jean Rolin voyage pour de vrai. La dernière fois que je l’ai vu, il venait de passer quatre mois à Los Angeles, racontant qu’il avait dormi dans un motel qui, à cause de la proximité de l’autoroute suspendue, louait ses chambres pour moins de 40 dollars nuit. Mais Jean n’a pas le permis de conduire : il a fait quoi, sans voiture, à L.A… ? Et là c’était dans la base sous-marine de Saint-Nazaire, rassemblés par Patrick Deville pour une lecture des Voyages insensés de Vassili Golovanov, et Jean, pour écrire, s’était fait prêter pour 2 mois une chambre dans ces immeubles entre vent et mer de l’estuaire. Quelques mois plus tard paraissait son livre sur/avec Britney Spears.

Jean Rolin, j’ai tous ses livres. Ils sont la même musique, n’importe où que cet homme flottant aille traverser sa part de monde. J’en ai bien sûr quelques-uns qui me rejoignent de bien plus près. Ainsi, Zones, et l’idée de faire le tour de Paris sans jamais revenir chez lui, à quatre stations de métro, décrivant hôtels, carrefours, cinémas, nuits et bars. Ou ce passage que j’utilise souvent en atelier avec les étudiants, entrer dans Sarcelles à pied, quand – pour nous – l’entrée dans les villes de périphérie se fait toujours par le point précis où nous laisse la station de bus ou de métro. L’autre livre qui m’est inifiniment proche, celui que je considère (mais c’est idiot, l’oeuvre ne se divise pas, c’est comme une carte de géographie, on ne va pas en déchirer un bout juste parce que ça nous plaît mieux), c’est Terminal Frigo, le tour de France par les ports, de Dunkerque à Toulon, en vivant de 3 à 5 semaines dans chacun. Il se passe quoi ? Rien. Il se voit et dit quoi ? Tout.

 

 

Jean Rolin est un aérien. Je n’aurais pas d’autre mot, mais c’est cette qualité qui nous fait tant de bien à nous, les terrestres. Peut-être aussi pour ça qu’il peut parler de la mer, l’histoire de la durite en route pour l’Afrique, ou cet hôtel bloqué devant ses couchers de soleil pendant la guerre Israël et Liban, comme il peut parler des chiens errants de Mexico, et nous tenir tout un livre sans rien parler d’autre de la ville que ces chiens.

Contre nos divisions et nos genres, un des plus beaux points d’entrée dans l’oeuvre serait ce gros livre, L’homme qui a vu l’ours, aussi chez POL, et qui rassemble ces reportages qui ont aussi été son gagne-pain ponctuel. Mais même si c’est pour le magazine Air France, qu’on aille en Sibérie et vers le pôle nord, ou bien cette scène qui pourrait être emblématique de toute l’oeuvre de Jean : en pleine première guerre irakienne, après l’envahissement du Koweit, il est 3 jours au poste-frontière égyptien, au check-point qu’il ne peut franchir, et où arrivent en 4x4 bondés les réfugiés koweitiens. Il ne décrira que cela – les 4x4, le poste, la piste, les barrières, l’hôtel, et nous on aura le texte le plus essentiel et crucial qui remplace tout ce qu’on a lu et appris de cette guerre. Un déni du politique, au nom même du politique.

 

 

C’est pour tout cela qu’Ormuz, le nouveau livre, est du Rolin grand cru. Pas pour trier ou classer, ou cirer les pompes.

Juste, tout d’abord, pour l’indécidable. On dort, au Qatar, dans un certain hôtel W. Quant au personnage qui dédouble le narrateur, prétend traverser à la nage le détroit d’Ormuz, comme Pierre Patrolin, chez POL il y a 2 ans, avait fait la traversée de la France à la nage, il s’appelle Wax, comme la cire molle qu’on pétrit dans ses mains.

On s’imagine Jean Rolin sur toutes les rives, au bord des villes les plus improbables, et bien probable, avec sa technique et son savoir du voyage, qu’il soit vraiment allé là-bas se planter sur les rambardes devant la mer, ait regardé sur l’horizon de mer ces îles au nom sans voyelles. Possible aussi, s’il a mis les Instituts français ou Alliances françaises dans le coup, qu’il ait été invité à bord d’un des bateaux militaires qui s’y ennuient – mais ce sont de telles scènes archétypes.

La nouveauté d’Ormuz est peut-être liée à cet indécidable. Jean était un passager de la terre qui marchait les mains vides. À Los Angeles, dans le motel, il avait un MacBook comme nous autres, et même un téléphone en poche (pas répéter), et dans Ormuz le monde de Jean Rolin, comme notre monde à chacun de nous, est la somme des rapports par lequel nous interférons avec lui, captons ses signes ou les lui extorquons, et nous le représentons.

Dans Ormuz, la réalité est cet ensemble complexe, en partie invisible (littéralement, puisque les brumes et les îles interdisent qu’on en ait une vue globale, de quelque point qu’on l’explore). Les bateaux de guerre eux-mêmes sont en partie dans le flou, victimes potentielles des tout petits bateaux pirates iraniens et leurs roquettes. Et les ports, sont des parkings où ils ont l’air vaguement ridicules, ces bâtiments de tous pays, du Pakistan à la Colombie (oui), revendus d’occasion de pays à pays, en attente ici du déferlement d’un conflit qui ne déferle pas.

Et c’est bien cela le noeud du projet Rolin. L’histoire qui se fait, ici, c’est l’histoire du monde. Mais, à mesure qu’on en approche le centre le plus sismique, elle n’est plus que ces mannequins décorés, ces mondanités avariées, ces manoeuvres où le sous-marin nucléaire le plus moderne pourra se faire écharper par un vulgaire porte-conteneurs.

Et cela fascine évidemment encore plus, quand cette zone est à nouveau et à nouveau un des pires points rouges du risque que prend vis-à-vis d’elle-même l’humanité.

La question, avec Internet, c’est que Jean Rolin, et les tours du monde qu’il a accumulés, aurait pu faire ça d’une de ces chambres louées qu’il affectionne... Une des phrases d’anthologie qui lui est habituelle, tiens, à Dubaï : De ma chambre, située dans les étages supérieurs de l’hôtel, je pouvais voir toute la partie de la ville qui s’étend à l’ouest de la Creek et dans la soirée briller au loin – et scintiller en cascade au tournant de chaque heure – les lumières de la Burj Khalifa, un élément d’exotisme ou de dépaysement dont je me serais largement contenté, quitte à ne sortir de cette chambre qu’aux heures des repas – et encore l’hôtel disposait-il d’un room-service –, si j’avais séjourné à Dubaï pour mon plaisir. Mais lorsque, dans la suite immédiate du récit, qui avance par suite de séquences brèves non numérotées, nous imposant une façon lacunaire, parcellaire, qui accroît la vitesse et nous contraint à nous coller littéralement aux éléments de réel fourni, on retrouve un autre élément archétype de la narration Rolin (thème : vous êtes à Dubaï, vous marchez jusqu’à la mer, racontez), on n’imagine pas qu’il n’ait pas pratiqué lui-même ce qu’il nous conte, même si Jean garde tous ses secrets d’écriture : notes sur place et rédaction immédiate à l’hôtel, notes au retour à l’hôtel et rédaction dans la chambre d’écriture au retour en France, pas de notes et recomposition depuis le souvenir ? Et c’est bien pour cela qu’on marche.

 

"Aller sur Google Earth et chercher Jebel Ali, on verra le porte-avions..." (ici août 2012).

 

Et c’est ainsi que les outils de l’enquête web deviennent dans Ormuz des éléments de récit. C’est évidemment une composante banale de toutes les démarches narratives contemporaines, de Stephen King (le magistral 11.22.63) à Philippe Vasset, mais où on attendait moins Jean Rolin. Il est question de Google Earth, ses zones floues ou imprécises, et les navires dont on arrive à quasiment suivre les mouvements grâce à la petite échelle temporelle que propose Google en remontant pour le même port la suite des images depuis 2003. Il y a les annuaires et les sites qui permettent de suivre en temps réel les mouvements de tous navires – non parce que c’est fascinant en soi, mais qu’est-ce que cela change alors à la possibilité romanesque ou narrative ? Il y a les banques d’images et les bases de données secrètes. Ou comment remonter telles archives concernant des manipulations soigneusement mises à l’abri du regard public. Récemment, dans Tomates, POL imprimait en bas de page les URL que citait Nathalie Quintane (je parle du livre imprimé, pour tous ces livres récents, possible bien sûr lire en numérique). Jean Rolin, dans Ormuz, nous interpelle en tant que lecteur pour partir à la recherche des données dont il a disposé lui-même : il nous dit de chercher Footage of Iranian speed-boats attacking in 1985, et vous tombez immédiatement sur la vidéo ci-dessous, qui manifestement n’a pas été trafiquée par Jean-Paul Hirsch [1] pour les besoins de l’illusion romanesque :

 

 

Est-ce que ça enlève quoi que ce soit au travail de l’écrivain, raconteur d’histoire, décrypteur de sens, organisateur de la dramaturgie du monde ? De ce passage d’Ormuz, je me souviendrai à jamais que Jean Rolin met l’accent sur la bande-son, et les cris d’une joie hystérique des soldats quand leur roquette touche la cible : Parying Mantis (mante religieuse), fait elle aussi l’objet de plusieurs vidéos accessibles sur YouTube, dont l’une au moins atteste que les militaires américains partagent avec leurs adversaires l’habitude de pousser des hurlements pour saluer les coups au but. L’écriture, quand elle approche le démon même de l’humanité, ne tranche pas entre les camps, mais s’en prend à l’homme même. Il y a des trafics de clés USB, des types qui font des réussites sur l’écran de leur ordi, tandis que jamais ne se lèvera la brume qui pourrait accorder aux protagonistes de l’événement même la visibilité minimum sur ce qui nous concerne au premier chef, le caractère chaotique du présent, les résidus obsolètes qui pourtant peuvent s’avérer ici décisifs dans une bascule qui nous prendrait tous.

Et dansent longtemps dans la tête, après lecture, avec ces images de mer armée, la danse d’un appareil militaire démultiplié et que nul ne contrôle plus, et pourtant tenant du bricolage, alourdi de paperasse, l’ensemble des toponymes. Est-ce qu’une île, où qu’elle soit, tolérerait un nom médiocre, un nom qui ne rêve pas ?

FB

 

Jean Rolin | Ormuz (extrait – p 182-188)


Arrivés à Minab après le coucher du soleil, nous nous y étions établis à l’hôtel Sadaf, « La Perle », dont je ne conserve d’autre souvenir que celui-ci : vers 10 heures du soir, alors que je me préparais à dormir, Navid était venu frapper à ma porte pour me signaler que deux flics en civil m’attendaient à la réception. Il l’avait fait avec son ingénuité habituelle et sans laisser paraître aucune inquiétude, puisque, de son point de vue, ces deux flics, probablement alertés par le réceptionniste de l’hôtel, ne pouvaient me vouloir que du bien. Personnellement, je voyais les choses autrement. Même si la certitude de n’avoir enfreint jusque-là aucune loi de ce pays m’inspirait une certaine confiance. Mais peut-être les deux flics n’étaient-ils pas de cet avis ? Peut-être, le contexte s’y prêtant, me soupçonnaient-ils d’être un espion, comme pouvait le suggérer mon insistance à visiter toutes les îles du détroit, équipé de cartes détaillées, calculant des distances – ou m’efforçant de les calculer – et prélevant sur le rivage des échantillons de roches, en vertu de l’innocente habitude contractée lors de cette baignade en Oman ? Les deux flics, leur visage n’exprimant rien de particulier, étaient assis côte à côte sur une banquette dans le salon de l’hôtel, au-dessous d’un récepteur de télévision diffusant une série coréenne dont j’avais suivi l’épisode précédent, par hasard, à bord de la vedette qui la veille nous avait ramenés de l’île d’Hormoz. Navid avait assuré la traduction des dialogues doublés en persan (comme il assurerait bientôt celle de mes échanges avec la police), outre que l’intrigue était assez simple – il s’agissait des amours contrariées, mais finalement victorieuses, d’un prince et d’une princesse – pour que l’on pût à la rigueur s’en passer. Les flics persistaient à me considérer avec la même absence d’expression, bienveillante ou malveillante, que si j’avais été une valise, susceptible – mais pas vraiment – de contenir une marchandise prohibée (plutôt qu’une bombe à retardement). Maintenant qu’ils avaient pris la peine de se déranger, à cette heure avancée de la soirée, pour venir jusqu’à l’hôtel, il fallait bien qu’ils tirent de moi la substance de quelques lignes d’une main courante, mais ils ne semblaient pas m’envisager comme une menace sérieuse pour la sécurité de la république islamique. « Qu’êtes-vous venu faire à Minab ? » me demandèrent-ils tout d’abord, sans se départir de leur absence d’expression. Or je n’étais rien venu faire à Minab, ne m’étant arrêté dans cette ville – au demeurant réputée pour son marché hebdomadaire, lequel se tenait justement le lendemain -que parce qu’elle constituait une étape sur la route de Jask, un port situé sur le golfe d’Oman à environ 300 kilomètres au sud-est de Bandar Abbas, et donc à l’entrée du détroit plutôt qu’à l’intérieur de celui-ci. Et je sentais qu’il était plus prudent de n’en rien dire, dans la mesure où Jask, même si l’on ne m’avait notifié aucune interdiction de m’y rendre, ne présentait pas le moindre intérêt touristique, au moins de leur point de vue, mais passait en revanche pour abriter une base, encore une, de la marine régulière ou de celle des pasdaran (plutôt de la première, d’après la documentation que j’avais consultée à ce sujet). Aussi leur répondis-je que j’étais venu pour le marché, argument d’autant plus plausible que ce dernier était chaudement recommandé par le guide Lonely Planet (lequel, en revanche, ignorait tout de Jask). Bien. Et qu’avais-je l’intention d’acheter sur le marché de Minab ? J’aurais pu tenter de faire de l’esprit, et leur dire par exemple que j’avais l’intention d’acheter un chameau, ou une chèvre, les policiers, et d’autant plus qu’ils servent des régimes plus sévères, étant souvent friands de ce genre de blagues. Mais je leur répondis simplement que j’étais venu pour voir, plutôt que pour acheter. Tout cela par le truchement de Navid – dont le conformisme politique, et la confiance aveugle dans les forces de sécurité, m’apparaissaient dans cette circonstance comme un atout –, et sans cesser de suivre discrètement, par-dessus leur épaule, le déroulement de ce feuilleton coréen illustrant les amours contrariées d’un prince et d’une princesse. Et prévoyais-je, par la suite, de retourner aussitôt à Bandar Abbas ? Oui, je prévoyais de retourner aussitôt à Bandar Abbas. Ce qui n’était d’ailleurs qu’un demi-mensonge, puisque je prévoyais en effet d’y retourner, mais seulement après m’être rendu à Jask. Au début de cet entretien, j’avais éprouvé une vague crainte que Navid ne me trahisse, en mentionnant mon désir d’aller à Jask, mais c’était faire peu de cas de sa loyauté, laquelle, bien qu’il fût un supporter du régime, l’obligeait en ce moment vis-à-vis de moi plus que vis-à-vis des deux flics.

Le lendemain matin, sur la route de Jask, qui le plus souvent se tenait à égale distance de la mer et des montagnes, filant droit au milieu d’une plaine désertique où saillaient çà et là de ces amas rocheux que l’on aurait dit sur le point de tomber en poussière, la température s’est élevée jusqu’à 45° avant de redescendre, sous l’influence d’un vent de sable qui masquait le soleil et limitait dangereusement la visibilité. L’atmosphère était saturée de cette même poussière jaune dont les montagnes semblaient faites, et dont de minces filets sinuaient frénétiquement, comme des mèches de fouet, sur le revêtement de la chaussée. Quand la visibilité s’améliorait, on distinguait de part et d’autre de la route, sur la ligne de crête ou le long du rivage, des installations militaires, généralement de taille modeste, dont le paysage était équitablement saupoudré. À l’entrée de Jask, la circulation était filtrée par un ouvrage permanent, avec une guérite en dur et une barrière mobile, gardé par des hommes en treillis. Au milieu de la ville, qui donnait quant à elle l’impression d’avoir été bâtie à la hâte et dans un certain désordre, une reproduction en miniature d’un patrouilleur de type Houdong se dressait sur le terre-plein central d’un rond-point, et un navire du même modèle, avec les conteneurs de ses missiles C 802 bien visibles sur la plage arrière, était mouillé à l’abri des jetées du port. (Un navire exactement semblable, observai-je – au point qu’il s’agissait probablement du même – à celui figurant sur les photographies que l’un des officiers du Cassard m’avait fait parvenir, au moment où le bateau escortait YUSS Enterprise lors de son passage dans le détroit.) Pour atteindre le port, après avoir contourné le rond-point, il fallait emprunter sur une grande distance un boulevard longeant une plage élégamment incurvée qui s’étendait à perte de vue dans la direction opposée (vers le nord), et sur laquelle des vagues se brisaient avec fracas, poussées par le même vent qui faisait se lever la poussière. Alors que ma nervosité allait croissant, aiguisée par l’atmosphère martiale que je sentais peser sur cette ville, Navid, parfaitement décontracté quant à lui, voulut s’arrêter près du port pour acheter du poisson à l’abri d’un marché couvert. Une fois le poisson chargé dans la voiture, il prétendit que nous traînions dans Jask à la recherche d’une boutique débitant de la glace pilée mais cette fois je m’y opposai fermement, car je ne tenais pas à attendre la nuit pour franchir à rebours le barrage établi à l’entrée de la ville. Bien entendu, nous l’avons passé sans encombre, Navid maugréant qu’il en serait allé de même un peu plus tard, si nous avions pris le temps d’assurer la réfrigération de sa godaille. Par bonheur, le coffre était étanche et l’odeur du poisson tardait à envahir l’habitacle. Après quelques dizaines de kilomètres, alors que la nuit tombait et que Navid me donnait l’impression d’avoir baissé les bras, il s’est arrêté pour interroger un motocycliste en panne sur le bas-côté de la route, et celui-ci nous a indiqué sur la gauche, dans le désert, une piste mal tracée, à peine visible dans l’obscurité, qui menait à une coopérative de pêche, en bordure d’une mangrove, où il semblait que l’on pût trouver de la glace.

 

© Jean Rolin, Ormuz, éditions POL, 2013.

[1Voir sur YouTube les vidéos réalisées par Jean-Paul Hirsch avec Jean Rolin, sur Britney Spears ou sur notion de paysage.


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1ère mise en ligne 21 septembre 2013 et dernière modification le 28 octobre 2013
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