#rectoverso #11 | Tremplins

Triades d’images scènes montagnes inspirantes tempêtes empêchantes groupements possibles des montagnes en figures agencement possible de scènes en actes légendes qui seraient à porter sur des figures humaines inspirées à la base par des confrontations de montagnes frontispices de pièces de théâtre dont les actes se composeraient de scènes préexistantes Cela parlerait des rocs qui ont fait penser à des Continuer la lecture#rectoverso #11 | Tremplins

#rectoverso #10 | Babudu s’éveilla

il venait de commencer à exister après l’épuisement apparent d’une autre vie qui avait duré vingt-deux ans. Tout de lui s’était écroulé dans une case carrée dans la concession Lykunda, village de Sabi le lit en était profond, au matelais épais, tout pour confirmer la sensation d’enfoncement et de resurgissement. La case carrée avait une petite fenêtre, carrée elle aussi, Continuer la lecture#rectoverso #10 | Babudu s’éveilla

#rectoverso #09 | Sur le figuier

LA BOÎTE AUX LETTRES C’est un objet tranquille, qui ne bouge pas, quel que soit le vent, quelle que soit la pluie, elle accueille. Pas toujours dans de bonnes conditions quand il pleut, que le courrier est très abondant, qu’il dépasse de la fente extérieure ou de l’espace intérieur entre le toit de la petite maison de bois toute verte Continuer la lecture#rectoverso #09 | Sur le figuier

#rectoverso #08 | Boké

C’est quand est arrivé le moment du maïs mûr que nous avons vraiment commencé le grand partage, Boké et moi. Nous venions de découvrir que nous étions nés en même temps, peut-être le même jour si l’on avait eu l’idée de noter les jours de naissance dans les villages du Wulli, en tout cas la même saison de la même Continuer la lecture#rectoverso #08 | Boké

#rectoverso #07 | Le fait que ça vienne de là-haut

Le fait que ça vienne de là-haut fait encore plus peur que si ça venait du fond du jardin, le fait que ça descende devant la fenêtre juste au moment où le frère vient de faire sa bêtise et refuse de se laisser gronder par les grands donne vraiment l’impression d’un pouvoir extraordinaire, le fait que le pelharòt soit le Continuer la lecture#rectoverso #07 | Le fait que ça vienne de là-haut

Pelharòt traînant des dépouilles et des songes / #rectoverso #06

Clamer ce qu’on cherche, avancer comme ça en clamant, jusqu’à en claquer quand on est pelharòt. Faut le faire ! Avancer en zig-zag comme ça, le trottoir d’un côté, le trottoir de l’autre côté. Tu ne t’arrêtes que lorsqu’ils ont à t’en donner, des chiffons, des tissus, des peaux de lapin. C’est qu’ils en ont, des peaux de lapin, dans ce Continuer la lecturePelharòt traînant des dépouilles et des songes / #rectoverso #06

L’école et le club de vélo, à cinquante-cinq ans d’écart / #rectoverso #05

C’est là que le corps a fait rentrer dans la tête la différence entre l’accent grave et l’accent aigu : tu penches du côté du jardin ̶ pas grand-chose à en dire ̶ ou tu penches du côté de la cour ̶ là où ça crie, là où on frotte les courses d’enfance, jusqu’à tomber parfois, surtout en hiver quand la neige se pointe ou quand ça Continuer la lectureL’école et le club de vélo, à cinquante-cinq ans d’écart / #rectoverso #05

Ô jardin / #rectoverso #04

Emprise : il a collé aux mains très tôt suite au contact avec la terre, par cette obligation ressentie de cracher dans les mains pour éviter cet agacement insupportable de la terre qui sèche au creux des mains et dont on ne peut se décoller. Les maladies de l’enfance se sont toutes faites là, c’était le seul endroit crédible de guérison. Continuer la lectureÔ jardin / #rectoverso #04

Il y a du double /#rectoverso #03

Il y a une date approximative, celle d’une naissance et d’une autre naissance. Il y a la certitude d’un hiver d’un côté. Il y a la douceur d’une fin de saison fraîche de l’autre côté. Il y a l’imprécision de la pure mémoire. Il y a la rigueur implacable des certificats. Il y a la reconnaissance d’un regard amusé. Il Continuer la lectureIl y a du double /#rectoverso #03

Au point de la nuit / #rectoverso #02

Au point de la nuit, au moment où elle commence vraiment, je m’aperçois que la dynamo du vélo ne marche pas, il doit y avoir un fil de cassé et pourtant je décide de ne pas rebrousser chemin, je continue vers la brousse. Au point où la nuit a définitivement quitté le jour, je sens mes mollets chauds et mes Continuer la lectureAu point de la nuit / #rectoverso #02