#Histoire#05| Osamu Dazaï, vues de l’esprit

Le violoniste Je touche les cordes et le bois tremble sous mes doigts, et la pièce résonne à son tour.Les murs, les recoins, le plancher, tout se teinte de micro-mouvements perceptibles.Le chien, une statue, celui qui ne bouge pas semble plier l’espace autour de lui sans le savoir, les fleurs ondulent sous un courant que je ne contrôle pas,.Chaque note Continuer la lecture#Histoire#05| Osamu Dazaï, vues de l’esprit

#Histoire#04| Pourquoi, Mauvignier

Pourquoi suis-je toujours assis ici, moi qui ne fais rien, moi qui ne sais rien, cette chaise me fixe et me défie, pourquoi mes mains restent-elles posées sur mes genoux alors que tout se tend en silence ?Ce chien à mes pieds, une pierre vivante, sa tête ne bouge jamais vers moi, il semble attendre quelqu’un que je ne connais Continuer la lecture#Histoire#04| Pourquoi, Mauvignier

#histoire #03 | Echenoz il y a des gens…

Personnage 1Assis à la table, les mains à plat devant lui, le chien roulé contre ses pieds, le museau sur la chaussure, cheveux courts, peignés en arrière sans mouvement, le regard fixe la chaise vide. La nappe retient les plis, les couverts en ordre. Une montre en métal au poignet gauche dont la verre semble fendu.Inquiet. Personnage 2                                                                                                                                             Sur une chaise, le Continuer la lecture#histoire #03 | Echenoz il y a des gens…

#Histoire#02 | Koltès,  témoignages au pied de la chaise

Personnage 1Je ne comprends pas ce que ce chien fait toujours à mes pieds, je ne lui ai jamais rien donné, ni un os, ni une caresse, pourtant il est là, le museau posé sur mes chaussures. Comme s’il attendait une autorisation. Il sait. Moi je ne sais pas ce qu’il sait, mais il sait. J’ai peur de son savoir. Continuer la lecture#Histoire#02 | Koltès,  témoignages au pied de la chaise

#histoire #01 | Perec, les bonnes intentions

Les bonnes intentions Codicile : La bonne intention a une vertu consolante. On n’a pas sauvé la planète, mais on y a pensé. On n’a pas couru le marathon, mais on a imaginé l’allure splendide qu’on aurait eue à l’arrivée. Au fond, la bonne intention est une sorte d’art appliqué… sans application, une manière d’être déjà un peu meilleur L’histoire Continuer la lecture#histoire #01 | Perec, les bonnes intentions

#rectoverso #PS | Laura Vasquez, j’avais cru… et pourtant

Codicille : A partir de la proposition #7# Quand on tombe amoureux on se relève attaché C’était un matin qui ne savait pas choisir, calme ou trop lumineux, je ne sais plus, la lumière passait à travers les rideaux comme une main tiède et lente, le jour s’est glissé sous mes paupières comme un animal discret, j’étais déjà debout avant d’ouvrir Continuer la lecture#rectoverso #PS | Laura Vasquez, j’avais cru… et pourtant

#rectoverso #15 | O. Rosenthal, amour mort miettes

0. Commencer, c’est tomber. 2. « Quand on tombe amoureux on se relève attaché. » La phrase contient déjà tout : la douceur, le piège, la contrainte. 5. On croit se relever libre. Mais la corde reste nouée au poignet. 7. L’attachement n’est pas la preuve de l’amour. L’attachement est son ombre. 10. Je répète la phrase à voix basse, comme une Continuer la lecture#rectoverso #15 | O. Rosenthal, amour mort miettes

#rectoverso #14 | Cénaclières, droits des femmes, droits… aux abeilles 

Nous ne sommes que les transcripteurs. Les archives sont incomplètes. Ce qui reste se tient en fragments, comme mâchés, recrachés. Un fil persiste cependant, ténu : l’abeille. 1856–1872 : cercles féministes en effervescence. Eugénie Niboyet écrit et publie à Lyon. André Léo milite, participe à la Commune, note des récits de femmes effacés depuis. Julie-Victoire Daubié devient la première bachelière Continuer la lecture#rectoverso #14 | Cénaclières, droits des femmes, droits… aux abeilles 

#rectoverso #13 | Kaspar bredouille, Villon voix & Laure Gauthier

Recto qu’an s’ouvre, à peine, dans un souffle qui ne dit rienqu’en silence d’eau, qu’on suit comme on suit une ombre dans un couloirtombe lente, brisée par la lumière d’en hautombre tiède, ombre qui tient au corps comme un linge mouilléà mer calme, amer au bord des lèvresaimer eux sans forme, juste un geste qu’on garde dans la main ferméeaimer Continuer la lecture#rectoverso #13 | Kaspar bredouille, Villon voix & Laure Gauthier

#rectoverso #12 | R. Doisneau reporter-photographe

1 – 2001 Un mannequin de toile et de bois, taille 40, une moyenne. La lumière tombe d’en haut, découpée en larges bandes par les vitres grasses, glisse sur les fers brûlants et accroche la vapeur qui monte suspendue en volutes. Les tables sont étroites, les gestes précis. Un homme, dos voûté, appuie de tout son poids sur la presse Continuer la lecture#rectoverso #12 | R. Doisneau reporter-photographe