oiseaux encore
vendredi 29 octobre 2010
une autre page du journal, au hasard (depuis 2007) :
plénitude soudain (pas sur commande) _ ou index général

Ces photos qui s’accumulent sur le petit disque dur antichoc (faudrait pas que je le perde, celui-là) classées par date, pas beaucoup d’outils pour investiguer. Je regarde où j’étais le 28 octobre 2009, puis 2008, puis 2007. On se demande ce qu’il en serait, à refaire la même photo au même endroit aujourd’hui. Le 28 octobre 2007, ce sont ces oiseaux. Me revient que c’est dans un hôtel. Je ne sais aucunement la ville. Je n’ai aucune autre image intérieure de l’hôtel, et encore moins son nom. A remonter les photos qui précèdent et qui suivent, je retrouve que c’est Metz, où j’étais allé librairie Géronimo, et le lendemain matin jonction avec Strasbourg pour Kleber. Me revient que l’hôtel était tout près de la gare, mais vraiment rien d’autre. Par contre, souvenir précis du train presque vide, et qu’à cette période j’explorais petit magnétophone Handy Zoom (l’ai toujours dans le tiroir, mais des mois que je ne m’en suis plus servi), que j’avais probablement enregistré ce soir-là ce texte de Perec (photo prise de la fenêtre de ce même hôtel), et dans le train cette variation. Je faisais pas mal de trucs comme ça ces semaines-là : je devrais m’y remettre, ça me manque. Ce qu’on installe dans son site devient la mémoire réelle du monde, avant le reste, et s’installe dans un présent débarrassé des dates qui passent.


François Bon | le journal images
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1ère mise en ligne et dernière modification le 29 octobre 2010.
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Messages

  • Rien à voir quoi que....
    Géronimo, j’y suis entré première fois quand ils étaient encore petite librairie juste à côté de l’université. Ce jour-là j’avais genre 20 francs en poche (oui, c’était en 1988), j’ai dit ça au libraire (c’était pas le moustachu dont le nom m’échappe, mais son collègue qui est allé ensuite ouvrir l’Autre Rive à Nancy - l’Autre Rive où j’ai découvert Régis Jauffret en lecture, jamais lu, j’étais là je sais plus comment - drôle de hasard, non, Jauffret... ? Ah si, je me souviens, c’est Olivier Brun qui m’avait amené là mais va savoir pourquoi, je sais plus, là, vraiment).
    Donc j’ai dit au libraire pas moustachu "J’ai 20 francs, vous avez un livre pour moi ?" - il a souri, a farfouillé dans ses rayons, m’a sorti un livre, m’a dit "Celui-là est super, il est à 19 francs" - j’étais content, j’avais un livre et un franc :-)
    Le livre, c’était "L’occupation des sols" de Jean Echenoz - je l’ai lu dans le bus en rentrant chez moi (mon appart était à Woippy) - j’ai jamais relu ce bouquin, mais je l’ai jamais oublié. Jamais.
    Pourquoi je raconte ça ? Peut-être parce qu’il n’y a aucune trace de cette anecdote dans aucun disque dur, à part le disque mou que j’ai dans ma tête. Alors....

    Voir en ligne : Face Terres

    • tu peux le relire, Occupation des sols, c’est de l’inusable – au départ c’était une commande de libraires (L’Oeil de la lettre ?) pour une plaquette à distribuer gratuit, Jérôme Lindon avait repris ensuite – souvenir dans les années 80 d’un endroit dans Paris (musée d’art moderne ? pas sûr) où Echenoz l’avait lu intégralement, à cette époque-là on n’avait pas nos petits enregistreurs de poche...

    • Me demande si je vais pas justement ne pas le relire - histoire que tout ça reste dans le temps passé et là pourtant. Je verrai.

      Voir en ligne : Face Terres

    • surtout que le thème, la peinture de l’appart grattée pour retrouvée la fresque publicitaire avec le visage de la mère, c’est quand même précisément la disparition :-)

    • Jean Bernard Doumène le libraire de l’Autre Rive à qui je viens de commander " Histoire d’un ruisseau " d’Elisée Reclus

    • Pas faux...
      De toutes les manières, le livre, celui à 19 francs, je l’ai plus. Quand je suis parti de Metz pour Angers, j’ai vendu 99,99 % de mes livres - je bosse en bib, pourquoi s’encombrer avec des livres et puis le web, c’est le plus grand des livres et ça pèse rien ou presque (quelque part sur le web, on trouve le poids du web - enfin, des articles d’aucuns qui ont cherché combien pèse le web...)
      Le livre, je l’ai vendu à un bouquiniste - un qui était (je dis était, je suis pas certain qu’il soit toujours là, ça vit pas toujours longtemps, un bouquiniste) juste en face de là où se trouvait la première librairie Géronimo.
      Du coup, je me dis qu’en presque 20 ans (acheté en 1988, vendu en quelque chose comme 2007), le bouquin n’a parcouru que 50 mètres... ça avance quand même pas vite, un livre.
      Je l’ai vendu aussi parce que je m’en souviens. Partant, pourquoi le garder ? L’histoire est dans ma tête. Toutes les histoires sont dans nos têtes.

      Voir en ligne : Face Terres

  • (extenssion : je ne sais pas bien... mais ça se fait mèche à mèche) j’aime particulièrement la "Mariée sur devis", ça a quelque chose, un je ne sais quoi ou un presque rien... En même temps, il ne faut pas que je me leurre : ce sont des prix d’ouverture... (je veux encore prendre en photo le truc spécial anti-vent qu’il y a en bas de la porte mais ça va pas être facile) (pour faire le #23 dernier des derniers alors) (on en aperçoit un petit bout, là, en bas rouge vif...)

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  • Pris mon temps. Avantage des week-end prolongés par les RTT, on en profite on ne sait jamais, qu’ils veuillent nous les piquer. Marché dans le bois derrière, il me manquera, grappillé quelques photos d’automne.


    (Pour François : de la (contre)basse solo à écouter)

    Voir en ligne : KMS

  • drôle de mec (on dirait Croquignole, en vieux) (il portte un jean et des basketts) il est monté à Goncourt, le voilà qui descend à Belleville, et qui se dirige vers le bar tabac joue au loto, je crois, je l’ai laissé alors qu’il regardait la télé (drôle de mec doit avoir quelque chose comme soixante piges, à peine- pas vu ses mains...)

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  • "bonjour" quand on arrive ; "au revoir" quand on se tire (sans ses tifs- mais le salon est féminin exclusif) : "Moon Beauté, la haute coiffure à la portée de tous", c’est quand même la classe... (commence à y avoir du monde)(pas sûr qu’ils ouvrent le dimanche quand même) (jvais voir)

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  • Bon sang, quels progrès en un été alors qu’ils étaient déjà bons ! Les garçons me consolent d’un rendez-vous qui n’a pas eu lieu, quoique pour une raison marrante. Je suis reconnaissante à mon existence, à présent que je suis semble-t-il sortie en vie d’un triangle des bermudes qu’elle m’avait réservé, d’offrir toujours une part comique dans ses moments un peu rude ou ses légères déceptions.

    Je recherche souvent sur Traces ... ou mon fotolog des points d’appui à une mémoire qui fut bonne mais que les duretés des années d’Usine et des chagrins font parfois vaciller. Les dates se fondent par zones depuis l’année accidentelle et je suis soulagée de pouvoir au contraire (1) les remettre en place. Peut-être pour repère vers une guérison.

    (1) d’"un présent débarrassé des dates qui passent"

    Voir en ligne : traces et trajets

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