eau chaude eau froide eau mitigée, histoire d’o, eau trouble, eau claire, eau profonde, eau douce, humidité, faire eau, le canal de l’Ourcq, remontée de la Loire, remonter au vent, mer méditerranée, atlantique, voir trouble, aimer, louvoyer entre les îles, mettre le cap sur, ce que l’eau me cache, ce que l’enfance de l‘eau me cache, mémoire d’eau, quel souvenir de ce qui devrait être gai, une enfance de liberté, une enfance au souvenir de claque, quelle amoureuse ai je vu, ce qu’il faut raconter d’histoires pour, l’amour de l’eau dedans, l’inquiétude du bateau, des jeux de plage de solitude, la 2CV qui monte à peine la côte, la même eau depuis l’origine du monde, de quoi se souvient l’eau, l’eau de dedans l’eau de dehors, de quoi ne se souvient pas l’eau, de quoi je me souviens en flou, de quoi je me souviens en clair, souvenir d’absence, d’inexistence, l’inexistence après la disparition, souvenir du futur, d’avant l’évaporation,
un guerrier, un soldat, des nuits à se demander, des nuits à regretter, la fin de la guerre, le cinéma qui raconte de histoires, les films de jean Luc Godard, les films avec Romain Duris, les films qui ne racontent pas d’histoires, les films qui vont et viennent, Stalker de Tarkovski, une chanson de Richard Anthony, de Brigitte Fontaine, de Boris Vian, l’espoir d’un vol de nuit, l’abandon sur le bord du chemin, l’hôpital psychiatrique, le monde continue de tourner, ne rien dire, la goutte de lait, Pierre Mendes France, le souvenir de l’inquiétude, le souvenir dans ma chair de l’inquiétude, la transmission des sentiments, ton inquiétude mon inquiétude son inquiétude, la mère solitude, tu finis bien par choisir ta guerre, tu finis bien par créer tes ennemis, tu crois que c’est la mort qui tue, la sonate pour violon de Claude Debussy, je pourrais mourir avant la fin mais arrêtons le combat, le temps de tant de gouttes d’eau pour mouiller un nuage, boire plus que de besoin, nous n’irons plus au bois
2 commentaires à propos de “#construire #02 | vol de nuit”
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« eau chaude eau froide eau mitigée, histoire d’o, eau trouble etc. »
Il me semble que tu es resté à la surface de cette eau, avec le refrain en tête, rigolo, et aussitôt après le trouble ; il me semble que si tu y plongeais, vers le fond, la vase, ce qu’il y a de plus trouble encore, cela pourrait aller loin, donner plus de force aux évocations contenues dans ton texte.
Ta question m’a fait relire le texte et le regarder avec tes yeux, ceux de la plongeuse.Tu as raison, le début c’est frôler la surface du paysage, en l’occurrence l’eau trouble qui est venue en rédigeant la première consigne et puis je m’enfonce un peu mais c’est pas encore la plongée profonde dont tu parles. Ça ce sera plus tard, dans la vraie (?) histoire.
Merci Laure.