Albrecht Dürer chez Rabelais
dimanche 26 juin 2011
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Après la lecture à la Devinière, hier, visite aux amis peintres, et le chantier de restauration installé sur le coteau troglodyte entre Seuilly et Lerné. Je fais une image de ces perches (du tremble ?) qui semblent accotées depuis des décennies contre le tuffeau. Rémy (Rémy Gendre) s’amuse de mon geste : il dit que dans la gravure de Dürer, retour du fils prodigue, il y a exactement le même faisceau des mêmes perches. Ce matin, je vérifie donc. Ainsi, quand le peintre s’active ici entre plâtre et isolants, la réalité qu’il voit n’est pas seulement le tuffeau et les perches, mais la gravure de Dürer, et la continuité ainsi instaurée de la peinture au réel. On venait de vivre quelque chose de très similaire, à la Devinière – entre les mots de Rabelais et les toponymes précis qui nous entouraient au présent. Ce rapport par quoi art et réalité en permanence et de toujours se confondent, c’est quand Internet aussi le reconduit qu’il nous apparaît comme nécessaire. Restent les perches.


François Bon | le journal images
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1ère mise en ligne et dernière modification le 26 juin 2011.
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Messages

  • puisque ça bosse, il me faut prendre le métro, et dans le métro, puisque ça bosse, on trouve le même genre de gens (certains qui bossent, vont bosser rentrent de bosser) (un peu ce que disait l’abruti : "tout le monde a été, est ou sera gaulliste") (je crois bien que l’abruti était lui-même d’ailleurs mais je me trompe peut-être) en tout cas, elle, elle est bien là, vêtue d’été (la dernière fois, je me souviens que c’était l’hiver) (je n’ai pas le goût de rechercher en arrière au mois de février mars, où déjà une petite série de cette blonde se maquillant a été commise ici)

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    • la même en plein jour (en arrivant, je croise le type à barbe arrangée, dont j’avais fait aussi une série, asiatique, chapeau de lauréat sur la tête et fleur à la boutonnière qui s’entretient avec un clochard, il le connaît fort bien, apparemment) (j’aime à savoir que cette vie-là existe) (à baigner dans ces histoires d’entreprises et de réseaux et de stratégie à la petite semaine, de couleur et d’images, on en arrive à oublier le vrai monde et la réalité des choses) (j’ai croisé aussi mon amie 90 piges aux pelottes, canne anglaise, et son mètre quarante cinq, la marcheuse d’Aubervilliers, qui vient toujours, je me souviens de l’entretien sur les films de Joris Ivens, voilà huit ans) (évidemment quand on bosse, c’est plus difficile de sortir le nouveau portable pour le mettre en marche en ayant l’air de rien et de tirer le portrait de l’asiatique japonais et de son comparse) (tant pis) (je continue cependant)

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    • ne sais pas pourquoi la lumière la lumière sur cette grande fleur et derrière les fines branches d’arbustes, larmes et lumière, reçu courrier recommandé du propriétaire de l’/ mon appartement, je pense devoir le quitter très rapidement

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