journal | Kamouraska ne te quitte pas


C’est comme une révélation que m’a faite Mériol ce matin sur Facebook, après avoir mis en ligne sa photo ci-dessous de Kamouraska :

Moi j’avais répondu en parlant de ce voyage vers un nom qui promettait tant, et puis (mais c’est le lot aussi de la route au Québec, notre perception européenne ne veut jamais accepter la distance), on descend de voiture en ayant l’impression d’heures interminables et on est dans un village certes charmant mais minuscule et où tout (hors la boulangerie, excellent souvenir) est fermé. C’était cela, rien que cela, Kamouraska ? Peut-être notre inconscient cherchait-il un Saint-Cirq-Lapopie ou autre emblème pour carte postale : une heure plus tard nous repartions déçus et le sentiment de rien vu, Rimouski nous semblait encore si loin et inaccessible alors on s’était arrêté au KFC de Rivière-au-Loup, on avait pris le traversier puis on était revenu par la côte Nord.

Et c’est cela que Mériol me répond : à Kamouraska, ce n’est pas le village, c’est la région rurale alentour qu’il fallait voir. Mais justement, on l’a vue et admirée. Et puis c’était le moment de la migration des oies cendrées, on s’était arrêté plusieurs fois.

Et peut-être aussi en cela notre différence de Français : ce qui nous émerveillait c’était encore et toujours ce fleuve large comme une mer. Je me souviens qu’on s’était arrêté regarder les phares.

On porte un nom comme Kamouraska à cause des livres et des films...

Le nom de Kamouraska reste toujours une énigme, sinon à Mériol ce matin je n’aurais pas répondu comme ça. J’en vois l’évolution sur ce journal, qui a bientôt dix ans, et que c’était une période où on était contraint de mettre l’image en tout petit et le texte en une ligne. Et deux ans plus tard j’y revenais lors d’un « vase communicant » (l’expérience continue toujours) avec un texte plus long, Kamouraska rien, Kamouraska pas.

Mais il a fallu ce matin pour que soudain la perspective se renverse : ainsi donc, on aurait réellement fait le voyage dans le nom de Kamouraska, mais nous ne le savions pas ?

Et cela change quoi à ces images, que je rapporte de Kamouraska, et qui ne savaient même pas qu’elles étaient aussi Kamouraska ?

 



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 20 avril 2015
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Messages

  • je regrette encore de ne pas m’être emparé de cette splendeur (dedans il devait y avoir une dizaine de disques noirs) je l’ai juste regardé, ce coffret, je lui ai tiré le portrait et je l’ai laissé là (sur la rue du faubourg, voilà tout, le rideau de fer est d’un bijoutier je crois) je sais aujourd’hui (l’image est d’hier) pourquoi je l’ai laissé c’est que c’était le jour des disquaires et que je déteste, j’agonis ce type de manifestation (à quand le jour des courses d’unijambistes ou de curés:rabbins:imams consorts -la religion n’est que le refuge des imbéciles- homosexuels ? je me le demande, faudrait en parler en haut lieu) (je suis un peu outré c’est vrai) (outrancier peut-être même)

  • (ce matin dans le poste les "migrants" qui meurent par centaines : après demain, la radio va faire son émission en direct de Catane (c’est en Sicile, pour ceux /celles pour qui la géographie faiche) : il n’y a pas là quelque chose de vraiment puant non ? un mois de grève, un pédégé reconduit qui, comme l’autre hier (j’entendais une journaleuse qui disait "il sait être très drôle" mais foutre !!) , ne "lâchera rien" (re-foutre) blanchi par une inspection générale des finances qui ne trouve rien à redire à des marchés passés sans appel d’offre et des travaux pharaoniques commandés par le prédécesseur (pauvre chou qui ne peut rien faire puisque c’est l’autre qui a commandé, rerefoutre) parfois les jours sont difficiles à supporter) (en même temps, j’ai fait de la retranscription toute la journée et sortant, dans la rue, abandonné, un "j’ai lu" de mon enfance - pas celui-là mais ça aurait très bien pu)

  • à force de ne pas te dire que c’est chouette de te lire, je préfère quand même une fois te le dire, ô Piero de Belleville !

  • (y’avait jean loup dabadie, nicolas seydoux - c’est le grand père à léa stuveux- dans le poste, et les chansons et ce qu’ils disaient, même si ce sont deux vieux trucs avait quelque chose) (je me disais qu’ils devaient sans doute parfois se retrouver rue du faubourg saint honoré, au Jockey Club ou aux Ambassadeurs, pour un repas, quelque chose) (elle et lui j’entends) (on nous pousse, t’as remarqué ? par exemple, au 4° chez moi, le jeune type que je connaissais qui courait jouait au ballon me disait "bonjour monsieur ça va bien ?" est père d’une petite Ilaria - je crois- sa mère, toute heureuse) (je lui ai fait "mabrouk..!!" - elle a pas 50 piges, tu le crois ça ?) (enfin on nous pousse vers la sortie) (à l’image le parcours de l’avion solaire qui a décollé après vingt jours de pause, migraines du copilote et vents contraires, pas de soleil, enfin la Chine, et doit s’être posé à Nanquin à l’heure qu’il est) (je suis, oui, je suis)

  • (je suis allé voir sur le site complètement pourri de sponsors de la chose, et elle s’est posée (la chose) à trois heures et demi gmt soit cinq et demi pariggi ; paraît qu’elle redécollera vers Hawaï d’ici dix jours) (dans le compte rendu on n’a aucunement honte ni peur ni crainte de citer les sponsors comme si de rien n’était, afin d’afficher un peu plus leur présence-sur les images les logos et compagnie sont omniprésents aussi- ça pue sa promotion flétrie, son lobbying bâtard et son influence ignoble) (je ne vois pas pourquoi je m’intéresse à ces deux zozos-là, remarque(je reste poli) en même temps : l’aventure ? l’écologie ? je crois que c’est parce que leur avion (de maçon, donc) circule à la vitesse de 70 kilomètres à l’heure que ça me plaît) (je ne suis pas pressé, en réalité) (Istanbul depuis le musée d’art moderne, j’ai l’impression)

  • (je ne résiste pas à la tentation de poster cette image (de maçon) où le pilote dont on parle (faut bien parler des gens dont on parle) se tire le portrait dans un geste dont l’onanisme (virtuel, qui sait ?) n’est jamais absent) (je dis ça juste pour mémoire) (et donc voir comment les gens sont agis par des pratiques qui les dépassent) (en même temps, il est à peu près certain qu’on doit bien s’ennuyer dans un cockpit pas trop chauffé à huit ou neuf kilomètres du plancher des vaches) (on dira ce qu’on voudra, mais je couvre quand même l’actualité) (comme le taureau la génisse-nullipare, comme chacun sait)

  • quelques jours dans une autre ville - ici on improvise ( toujours la cithare objets sonores )- ici on ecoute comment se transforme les sons d´ une guitare d´une contrebasse - on marche dans une rue de guerre - on ne cherche rien -

    Voir en ligne : http://effacements.blogspot.de/2015...

  • on ne cherche rien - on voit on regarde - par la ligne 9 les gestes de pauvres gens - les cheveux jaunes du jeune homme corps allongé dans l´ herbe - les voix fortes - on s´ en va - on se perd - on cherche un possible paysage -

  • (j’ai fait cette nuit un rêve où l’une de mes filles me reprochait de ne pas acheter un cédé à dix euros alors qu’elle ne pouvait même pas s’acheter de quoi s’habiller - c’était l’aînée- celle qui m’a hier invité à déjeuner chez le thaï buffet à volonté une merveille à conseiller) (le midi seulement, coin orillon-moulin joli) (en face en faction devant l’école deux militaires armés jusqu’aux dents école juive) (blanche étincelle chez le marchand, je m’en vais le lire) (je dois aller bosser malgré tout, alors je vais bosser) (à l’image l’une des plus belles villes du monde) (l’une de ses plus belle allée, Fondamente nove) (je préfèrerais tellement) ((c)MDBC)

  • (comme il est né trois ans avant moi, je lui dois le respect ; comme il est né dans la même ville, je lui dois aussi le respect ; sa mandature à la tête de la plus belle ville du monde (ahahah) lui a valu un coup de surin ; bon ses moeurs qui en a quelque chose à faire ? mais le voilà qui s’étale sur les abribus (on dit parfois que ce genre de type fait ce genre de boulot afin de payer ses impôts) : tu me diras, ça n’a rien de dégradant, vendre son image après tout, pour une bonne cause hein) (le tourisme en Tunisie c’est un peu comme les droits de l’homme en France tu vois : quand il est mal en point, faut faire quelque chose) (bardo quand tu nous tiens) (pathétique en réalité, juste pathétique) (je pense que le neveu de tonton y va aussi, mine de rien) (pour lui ce n’est pas pathétique, c’est juste puant)

  • (à l’image : je ne la connais pas mais je l’aime bien, celle-là : dans le métro étoile nation par barbès ou belleville, c’est comme tu veux) (le mauve à lèvres de la couleur de la robe, surtout) (mais pas "la deux" hein dlamerde) mais parlons de quelqu’un d’autre : appelons-la dec, ça lui va comme un gant ; c’est en août dit-on qu’elle prendra la direction de la télé publique-ça existe, oui- ; elle vient de cette entreprise de téléphone de maçon où, il n’y a pas si longtemps, du fait d’un management calamiteux (dont elle ne peut pas, en tant que directrice générale adjointe, ne pas être -au moins en partie- responsable), le personnel avait une tendance (qualifiée légèrement de "mode" par le pédégé d’alors) au suicide (il existe certainement encore de ce genre de fait, mais ils sont tus, ça n’intéresse pas, tu comprends) ; or donc, la voilà nommée (sans rire) (jaune) pour ses qualités managériales : le conseil qui la pose là (je n’ai pas tellement de soucis vis à vis de ses émoluments) est le même qui a posé dans la maison ronde mon chou travaux bureau-voiture de fonction- conseil en communication égalant trois (ou quatre) cents départs à la retraite anticipés) (on en pense quoi, au fait, sans dèc , de ce type, là, toujours en poste ?)

  • de la langue d´un autre pays - du nord plus au nord - d ´ecouter les terribles nouvelles du monde - tenter d´ecrire quelque chose qui s´échappe

  • (celle-ci se trouve en sous-sol mais semblable aux autres) (je me suis demandé un moment pourquoi cette série d’alimentations générales, sans doute parce que je vois là un travail que j’aurais sans doute pu exercer) (en d’autres circonstances avec d’autres parents, ou j’en sais rien, mais c’est des choses qui se savent) aujourd’hui (comme à l’habitude le dimanche) une quinzaine de personnages qui viennent hanter les suites du travail, dont un architecte (la suffisance de cette corporation est vraiment observable, à chaque fois, je ne sais pas ils s’imaginent en représentation ou quelque chose : pouah) un régisseur de théâtre, une chef d’entreprise asiatique créatrice de marques, des étudiants, des profs, un ouvrier serrurier à l’accent italien (on a bien ri) , des enfants, la fuite du toit sous la pluie, enfin la routine

  • Alors je tente de rattraper un morceau de participations en retard dans ce petit journal collectif, le 20 avril on retrouvait Ma Normandie, à peine les bagages déposés et les courses alimentaires élémentaires faites, aller vérifier que la mer y est.
    Un bon petit bout du monde dans son genre.
    Mais en (heureusement) moins frisquet.

    Voir en ligne : traces et trajets