#rectoverso #03 | quelque chose d’encombrant

#3 – Après Camille Laurens Recto. Il y a quelque chose d’encombrant dans sa vie, quelque chose qui pourrait bien expliquer insomnies, malaises, mal-être. Celle colère sourde qu’elle refuse de laisser s’exprimer. Se conformer, décider que oui, vraiment, c’est mieux comme ça, plus simple, plus facile à vivre, moins contraignant. Il y a encore et toujours cette rancœur, cette mère Continuer la lecture#rectoverso #03 | quelque chose d’encombrant

#rectoverso #01 | errances/fraîcheur

RECTO | ERRANCES . Pour apprendre à chanter, il faudra accepter d’entrer dans un groupe de voix… Elle les appelle les VTT, ou Voix tous Terrains. Ça me va bien. Le tout terrain surtout. Elle accueille les amateurs l’un après l’autre, Portes ouvertes est-il écrit sur les portes du conservatoire. Portes ouvertes, la sienne semble l’être en grand. Son écoute Continuer la lecture#rectoverso #01 | errances/fraîcheur

#07bis / En montant, en inspirant.

D’abord, il y a l’odeur de cire : l’encaustique. Celle que la concierge applique régulièrement sur les marches, faire briller, apposer l’avertissement dans l’entrée : ‘attention, escalier glissant’. La même odeur qui sourd sous les portes des appartements, irrégulièrement. La dame du deuxième s’y emploie souvent, ceux du quatrième moins fréquemment, …. dans l’appartement, elle surgit aussi après le passage de la Continuer la lecture#07bis / En montant, en inspirant.

#07 | de la préparation du corps: S’élever

D’abord des mains. Petites. Accrochées aux barreaux de la rampe. Se hisser à la force de ces mains-là, de ces muscles rachitiques, monter, monter. Les pieds suivront. Puis il faudra lâcher la rambarde, celle que le grand-père appelle ‘main courante’. D’ailleurs, on courra. On courra en montant, on courra en descendant. Il s’agit d’un escalier de vie. Se hisser, ne Continuer la lecture#07 | de la préparation du corps: S’élever

#été2023 #05bis | Sapo, Sapo

C’est vraiment une très petite fille. Elle doit avoir six ou sept ans, mais format cinq plutôt. Elle court le long de la rue, je la vois passer le matin, devant ma boutique ; elle s’arrête au coin, elle attend sa copine, et les voilà reparties toute les deux en courant. Elle ne sont pas en retard, non, c’est comme ça Continuer la lecture#été2023 #05bis | Sapo, Sapo

#été2023 #05 | ce qui échappe

La vieille fille du 2è Je viens de croiser la petite du sixième. Cette gamine est infernale, elle m’agace profondément. Elle grimpe les étages à toute vitesse, et quand elle descend, encore plus vite, … un vacarme insupportable. Elle dit tout de même bonjour, il manquerait plus qu’elle oublie. Des fois, elle est avec sa mère. Jamais vu le père Continuer la lecture#été2023 #05 | ce qui échappe

#été2023 #04bis | sept dimanches

Dimanche soir. Journée passée à la campagne, chez les grands parents. Endormie dans la voiture du retour. Poids de l’enfant de deux ans : 10 kilos. En dessous de la moyenne, légèrement rachitique. Six étages dans les bras de son père. Il adore la porter, toute molle, assoupie, chaude. La poser dans son lit après un déshabillage partiel : chaussures, Continuer la lecture#été2023 #04bis | sept dimanches

#été2023 #03bis | quatre par quatre

En montant, en rencontrant Elle les a rencontrés un par un : La ‘vieille fille’ du premier qui ne disait pas bonjour, qui regardait l’enfant comme s’il avait fallu vite la remettre dans une cage. Vieille fille, c’est comme ça qu’on disait dans la famille. Les grands-mères s’étaient chargées de la définition : pas mariée, jamais mariée, pas d’homme dans sa vie, Continuer la lecture#été2023 #03bis | quatre par quatre

#été2023 #03 | comme je l’avais dit, Gertrude Stein

Comme je l’ai dit, déjà, elle est d’abord toute petite. Très petite même, puisque plus petite que prévu, venue trop tôt mais vivante. Légère à porter dans l’escalier, dénivelée lentement parcourue pour ne pas casser la minuscule personne qui s’ajoute, tout en haut, sous les toits. Toute petite place dans tout petit appartement. Pas grave, car tout petits parents aussi… Continuer la lecture#été2023 #03 | comme je l’avais dit, Gertrude Stein