#L4 sentimenthèque

de Camus : l’Étranger. Infinie marche éblouie au milieu du soleil jusque dans le four des cris – des mots fous d’errance désincarnée une vie dépouillée jusqu’à l’effarement, dénudée à l’os posée au bord du monde éternel et indifférent. Être parlé Continuer la lecture #L4 sentimenthèque

#P3 | tu perds un peu de poids

…tu perds un peu de poids, peu d’heures après qu’elle expulse les os – délivrée, sorti du four le mioche – tronche mains fripées recuites comme un vieux gant de boxe ou une pâte desséchée, fendillée, craquelée – pareille la pulpe Continuer la lecture #P3 | tu perds un peu de poids

Deux lignes d’environ. dix fois et à peu près.

… (franchir le seuil bonjour avancer s’asseoir m’allonger…) poser les talons sur le fil usé. nous deux dans les tentures d’encore un peu la nuit. dos brins rompus épuisé. (le vieux tapis rouge sang taché m’étalé sous les pieds…) … Continuer la lecture Deux lignes d’environ. dix fois et à peu près.

dans cette nuit peut-être

… les flocons bleus du gyrophare sur les murs les éclats jaunes des phares lorsqu’ils croisent, la chaleur asphyxiante sous la couverture serrée, les sangles qui écrasent le ventre compriment la poitrine emprisonnent-serpent les chevilles les poignets, le ronron du Continuer la lecture dans cette nuit peut-être