pour reprendre les pérégrinations de l’auteur – partant du sud-est pour arriver au sud ouest de la capitale – des souvenirs, des rappels des redites – j’ai cessé de penser à Norma – je ne vois pas point commun avec elle (elle se promène entre l’Angola et le Brésil – mais je continue l’exercice de construction – celle de l’autobiographie (mais il y en a partout et il ne peut pas en être autrement) qui est un chantier débuté voilà bien longtemps, en attente) mais Paris ne fait partie de cette affaire que bien après – intra muros dit-on pompeusement (c’est pourquoi j’italique)
(périf)
Le pont Napoléon 3 – National
Le pont de Tolbiac
(passerelle Simone de Beauvoir) empruntée un jour entre les jardins de Bercy (ce n’était plus la halle aux vins du temps des études de Jussieu) et la très grande bibliothèque (aux quatre livres ouvert sur tranche et rapetissés à mesure de leurs constructions – les bureaux administratifs de ladite institution dans la gare d’Austerlitz et la visite au président de l’époque pour y proposer quelque chose en rapport relation avec le cinéma et son histoire) – il n’y avait pas là de cinémathèque en face (elle était rue Albert de Mun – au troca, entrée alors (70/71) 1 franc – Langlois présentant je ne sais plus quel incunable français sous-titré en suédois)
Le pont (suspendu) de Bercy (le métro, le quai de la Gare où les conteneurs étaient entreposés – la compagnie nationale des cadres, filiale de la sceta elle-même filiale de la sncf – un été durant tous les matins, l’inventaire ; tous les après-midi la routine) (celui-là comme le Bir-Hakeim je les apprécie vaguement à cause du double-tablier – comme celui de Lisbonne 25 Avril qui avant se nommait (fucking) Salazar))
Le pont Charles de Gaulle (nouveau – raide comme la justice, va à la gare de Lyon comme Austerlitz)
Le pont d’Austerlitz (la gare est presque morte)
Le pont de Sully (appuyé sur l’est de l’île Saint-Louis) – on allait jouer au billard à Bastille (c’est devenu un coiffeur) – la caserne de la garde républicaine, les chevaux qui courent sur le sable de la cour intérieure – on prenait en photo les pousseurs qui remontaient le courant du haut des immeubles de la fac) (pas d’institut de quelque monde arabe que ce soit – plus tard si tu veux, la terrasse du restaurant hors de prix)
rive gauche : pont de la Tournelle (la statue érigée face au resto La tour d’argent au sixième étage, la table la plus proche de Notre-Dame)
pont de l’Archevêché (les milliers de cadenas des années deux mille – comme le suivant (petit pont) passage vers l’île, vers l’îlot-vache (restaurant)
entre les deux îles : pont Saint-Louis (piéton)
petit Pont (l’arrière de la cathédrale)
pont Saint-Michel (le train qui passe – en dessous qui n’était pas encore réseau express régional) – le palais de justice, le quai des Orfèvres et Maigret – ses sandwichs et sa bière – la roulotte des époux Livi et les frère et belle-sœur qui vivent dans les étages), le Soleil d’Or où mon oncle ne donnait jamais rendez-vous)
Le pont Neuf* (appuyé sur l’ouest de l’île de la Cité) vert galant (rive gauche le domicile des Modiano dans les immeubles de briques – le film de Carax (pourquoi pas Carax après tout ? Qu’est-ce que ça change ? Il y avait une photo de lui de Pierre Richard et du Doisnel assez vieillissant du côté de l’Uruguay – de fil en aiguille Jacques Médecin échoué là pour échapper au fisc – et aussi de l’autre côté de la baie de Montevideo, Buenos Aires – et réapparaît ici vaguement les rues toutes à angle droit du décor de la maison de Norma bleue et celle du vieux dégueulasse verte)
rive droite : pont Marie (la bibliothèque Forney où j’ai vendu le livre d’artiste de PP. Les boites vêtues de tissu rouge tramé – les exemplaires morts dans l’incendie – un autre exemplaire confié place saint-germain-des-près (elle s’appelle JPS et SdB je crois) dans une librairie (un voleur comme il s’en trouve dans cette corporation)
pont Louis-Philippe (le restaurant le trou-milou du tournage – la rue du pont, les cours de maths donnés à un jeune type qui arriverait peut-être à avoir son bac, il vivait dans la rue François-Miron au rez-de-chaussée et un loft de deux ou trois cents mètres-carrés – au bout de cette rue la place Saint-Paul)
pont d’Arcole (Napo 1)
pont Notre-Dame (l’hôpital peut-être, l’accès vers le métro en venant de Maubert et le déjeuner avec mon frère quand il était en montage là – la place Maubert où vivait la mère de Marc Auger)
pont au Change (le vent qui hurle ici aux loups)
Le pont des Arts** (passerelle) (le vent ici aussi dont on sait que c’est chez les fâcheux qu’il préfère choisir les victimes de ses petits jeux) (au hasard) (le café-tabac Corona où le père de Patriiiiiick donnait rendez-vous à son fils)
Le pont du Carroussel (l’hôtel du quai – la maison des agronomes – la résidence de Chirac gardée par deux ou trois flics prêtée par Dody Alfayed ou je délire ? – le restaurant à l’œuf mayonnaise saint-James facturé quatre-vingt-quinze centimes d’euro)
Le pont Royal (le préféré de paumée) (celui par lequel ont tenté de fuir louis 16 et son épouse il me semble
(passerelle Léopold-Sédar Sengor) (là où le boxeur a foutu sur la gueule des crs pendant la période gilets jaunes – je ne me souviens plus de son nom (il ne me vient que Dieterle) (c’est un réal us William) – un héros sans doute (le boxeur pas le réal) – je pense à Luigi Mangione immédiatement et je le salue)
Le pont de la Concorde (février trente-quatre – les croix-de-feu, le front populaire l’assemblée mais plus, maxim’s où J. invitait quelques uns de ses employés disons pour le chiffre d’affaire mirobolant de la fin des trente glorieuses (70 ou onze) – Madeleine (une pensée vers elle) au bout de la perspective
Le pont Alexandre 3 (le plus beau – à côté de chez elle)
Le pont des Invalides (doublé – sans aucun attrait sinon d’aller rue François 1 et les studios d’Europe 1 où on répondait au téléphone) (à partir de là, plus d’intérêt pour ces passages)
Le pont de l’Alma (zouave)
(passerelle Debily)
Le pont d’Iéna (tour Eiffel – Trocadéro)
Le pont Bir-Hakeim (sur l’allée des Cygnes) (métro, statue de la liberté – le cidj pour trouver du taf)
Le pont de Grenelle (fin de l’allée des Cygnes)
Le pont Mirabeau (la Seine quand même – en dessous faut-il qu’il m’en souvienne)
Le pont du Garigliano (le nom je l’aime – italien sûrement bataille et victoire comme Arcole – Guadalquivir me fait le même effet – monte Cassino et Frosinone, je ne suis pas certain que mon père y fut à la guerre, là – ça ne me dit rien d’autre, du quinze au seize, sans intérêt sans charme, sans ami.es)
(périf)
après ce sera Billancourt
add. mercredi
*l'emballage par Christo beige (sans image de Jeanne Claude - cette image du défilé de mode sur la privatisation - le restaurant en haut de la samar (mais plus celui du bazar) (va vers son dernier opus (ç'aurait dû être un éléphant)- l'échantillon bleu/argent dans le portefeuille)
**les sculptures de Souleymane Cissé (mauvaise pioche : Ousmane Sow) (ici aussi des cadenas - les plaques de verre - l'académie l'habit vert - le joueur d'accordéon)
on pourrait en faire quelque chose en images du grand frère g - il y faudrait du temps- je n'en pose que deux de celui de Bezons
d’aval en amont

l’inverse (je suis – bizarrement – sur l’image)

J’ai fait le début de ton parcours hier soir (suis allé voir Laura Vasquez à la BNF) à pied à l’aller, bus 71 au retour. Je n’y étais pas allé depuis longtemps, ça a pas mal changé ! Le troumilou c’est pas juste à côté mais c’est bien aussi. Bonne route.