A propos de Rebecca Armstrong

Désormais à Toulouse Désormais une newsletter (Les Mots Grattent) Désormais un livre (un deux trois) Et toujours Tiers-Livre, la commu

Construire #04 — Poussière

Tu es là. Une feuille de palmier à la main tu es là mais on ne te voit pas. Tu es moins visible que l’air. Il ne te contourne pas tu es là pourtant. Il glisse dessus et dedans. Tu regardes au travers des choses elles te traversent. Tu vois le fort. Il est blanc et long dans sa perpendiculaire Continuer la lectureConstruire #04 — Poussière

Construire #03 — Celui qui partit

La porte grinça. Je tenais encore le bouton sa porcelaine fraîche et blanche. Elle ne grinçait pas elle chantait. C’est ce que je me disais depuis toujours. Je connais son chant aux quatre saisons. Lorsque le bois s’épanouit, lorsqu’il se resserre dans le froid sec, lorsqu’il chante sa frontière, lorsqu’il échoue à dissimuler un départ. Je pars. La porte chante Continuer la lectureConstruire #03 — Celui qui partit

#construire #02 | Brumes

descente aux contacts des corps toucher aveugler caresser entourer cacher perler effleurer le ciel blanc sur les corps beaux imparfaits pieds secs poussières rouges terre ombres rectangulaires découpées ciseaux collages rapiécer coudre réparer ombres piétinées danses danses pagnes couleurs rites dans le brouillard le matin tout le jour les peaux noires leurs reflets eau miroir pupilles comme les racines voir Continuer la lecture#construire #02 | Brumes

#construire #01 | Peut-être

Peut-être cette vidéo. Images tremblantes l’émotion de la main les tenues des femmes les tissus pour chaque homme le même les nœuds énormes aux coins des tentes toiles disposées blanches protègent du soleil les chaises alignées le festin les autorités les proches les lointains la rue condamnée est un don offerte aux célébrations une vie les chants les danses les Continuer la lecture#construire #01 | Peut-être

BOOST – Le récap #00 à #10

BOOST #10 | PLUS LOIN Aller — je l’ai fait — traverser la ville ses virgules accumulées empilées dans son noir, tranchantes à la croisée de ses mots gluants, façades poreuses contre mes doigts. Aller — je l’ai fait — bousculer la ville ses ombres nues, lettres rugueuses sans aucun langage. Aller — je l’ai fait — ramasser ses lambeaux, Continuer la lectureBOOST – Le récap #00 à #10

#BOOST #03 peurs | dans la ville

[MISE À JOUR : un immense merci à Nicolas Larue pour le cadeau de sa lecture] Je m’assois. Car j’ai peur. J’ai peur de l’intérieur des choses. Peur de l’intérieur de la ville. Peur de ce qui est gluant. De ce qui colle à la peau et à mes pensées. J’ai peur que le noir creuse mes yeux. Que le Continuer la lecture#BOOST #03 peurs | dans la ville

#BOOST #02 les portes | traverser

La chaleur est dans le dos et pousse la sueur est dans le cou et pousse devant elle est verte sombre elle sent l’humidité feuilles immenses brillantes d’une pluie passée une brume légère monte s’y agrippent des racines comme autant de doigt protégeant la porte et son seuil la poignée est brûlante l’air épais il faut être volontaire il faut Continuer la lecture#BOOST #02 les portes | traverser

#BOOST #01 TARKOS | Rouge

ST1 La terre danse. Elle danse immuable. Elle danse les arbres leur bois ses instruments et les feuilles les mouchoirs agités de nombreux doigts. Elle danse elle gronde de volcans en basse continue. La terre danse parée des couleurs de ses âges les plus profonds. Poudres collantes aux joues du monde honteux explosent au ciel ses éclats de voix en Continuer la lecture#BOOST #01 TARKOS | Rouge

#MARDIS – Catastrophes – Pierre Barrault | je me lève

Je me lève. Je me lève tous les matins. Tous les matins je me lève. Tous les matins je me mets debout sur mes pieds. Donc sur mes deux pieds tous les matins je me tiens debout je suis levée. Tous les matins je marche un pied après l’autre tous les matins le gauche puis le droit ou le droit Continuer la lecture#MARDIS – Catastrophes – Pierre Barrault | je me lève

#BOOST #00 | 5°04’57.0″N 1°20’52.0″W – un bout du monde

Elmina_RArmstrong

T’approcher par la ville, c’est d’abord l’océan dont les pêcheurs se défendent d’un long empierrement et leurs pirogues à god first à messi à no one cares, elles ne s’agitent pas elles sont bercées, leur bleu plus soutenu que le ciel, leur blanc plus délavé que les nuages, leurs drapeaux plus fatigués que le vent, t’approcher lorsqu’au loin tu n’es Continuer la lecture#BOOST #00 | 5°04’57.0″N 1°20’52.0″W – un bout du monde