journal | portail mémoire


Bizarre enchaînement de jours, qui risque de se prolonger encore la semaine prochaine. Plus d’atelier ni cours à faire, c’étaient des jurys, ou des rendez-vous individuels pour les diplômes en préparation, ça ne demande pas moins, mais ça vous prend autrement, ou ailleurs. Et, ce soir, ce moment avec les enveloppes vides qui me trouble plus que prévu. La maison d’enfance, je n’y pense pas tous les jours – il se trouve seulement qu’elle est là. Je n’y retourne pas : d’ailleurs elle est minuscule, déglinguée, et en plus elle est devenue un cabinet médical. Mais c’est de ça qu’on parlait aussi, à propos des enveloppes, d’une maison sur la nationale 20, cette radiale quittant Paris tout droit, détruite pour y bâtir un cabinet médical. Je ne suis pas retourné à Saint-Michel en l’Herm depuis 2004, cela fait 10 ans, toujours l’idée de revenir y faire des photos, et toujours différé. Et puis les photos ce n’est pas encore un truc que je maîtrise : je découvre que toutes les photos de ces 3 jours sont floues, pourtant j’avais l’impression d’y voir clair dans le viseur. Donc à Saint-Michel en l’Herm prendre le temps d’un vrai inventaire. En 2004, à part la petite maison (d’ailleurs, sur la page du site, s’être amusé à superposer une avec ma propre photo si on passe la souris, mais tout ça dissimulé), j’avais photographié le portail bleu resté tel que lorsque mon grand-père avait dû le pousser pour la dernière fois, en 1965. Sauf que plus le droit d’entrer, juste regarder par le trou de la serrure. Donc, dans le TGV du retour, avoir écrit ce texte sur les enveloppes, avec cette hantise cependant de n’être pas intrusif, de ne pas mettre des mots là où elle n’est pas encore à l’étape des mots. Et puis découvrir que cette page de l’automne 2004, elle est justement restée en l’état sur le site, que j’avais basculé dans sa forme spip en 2005, qu’elle est restée en html et que je ne l’ai pas transposée, alors qu’elle tient dans l’économie du site un rôle si évident.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 16 mai 2014
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Messages

  • à Istanbul dans les bazars (mais à Tunis Alger Marakech dans les souks ou ailleurs dans les marchés, n’importe où) il y a des métiers qui sont tenus par des gens qu’on ne connait pas qui font le boulot et qui vivent dans leur dignité (le travail c’est à ça que ça sert) (entre autres, oui, mais d’abord) ici le lieu est tenu par un couple, vendent du pain des fruits légumes clopos bouteilles de gaz et tout le tremblement, ou tout le bazar c’est comme on veut, c’est une épicerie -et c’est la municipalité qui aide à payer le loyer (comme quoi, il arrive que de bonnes idées soient efficaces sans que l’état y perde) : ce matin, j’y ai acheté un croissant, un grillé aux pommes et un chausson du même métal (3,25 euros) il y avait là un couple de vielles gens qui achetaient des gâteaux et des pains à n’en plus finir, pour le repas de fête de je ne sais quel baptême, et qui s’est fait offrir un sac en plastique de la taille des pains (trois je crois) qu’ils emportaient avec eux dans le coffre de la vieille peugeot garée devant (geste commercial, probablement)

  • dans la salle d’attente du médecin du genou, il y avait nombre de journaux à lak mais bourrés de photos (j’ai pas regardé les styles paris matchdlam ou autre point de vue ou j’en sais rien l’hebdomadaire des princes et des altesses -c’est la lecture de TNPPI remarque-, non, j’ai vu les 3 M (de droite à gauche, hein) :
    - Max (Ophüls),
    - Martine (Carol)(ah cette merveille de "Lola Montès" (Max Ophüls, 1955) sur son trapèze tandis que Peter Ustinov nous raconte son histoire, laquelle fait tellement penser à "Freaks" (Tod Browning, 1932)),
    - Marcel (Ophüls) ("le Chagrin et la Pitié", au moins (1969) et un oscar quand même pour "Hôtel Terminus" (1989))
    photo année 50 c’est que j’aime Cannes (j’avais une photo de Marcello (Mastroïanni) dans "8 et demi" (le plus beau film de tous les temps et de tout l’univers sur l’univers du cinéma) mais je l’ai égarée (sans compter que j’envoie une pensée vers Fritz Lang et son "M le maudit" (1931) et sa petite chanson qu’il sifflote (je crois que c’est Peer Gynt, et c’est cette chanson qui perd le meurtrier entendu par un aveugle-"c’était ptête le destin qui marchait dans la rue" dit une chanson de Caussimon-"monsieur William") et Peter Lorre qui fait aimer pour toujours le cinéma)

  • de toutes les manières, les musiciens du métro sont nombreux ; je répertorie, certes, mais c’est compliqué (je n’y vais pas si souvent : 6 à 8 trajets/jour et toujours les mêmes lignes en gros) allé voir le frangin, avant y’avait déj avec les amis, porté l’ordi à réparer (quatre cents boulettes, jte remercie : c’est pour un cadeau d’anniv alors...), écrit un moment, posté des mails parce qu’il faut trouver du taf mais je fatigue vraiment (heureusement mon genou n’a rien a dit le médecin) (la femme à droite de l’accordéoniste on dirait ma mère) (pas tellement envie de changer de travail moi-diversifier votre activité : dlamerdenbarres)