A propos de Piero Cohen-Hadria

(c'est plus facile avec les liens) la bio ça peut-être là : https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article625#nb10" et le site plutôt là : <a href="https://www.pendantleweekend.net/ les (*) réfèrent à des entrées (ou étiquettes) du blog pendant le week-end

#anthologie #03 | rien rien

un truc important mais qui n’en a pas vraiment, d’importance, quelque chose de quotidien qu’on trouverait n’importe où – j’ai refait tourner Echoes j’écoutais ça dans la chambre des filles – l’ une des deux, celle qui donnait sur la rue (la chambre, pas la fille) – l’autre donnait sur le jardin (mes sœurs étaient deux) – il faut se Continuer la lecture#anthologie #03 | rien rien

#anthologie #02 | sept heures

Une toute petite porte, on ne passe que de travers, cinquante centimètres de large tout au plus – des gonds forts, trois, en bronze on ne doit pas les voir mais ils sont là – un verrou à l’extérieur; dissimulé aussi – on sent bien qu’il s’agit d’une espèce de bricolage, robuste et solide mais fait dans l’urgence, la porte Continuer la lecture#anthologie #02 | sept heures

#anthologie #01 | sortir

Ouvrir les yeux et se sentir lourd, vaguement poisseux – rejeter la couette, pied droit ou gauche sans importance sortir se lever s’ébrouer ouvrir les yeux – mettre les lunettes – ouvrir les yeux et voir le noir – pousser la porte, ouvrir l’autre puis la refermer une fois la lumière allumée – enlever la robe de nuit ou le Continuer la lecture#anthologie #01 | sortir

#anthologie #prologue | sang rouge

j’ai commencé par mettre Echoes puis j’ai baissé le sonj’ai regardé derrière moi, j’ai compté, j’ai toujours quelque chose à compter des comptes à rendre ou à régler il ne s’agit pas de poésie il s’agit d’aller à la ligne j’ai regardé ça fait vers début septembre cinquante-deuxquand vient la fin de l’été dit la chanson quand le morceau s’arrête Continuer la lecture#anthologie #prologue | sang rouge

#écopoétique #02 | dimanche matin

Hier j’étais le septième à foutre dans l’urne une enveloppe marron, il était huit heures dix, à la main le sac en plastique noir du supermarché où j’avais mis la pelle le manche à balai rétractable bleu et jaune et la brosse qui va avec, j’avais le garage à nettoyer – il a été mis à sac durant le premier Continuer la lecture#écopoétique #02 | dimanche matin

#gestes&usages #09 | surpris

Surprissurpris par le jour se lever se laver se vêtir – surpris surpris par la température – par la lumière par la pluie – surpris par l’envie de ne rien faire ou de ne pas lire, de ne pas écrireet puis (ce sera sans lien) (ceux qui nous servent à nous égarer et aller voir ailleurs autrement)le geste d’écrire se Continuer la lecture#gestes&usages #09 | surpris

#gestes&usages #08 | cirque

On n’en sait rien à ces âges-là, on aborde quelque chose d’explosif – c’est là et dès qu’on la voit, c’est là, violemment – au creux du côté gauche, si fort – le temps où on jouait aux cartes mais sans argent, pour rire, sans doute : par exemple hier, devant le garage où on attendait que le bus de remplacement Continuer la lecture#gestes&usages #08 | cirque

#gestes&usages #07 | net

Ça n’a rien de compliquéVous devez juste vous munir avant d’aller sur le site de la banqueVous devez en avoir une ça n’a rien de compliqué mais c’est obligatoireVous devez y avoir ouvert un compte, c’est extrêmement simple : il suffit d’y déposer de l’argentvous devez avoir de l’argent vous devez avoir des papiers vous devez avoir une identité et des Continuer la lecture#gestes&usages #07 | net

#hiver 2024 # lire et dire | soixante-sept

Ce n’est pas dans ma nature disait quelqu’unune nature mortela vocation, l’écriture qui ne cesse de se dérober, quelque chose à dire encore, quelque chose à donner, ces jours-ci ont quelque chose de la terreur, de l’histoire, ces vingt-trois là – on en a laissé vingt-et-un dehors, plus une, mais on en a fait entrer deux – je ne comprends Continuer la lecture#hiver 2024 # lire et dire | soixante-sept

#gestes&usages #4.2 | pincement

Non mais je n’y connais rien, je ne sais pas ce que ça peut bien vouloir dire – très souvent, dans ces moments-là, c’est le silence qui l’emporte (ça ne prête à aucune confusion) (je me tais) sans répartie, sans réplique, sans savoir ce que j’aurais bien pu vouloir dire, en esprit d’escalier, c’est là, ça reste ça ne bouge Continuer la lecture#gestes&usages #4.2 | pincement