A propos de Solange Vissac

Entre campagne et ville, entre deux livres où se perdre, entre des textes qui s'écrivent et des photos qui se capturent... toujours un peu cachée... me dévoilant un peu sur mon blog jardin d'ombres.

#chroniques #04 | entre-temps

1 Allez pas question de déserter – pas question d’oublier – pas question de s’arracher des morceaux de chair – pas question de différer ce qui doit être dit – pas question de se frapper la tête contre le mur – pas question de renoncer – pas question de ne plus y croire – pas question de ne pas essayer Continuer la lecture#chroniques #04 | entre-temps

#Chroniques #03| Traces

1 Écoute Écoute la voix de l’enfant qui murmure encore en toi 2 Comme des paroles sans importance ils ne sont pas éduqués / c’est juste du respect qu’il faut / enlevez vos lunettes je ne sais pas qui vous êtes / c’est une chose toute simple tu sais / on aurait pu leur crever leurs pneus / c’est fou Continuer la lecture#Chroniques #03| Traces

#chroniques #02 | entre visible et invisible

1 Comment Comment imaginer un monde sans la dentelle des mots du rêve ? 2 Attente Sur la droite, la table de nuit ronde où poser ses lunettes le soir avec un trou en son centre / une étagère nommée bibliothèque remplie de livres dont il se pourrait bien que je puisse encore énoncer les titres et leurs auteurs, arrimée sur Continuer la lecture#chroniques #02 | entre visible et invisible

#chroniques #01 | Ricochets d’instants

1/ Un monde qui peu à peu réduit le champ des possibles a-t-il encore un avenir  2/ Au carrefour Oui, on pourrait dire que c’est un carrefour puisque trois chemins, j’ai du mal à dire rues même si de l’asphalte les recouvre, forment un croisement. Pas grand-chose se passe là. Il faudrait rester le temps d’une journée et fixer le Continuer la lecture#chroniques #01 | Ricochets d’instants

# Chroniques #00| Prologue

1/ Question : Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ( Tableau de Anselm Kiefer).Tout n’est rien avait écrit mon père au-dessus d’une porte en lettres rouges. Je n’ai pas mieux. 2/ Tranche de vie : Départ d’une balade à une heure inhabituelle, plus tôt que d’ordinaire, chaleur oblige. Un homme pousse une remorque emplie de bois hors de son jardin. De Continuer la lecture# Chroniques #00| Prologue

# le livre comme fiction #08| en métamorphose

Car c’est par les ventres que naissent les tremblements. Les générations de femmes qui ont porté dans leurs entrailles une forme nouvelle mais pas totalement. Des vies nous précèdent  où nous sommes déjà en gestation. Des femmes qui sont le creuset de femmes en devenir. On voudrait fixer les commencements, les maîtriser, mais ils ne cessent de nous échapper. On se retrouve Continuer la lecture# le livre comme fiction #08| en métamorphose

# le livre comme fiction #07| Instants

Il y a désormais longtemps que le souvenir de cette lecture s’est égaré dans le labyrinthe de la mémoire. Et, alors même qu’il y a quelques années, disons une dizaine, j’aurais encore pu dire le nom du personnage et le contexte de l’histoire, même si le titre et le nom de l’auteur s’étaient déjà absentés des arcanes de l’esprit depuis Continuer la lecture# le livre comme fiction #07| Instants

# le livre comme fiction #06| Méïpe

Il suffit parfois de deux pages, dans une police de caractère bleutée, à la taille suffisamment grande, et l’épure d’un dessin représentant la silhouette d’une fillette à laquelle s’identifier, pour hameçonner un regard d’enfant. Le livre s’ouvre encore de lui-même à la page préférée, dans ce recueil de Pages choisies et Lectures suivies à la destination des enfants du Cours Continuer la lecture# le livre comme fiction #06| Méïpe

#livre #05 | quelqu’un, quelque part

Parfois on se trouve contraint de faire le chemin à l’envers, pour expliquer et effacer les faux-pas ou les assertions dites avec une forme de panache, tout au moins de certitude tranquille. L’atelier d’écriture que j’anime accueille une nouvelle personne, qui voulait venir depuis quelques temps, mais n’osait pas. Puis, poussée par quelque vent favorable, elle décide de franchir la Continuer la lecture#livre #05 | quelqu’un, quelque part

#livre #03 | Une goutte d’eau

Comment ne pas se sentir l’espace d’un instant le propriétaire des lieux, comme l’appelpressenti d’un chez soi. C’est simple. Un peu à l’écart de la vie de la ville, sans en êtrevraiment éloigné. Une devanture un peu nostalgique, rappelant celle des années soixante, d’une teinte pastel où le mauve glisse un soupçon d’ailleurs. Il faut appuyer fort sur la poignée Continuer la lecture#livre #03 | Une goutte d’eau