2009.02.27 | pour toi l’Auvergnat

tout le journal images, ou
une autre date au hasard  :
2019.08.30 | après la fête

On se souvenait du vieil homme, il y a encore 2, 3 ans : ses lunettes qui tenaient pas un scotch, et le chien qu’il promenait tenu par une longue ficelle de lieuse. L’an dernier, pas vu. Nous avait frappé, outre qu’il en avait l’âge, il ressemble à Julien Gracq.

Et, cette année, indiscrétion : l’appareil contre la vitre fermée. Les objets aussi ressemblent à ce qu’il y avait chez Gracq, mais ça, on n’en fera pas une vente aux enchères.

On a mis une croix sur la boîte aux lettres, et les arbres reprennent possession des pierres.

Du dépeuplement rural comme défiguration.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 février 2009
merci aux 1058 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

    • Ce logis, tel le tien ; tu n’avais pas jugé bon d’y apporter le moindre confort et elle t’a quitté un jour d’octobre ; tu l’as trouvée dans la grange ; jamais une plainte mais une vie trop rude, glaciale, même plus de réconfort de ta part ; toi, une vision bien trop nette de ce que devenait ton pays,le desespoir après d’immenses espèrances ; tu as tout lâché, les belles machines acquises au salon de l’agriculture (ils te disaient "dérangé")sont allées rouiller au bas du terrain, près du ruisseau ;après elle, des épingles à linge pour remplacer les boutons de chemise, des monceaux de journaux , de médicaments sur la table, un transistor, tu n’as jamais cessé d’écouter la "politique", ta vie était celle d’un raté, disais-tu.
      Oui, c’est bien de la Creuse qu’il s’agit mais il vous aurait fallu Pierre Michon
      Oui,en y passant, j’ai vu que des néerlandais avaient redonné vie à ces lieux, joliment restaurés de matériaux anciens ;c’est l’europe, bien malin celui qui sait ce qui est le mieux, laisser tout s’écrouler ??

  • oui, et de l’air aussi, aujourd’hui. Interminable hiver dans la grisaille de la plaine, de la vie des villes quand ailleurs...

  • Par moment on s’effondre. C’est l’époque peut être. On peut dire ça pour se rassurer. On sait que pas seulement. Il y a des fissures qui apparaissent. Des peurs.

    Voir en ligne : KMS

    • rien je ne fais rien (ne travaille plus depuis deux mois parfois regarde les cris des enfants à la sortie de l’école passent sous ma fenêtre tourne la tête à gauche parfois regarde la désolation du jardin sauvage tourne ma tête à droite sinon face à l’écran face aux bouquins sur didactique immigration et ...le cadre du mémoire est la question centrale ...)

  • Trouver pour la première fois depuis des mois la force de faire un tour dans Notre Dame (malgré les très nombreux marchands du temple et qu’on puisse écouter les CD comme aux grandes surfaces, et mon absence de religion,le lieu m’impressionne c’est comme ça). Et c’était comme une preuve que j’allais enfin mieux.

    En revanche s’inquiéter pour l’adolescent qui trouve tellement banal qu’un pote presque en sa présence se fasse soustraire son téléphone par des plus nombreux plus grands qu’il ne pense pas même à en parler à la maison. Autant j’approuve son peu de crispation quant à l’idée de possession, autant j’ai dû lui expliquer que l’acte violent ou même juste menaçant ne devait pas être tu. Jamais simple d’être parents.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • ...elle s’assoit tout contre (le siège à côté) et ouvre Les mystères de la sensualité féminine ; premier chapitre : comment la rendre folle de vous...

    Voir en ligne : Omega Blue

  • J’ai beau aller au cinéma et fixer les gens derrière moi à l’aveugle, le téléphone garde toujours une survivance de ces fantômes

  • il explique qu’une fois arrivé sur l’île de Faial, la seule et unique chose à faire c’est de regarder sur celle d’en face, Pico, le volcan qui de temps à autres émerge des brumes, qu’il est resté là comme ça 4 jours, mais qu’on deviendrait fou à insister plus longtemps et il a continué vers Sao Miguel ; moi pendant ce temps-là

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

  • On avait eu tellement peur des arbres et de leurs tropismes térébrants (n’étaient-ils pas vivants, eux !) qu’on leur coupait impitoyablement les branches. Et comme si cela ne suffisait pas, on confectionnait à nos fragiles bétons des armures de fer. Bientôt, on serait capable d’en faire autant pour se prémunir de toute lumière.

  • ça a été toute la journée avec ce rapport, un truc sur l’autre, on divise, on retranche, et puis j’ai emmené ces jeunes filles à l’expo, puis les ai laissées, et puis les autres sont arrivés, des jeunes gens, la vie devant eux vous savez comment ils sont, , et puis les voilà comme des étourneaux tous envolés, et dans les hauts parleurs (j’adore, comme les patins à roulettes) cette chanson de gainsbourg qui finit par "pour être à vous faut être à moitié fou" ici c’est magnifique
    @MS : l’anticyclone...
    Je mets une photo de fantômes parce que, parfois, ils nous aiment aussi