A propos de Solange Vissac

Entre campagne et ville, entre deux livres où se perdre, entre des textes qui s'écrivent et des photos qui se capturent... toujours un peu cachée... me dévoilant un peu sur mon blog jardin d'ombres.

# rectoverso #07| un bout de corde

RECTO Le fait qu’il y ait toujours une porte qui s’ouvre ou se ferme, la plupart du temps sans vraiment de délicatesse, faisait qu’il était impossible de savoir qui se trouvait réellement dans la maison. Je me tenais le plus souvent au rez-de-chaussée, en train de préparer les repas, recoudre un ourlet ou un bouton, faire la vaisselle, balayer, laver Continuer la lecture# rectoverso #07| un bout de corde

#rectoverso #06| un quotidien

Quand on est une mère au foyer avec cinq enfants, on pourrait dire aussi bonne à tout faire, on arrive à douter de sa propre existence. Je ne suis sûre de rien me concernant. Ma journée du lundi est comme celle du mardi. Le mercredi est pire que le mardi. Entre jeudi et vendredi je ne vois pas de différence. Continuer la lecture#rectoverso #06| un quotidien

# rectoverso #05| ouvrir les portes

Soixante ans plus tôt : Aux quatre coins de la maison s’accroche un ciel d’été. Un chien blanc avec une oreille noire court vers la voiture qui se gare sous les frênes. Il me fait la fête, c’est ainsi que je disais. Il accompagne mes pas jusqu’à la porte de la maison, à cinquante mètres de là. Plus jeune encore je Continuer la lecture# rectoverso #05| ouvrir les portes

# rectoverso #04| le passé présent

Une épeire. Du grec epi, au-dessus et eiro, fil ou tissage. Avec des toiles classiques verticales, en spirale, avec rayonnement. L’araignée géante de Tintin dans l’Étoile mystérieuse. Ainsi peut être vue cette maison. Maison de famille où j’ai passé toutes mes vacances d’enfance, de jeunesse et dont la charge me revient désormais. Je suis prise dans sa toile depuis tant Continuer la lecture# rectoverso #04| le passé présent

# rectoverso # 03| il y a des peut-être

RECTO Il y a les portes fermées que l’on pourrait ouvrir. Serait-ce blasphème que de l’imaginer ? Il y a les illusions perdues et de vieux papiers qui s’envolent sur les rives du fleuve. Il y a du verre opaque sur les jours qui se déroulent Il y a une forme d’ivresse à penser que des horizons pourraient se dégager mais Continuer la lecture# rectoverso # 03| il y a des peut-être

# nuit #02| le temps passe

RECTO à ce stade de la nuit il fallait patienter, repousser le moment où tout serait lu, où la dernière page serait définitivement tournée, où l’on dirait c’est fini, comme à la fin d’une histoire d’amour ou d’amitié, où l’envoûtement serait rompu, où il faudrait reprendre pied dans un réel qui ne serait plus tout à fait le même, puisque Continuer la lecture# nuit #02| le temps passe

#rectoverso #01 | plus vivant que vivant

RECTO Ceux qui arrivaient là, encore hésitants devant les différents stands répartis dans ce clos, où un air frais circulait encore en ce début de matinée, ne savaient sans doute pas qu’ils se trouvaient là comme dans un livre ouvert. Ils étaient accueillis par deux ou trois bénévoles qui leur distribuaient un plan détaillé des lieux où ils pouvaient avoir Continuer la lecture#rectoverso #01 | plus vivant que vivant

# Boost 14 | dans l’attente

Dans l’attente de ce qui se rapproche. La fenêtre à droite. Le rideau blanc isole. La chaise avec des accoudoirs laisse aux bras le repos. Poser un bras dessus. L’autre est replié contre le ventre. Se savoir au seuil. Un livre posé sur le petit bureau derrière n’est pas d’un grand secours. On fait face. On tente de faire corps. Continuer la lecture# Boost 14 | dans l’attente

# Boost # 13 | De voix en lèvres

C’est durant cette immuable mue entre nuit et jour, lorsque le corps, pas encore repus du repos nocturne, se retourne et s’enfonce dans le chenal vaporeux où s’écrivent les rêves. Là, les ombres de la presque aurore glissent leurs silhouettes à la rencontre de celle qui, retardant le retour dans le réel, non encore désiré, laisse le sommeil accomplir son Continuer la lecture# Boost # 13 | De voix en lèvres

#Boost#12|sur le parvis de Santa Lucia

Venetia. Veni etiam : reviens encore. La sortie de la gare est à chaque fois comme une première fois.On s’extrait de la foule des voyageurs et on reste planté sur le parvisau seuil d’un songe avant d’être au seuil d’une ville.Derrière soi des trains repartent et je reste là. éberluée de me tenir à nouveau sur ces dalles blanchesà la Continuer la lecture#Boost#12|sur le parvis de Santa Lucia