A propos de JLuc Chovelon

Prof pendant une dizaine d'années, journaliste durant près de vingt ans, auteur d'une paire de livres, essais plutôt que romans. En pleine évolution vers un autre type d'écritures. Cheminement personnel, divagations exploratives, explorations divaguantes à l'ombre du triptyque humour-poésie-fantastique. Dans le désordre.

#rectoverso #02 | disparition

à ce stade de la nuit, je ne sais pas encore où je me trouve. L’impression de dormir dans un endroit inconnu. Mon esprit se réveille juste assez pour goûter au plaisir d’y être. Je suis dans mon studio. Chez moi. Pour la première fois de ma vie, je peux me dire que je suis chez moi. C’est un sentiment Continuer la lecture#rectoverso #02 | disparition

#rectoverso #01 | où l’on parle de pâte de coings, de Mozart, de fenêtres et d’un rêve bizarre

RECTO Des jours d’été comme celui-ci, la chaleur anesthésie la ville. Elle est emprisonnée dans l’univers minéral que l’homme a édifié à l’endroit même où les arbres l’avaient accueilli quand il cherchait à fuir le temps figé de la pierre. Et elle l’emprisonne à son tour dans les grottes empilées qu’il s’est construites pour le condamner à vivre sa réalité Continuer la lecture#rectoverso #01 | où l’on parle de pâte de coings, de Mozart, de fenêtres et d’un rêve bizarre

#boost #15  | la note

La note. Note de musique. Son. Tourbillon de toutes les notes de musique. Tourbillon de tous les sons de l’univers concentrés en un seul. La note de musique qui s’élève. Le son du monde qui vibre. Un battement, un rythme qui porte la lumière et les ténèbres. Un chant dans lequel toutes les notes se noient pour engendrer un ensemble Continuer la lecture#boost #15  | la note

#boost #14 | entre chien et loup

Apprivoisé enfin d’une journée obscurcie le jour aboie et s’estompe. Assis immobile sur la pierre chaude les pattes avants droites et la tête relevée je regarde la lumière colorier l’horizon. Lentement je sens poindre en moi l’ensauvagement qui m’appelle. La vallée grandit et le ciel recule. Assis immobile jusqu’au frétillement de la queue qui disparaît pendant qu’elle se gonfle de Continuer la lecture#boost #14 | entre chien et loup

#boost #13 | je, allongé dans le noir

Je suis allongé dans le noir. Je suis allongé et un autre je suis aussi allongé dans le noir. Nous pourrions être deux je, ce serait logique mais non, je suis seul et je suis allongé dans le noir. Le je à mes côtés qui suis aussi allongé dans le noir, c’est moi. C’est aussi moi. On pourrait dire que Continuer la lecture#boost #13 | je, allongé dans le noir

#boost #12 | oubli

Te souviens-tu de ce champ où nous allions rêver dans notre enfance ? C’était au bout d’une traverse sur le chemin qui mène à la rivière Un champ de fleurs et d’insectes avec un arbre immense en plein milieu C’était quoi ? Un chêne je crois – c’était un immense chêne qui transperçait le ciel L’été de nos onze ans je me Continuer la lecture#boost #12 | oubli

#boost 11ter | les trois sœurs

Une fois, je marchais dans la nuit. La nuit était noire et je n’aimais pas ça, marcher sans rien voir. Je n’aimais pas ça, mais il n’y avait rien d’extraordinaire. Il faisait nuit, nous devions rentrer à la maison et nous n’avions pas de lumière : fin de l’histoire. Je n’ai jamais compris ce que Yolanda et Linda trouvaient d’excitant à Continuer la lecture#boost 11ter | les trois sœurs

#boost #11bis – récit en rêve de marche

Une fois, nous marchions dans la nuit. Nous n’y voyions rien, nous n’avions pas de lumière. Nous n’y voyions rien, nous n’en avions pas besoin. Le chemin était large, nous le savions, nous le connaissions. Le chemin était large, il nous suffisait d’avancer doucement, d’explorer avec le bout du pied pour être sûrs qu’il n’y ait pas d’obstacle, puis de Continuer la lecture#boost #11bis – récit en rêve de marche

#boost #11 | marcher dans la nuit, étude de cas

Une fois, nous marchions dans la nuit. Nous n’y voyions rien, nous n’avions pas de lumière. Nous n’y voyions rien, nous n’en avions pas besoin. Le chemin était large, nous le savions, nous le connaissions. Le chemin était large, il nous suffisait d’avancer doucement, d’explorer avec le bout du pied pour être sûrs qu’il n’y ait pas d’obstacle, puis de Continuer la lecture#boost #11 | marcher dans la nuit, étude de cas

#boost #00-10 | Complétude boostienne

00 prologue | S 23°31’23’’ – E 43°44’7’’01-1 | terre comprise01-2 | quatre vers de terre02 | ouvre la porte03 | la peur d’Oriane04 | ne pas05 | le feu06-1 | avalanche de masques06-2 | ballon de rugby07 | une idée de chaleur08 | moments juste avant09 | juste avant10 | vents intérieurs ____________ 00 prologue – S 23°31’23’’ – E 43°44’7’’ Ce n’est Continuer la lecture#boost #00-10 | Complétude boostienne