Québec flingueur


A la gare routière, après avoir feuilleté les 3 magazines locaux de chasse & pêche, m’en suis offert un. Comme tout est plus grand, ici, on massacre en plus grand. Pauvre orignal. Si longtemps je croyais que ce bestiau s’appelait original, même lisant le vrai mot je rajoutais un i. Là maintenant je ne risque plus de me tromper, je sais tout de sa récolte. Ai commencé en cut-up la liste de tous les objets à vendre proposés dans les pubs ou les rédactionnels du magazine, l’électronique ou les matériaux composites au service du pur plaisir de tuer, si l’important c’est de consommer (pas le gibier, faire consommer le chasseur) : La vitesse tue | Augmentez la vitesse de votre flèche instantanément | procurant de grandes vitesses pour des résultats mortels...


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 18 septembre 2009
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Messages

  • dit on des orgnals ou des orgnaux - d’après la photo ils ont beaucoup changé

  • Sourire, saluer et mots de peu, sans en ressentir le poids une fois rentré. Pourvu que ça dure.

    Voir en ligne : à chat perché

  • Je traverse le temps comme un couteau chaud dans du beurre. On en fait du chemin comme ça. En aller-retour. Toutes ces images.
    Le ciel nous dit qu’on change de saison, encore une. C’est ce qu’elle amène qu’on aime de moins en moins.

    Voir en ligne : KMS

  • J’aime le sourire de Dubcek, j’y vois la victoire, j’aime le signe d’Havel, j’y vois la vérité des peuples, j’aime cette photo (piquée dans un canard qui traînait en salle d’attente)(aujourd’hui, ou demain j’en sais rien ces trucs là sont compliqués et j’aime pas bien ces liturgies mais fin du ramadan plus nouvel an juif, ça se bouscule au portillon)(effet Belleville en même temps)

  • ...le long des lignes TER, dans les champs de maïs frais moissonnés, poussaient de petits fauteuils en bois, surélevés. Assis, on y est encore plus qu’à hauteur d’homme debout. Des affuts de chasseurs. Les lièvres n’ont plus une chance, l’automne est une saison cruelle.

  • Ne trouver depuis jeudi ni la force ni les mots pour répondre. Points de vue inconciliables : je n’ai jamais parlé d’amour et j’ai prévenu à temps, tes messages exprimaient plus de tendresse et de souci de moi qu’aucun amoureux jamais ne l’a fait envers moi, ton premier regard si doux et plein, semblait-il, de promesses, et prévenir oui, mais juste quand arrivait le moment où selon le cours des choses on aurait pu s’embrasser. Pour moi rien ne manquait.

    Je n’exclus pas d’avoir sur-interprété les marques d’attention et de tendresse pour cause d’avoir été traitée trop mal par celui qui précédait, ma famille d’origine et mes ancien(ne)s ami(e)s intimes. Alors oui, peut-être que ce qui était de l’ordre du normal pour un bon ami, m’a semblé témoigner d’un amour naissant.

    Comme si elle avait entendu un appel de détresse, Anna m’écrit une lettre de réconfort que je reçois le vendredi, en plein moment désespéré. Je ne la remercierai jamais assez, ni non plus Erika qui m’a permis de tenir le coup lors de la nuit qui précédait.

    À part ça des nouvelles de là où vivait un arbre

    Voir en ligne : traces et trajets