A propos de Eve F.

Rédige des assignations et des conclusions, défend le veuf et l'orpheline, écrit sur le Droit et son envers, la Justice et ses travers, le bien-être et son contraire, les hommes et pas que, le bruit du monde et ses silences, aussi.

#anthologie #32 | Terra incognita

C’est un pays qui a sur la carte du monde la taille d’une tête d’épingle. Pourtant quand on est dedans, on se croirait comme dans une fourmilière. Beaucoup de monde partout, mais aucune suractivité des habitants dont les gestes, le regard, l’allure générale sont, pour qui arrive ici sans être prévenu, déconcertants. Le premier mot qui vient à l’esprit en Continuer la lecture#anthologie #32 | Terra incognita

#anthologie #29 | Intérieur, Voix

Reprise Anthologie 1 Dura lex sed lex Vérifier que toutes les pièces sont bien ordonnées dans le dossier. Mais enfin pourquoi toujours vérifier, ordonner, on dirait ta mère, la comptable qui alignait des chiffres à longueur de journée et qui une fois rentrée à la maison te demandait de ranger ta chambre, de tout bien ordonner/ Allez viens, on s’en Continuer la lecture#anthologie #29 | Intérieur, Voix

#anthologie #28 | Cinq petits tours et puis s’en vont

Extrait #anthologie #25 | Une odeur peut en cacher une autre 16 juillet carnet journalier été 2024/odeurs et plus encore / Jour de marché Etal de S.: fils de maraicher/collégien/pas réveillé/compter la monnaie c’est compliqué/odeur de l’insouciance pour l’argent/un kg de haricots facile à peser/sonnerie de son téléphone portable à côté de la balance/libertango d’Astor Piazzolla/mon regard étonné/ « j’apprends le Continuer la lecture#anthologie #28 | Cinq petits tours et puis s’en vont

#anthologie #27| Puisqu’il faut commencer, commençons

Avez-vous remarqué que les histoires qu’on se raconte depuis quelque temps, comme celles qu’on entend deci delà, sont de plus en plus étranges. Je ne parle pas de celles qu’on se raconte à soi-même. Celles-ci ont toujours été hors compétition. Je parle de ces histoires capables de nous mettre la tête à l’envers. Je parle de ces histoires dont on Continuer la lecture#anthologie #27| Puisqu’il faut commencer, commençons

#anthologie #26 | De près comme de loin

De loin ça ressemble à une musique d’ambiance d’un soir d’été, comme un bruit confus de notes légères. En s’approchant un peu de là où le son remplit l’air, on arrive à distinguer le grésillement de quelques accords grattés sur une guitare amplifié par une possible sono mal réglée, de paroles en anglais chantonnées qui tentent de prendre le dessus. Continuer la lecture#anthologie #26 | De près comme de loin

#anthologie #25 | Une odeur peut en cacher une autre

16 juillet carnet journalier été 2024/odeurs et plus encore Jour de marché 7H00/odeur des draps encore chauds/ se lever tôt si on veut des haricots/odeur de la nuit envolée dans la maison qui dort encore/trois gouttes de romarin dans le creux des mains/ selle du vélo mouillée sous la rosée/odeur de l’enfance trois roues puis deux/odeur des parents derrière, puis Continuer la lecture#anthologie #25 | Une odeur peut en cacher une autre

#anthologie #24 | Des bêtes et des hommes

C’est une histoire à dormir debout. A faire rugir les loups. On n’y verra peut-être pas beaucoup de gens dormir. Parce qu’elle peut tenir éveillé des nuits entières. Laissons-la parler. Je suis un animal traqué. Les humains sont de bien curieuses bêtes, ils – enfin certains – aiment le cochon d’élevage en barquettes dans les supermarchés, ils  – enfin certains Continuer la lecture#anthologie #24 | Des bêtes et des hommes

#anthologie #23| Tomber de haut

On n’a pas perdu de temps. C’était écrit sur l’affiche collée au mur du couloir à côté du porte manteaux. Qu’il fallait faire vite.  Les consignes, on les avait apprises par cœur. Depuis le début de la guerre en Ukraine, depuis l’apparition de ces trainées blanches dans le ciel au passage d’avions fantômes, depuis les coups d’état en Afrique, les Continuer la lecture#anthologie #23| Tomber de haut

#anthologie #22 | Une rue, pas deux, pas trois, ma rue

C’est une rue de banlieue, banale, entre deux ronds-points, communs, d’une longueur que je ne saurai définir, assez étendue pour accueillir de part et d’autres : quelques pavillons qui ont résisté à la grande marée du béton des années soixante, des bâtiments d’Habitation à Loyer Modéré à taille encore humaine fraichement repeints, fenêtres en pvc à l’avant, petits balcons à l’arrière, Continuer la lecture#anthologie #22 | Une rue, pas deux, pas trois, ma rue