A propos de Line

De métier éducatrice auprès d'adolescents en difficulté. Depuis un an animatrice en atelier d'écriture ( DU animateur en atelier d'écriture Université AIx-Marseille 2019-2020) et porosité entre ces deux espaces là qui se mélangent quelque fois, parfois plus que je ne le crois.

vers un écrire-film #08 | et la nuit, la nuit

Si j’étais cinéaste je filmerais des trajets en voiture la nuit avec une go pro minuscule maintenue sur le tableau de bord du véhicule à l’aide d’une petite bande velcro que j’aurais acheté exprès pour ça. Je crois que j’aimerais filmer tout le temps le même trajet. Sur un temps très court, peut être cinq minutes (c’est le temps du Continuer la lecturevers un écrire-film #08 | et la nuit, la nuit

transversales #05 | rituels d’écritures compressées

Temps d’écritures comme je marche.  Rapides, secs et urgents, dans le trop peu de désoccupation laissé – je penses n’avoir jamais écrit plus de trente minutes d’affilée – penser souvent que si on avait le temps on écrirait plus, et se dire souvent qu’en fait, peut-être que non  Pas de régularité, pas de moment (surtout pas le matin tôt, laissez-moi Continuer la lecturetransversales #05 | rituels d’écritures compressées

vers un écrire film#05 la canne de Virginia

Je veux saisir la femme là, à cet instant précis où elle entre dans l’eau sereinement deviner les poches pleines évidemment, esquisser le regard vers la berge et penser qu’une maison  rôde pas loin Je veux saisir la femme là, à cet instant précis où elle entre dans l’eau, remonter le fil en pensée de la journée avant se demander Continuer la lecturevers un écrire film#05 la canne de Virginia

hors-série #impératif | le désarroi est une autre instance

Fuyez, fantômes de trop de trottoirs troués, de trop de regards usés de trop de terrains abusés, partez comme quand on cesse d’aimer, à regret sans y penser, partez sans mots adressés sans caresse hallucinée, avec vos coquilles de vies tellement pleines de cris, tellement pleines d’envies Partez à l’assaut de ceux qui ont fini un jour d’avancer et de Continuer la lecturehors-série #impératif | le désarroi est une autre instance

transversales #02 | compressions

Une femme pense qu’elle a tué son psychiatre. C’est faux, c’était Pascal PLANCHE Un homme confond les rêves et la réalité. Il écrit des lettres dans son bain pour sa voisine dont il est amoureux. Six amis remontent le fil de leurs souvenirs communs. L’un d’entre eux est mort, chute de cheval aux Indes. La vie des autres continue en Continuer la lecturetransversales #02 | compressions

vers un écrire/film #04 | un temps et reprend

Oscille. Un pas après l’autre, le trottoir ne se dérobe pas. La pointe du pied glisse le talon claque et résiste. Un temps et reprend. Sous le collant, le mollet est contracté, il fait cette bosse discrète et charmante. Elle tangue, mais l’arrête de la ville la tiens, là sous les pieds le béton est droit, solide, il pourrait en Continuer la lecturevers un écrire/film #04 | un temps et reprend

vers un écrire/film #02 | Zama

1h42mn57 | l’image glisse sur l’eau mousse verte par endroit et la forêt des arbres nus devant soi les arbres comme des vrilles dans le reflet en bas, avec le mouvement sur l’eau | traversée rapide d’un oiseau | l’image continue de glisser et bifurque sur la droite | la barque vu d’en haut, juste un morceau assez près, contient Continuer la lecturevers un écrire/film #02 | Zama

vers un écrire/film #01 | une heure de ta vie – les liserons

Les bouts déchiquetés de la viande, pâle par endroits et presque brune, suintante à d’autres, au milieu d’un fouillis de sauce blanche, de légumes mâchés et la galette qui entoure tout ça au bout de la main. L’herbe rase aux pieds, verte parfois jaune comme brûlée. Le petit endroit où les pieds se posent, sous la chaise et où il Continuer la lecturevers un écrire/film #01 | une heure de ta vie – les liserons

autobiographies #15 | compartiments

Entre les deux wagons le bruit est assourdissant il ne faut avancer que deux mètres pourtant mais à chaque fois c’est comme crever. Crever les tympans, crever de froid et se tenir aux parois qui ne font que  glisser. Marcher droit alors que tout autour est comme plissé. Appuyer – bruit de décompression Le jeune homme penché à peine décontenancé Continuer la lectureautobiographies #15 | compartiments

autobiographies #13 | Denise

Quand j’étais petite on a dit tourne sept fois ta langue dans ta bouche et au pays de la poussière et du soleil j’ai appris à me taire. J’ai appris qu’on descend les escaliers quatre à quatre et que la vie peut s’écouler lentement devant des porches endormis dont on se réveil uniquement pour la poussière. Enlever la poussière, taper Continuer la lectureautobiographies #13 | Denise