H.P. Lovecraft | L’ombre qui prit Innsmouth, §233

un récit essentiel de H.P. Lovecraft, en présentation bilingue


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I met also that which had been her grandmother. For eighty thousand years Pth’thya-l’yi had lived in Y’ha-nthlei, and thither she had gone back after Obed Marsh was dead. Y’ha-nthlei was not destroyed when the upper-earth men shot death into the sea. It was hurt, but not destroyed. The Deep Ones could never be destroyed, even though the palaeogean magic of the forgotten Old Ones might sometimes check them. For the present they would rest ; but some day, if they remembered, they would rise again for the tribute Great Cthulhu craved. It would be a city greater than Innsmouth next time. They had planned to spread, and had brought up that which would help them, but now they must wait once more. For bringing the upper-earth men’s death I must do a penance, but that would not be heavy. This was the dream in which I saw a shoggoth for the first time, and the sight set me awake in a frenzy of screaming. That morning the mirror definitely told me I had acquired the Innsmouth look.


Je rencontrais aussi celle qui avait été sa grand-mère. Pendant quatre-vingts ans, Pth’thya-l’yi avait vécu à Y’ha-nthlei, et c’est là qu’elle était revenue après le décès d’Obed Marsh. Y’ha-nthlei n’avait pas été détruit quand les hommes d’en haut avaient envoyé la mort dans le fond des mers. Y’ha-nthlei avait été blessé, mais pas détruit. Les Anciens du Profond ne pouvaient jamais être détruits, même si la magie paléogène des Grands Anciens oubliés pouvait parfois les repousser. Maintenant, ils se reposaient ; mais un jour, s’ils se souvenaient, ils se lèveraient encore pour le tribut qu’exigeait le Grand Cthulhu. La prochaine fois, ce serait une ville plus grande qu’Innsmouth. Ils avaient souhaité s’y répandre, et y avaient apporté ce qui les y aiderait, mais maintenant ils devaient attendre de nouveau. Pour avoir apporté sur eux la mort donnée par les hommes d’en haut, j’aurais à faire pénitence, mais elle ne serait pas si lourde. C’est dans ce rêve que je vis pour la première fois un shoggoth, et la vue me réveilla dans une frénésie de cris. Ce matin-là, le miroir me dit que j’avais acquis pour de bon le type Innsmouth.
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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 1er janvier 2018
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