roman-photo | pluie

résidence Paris en Toutes Lettres, une semaine d’immersion à la Défense


Tous les soirs, ici, on lave. On lave par terre : ils sont trop, à surgir des sous-sols et grimper dans les tours, il faut laver le sol où ils passent. Ensuite tout est net : on a plaisir à revenir, le lendemain. Et puis on lave les façades : c’est par là qu’on regarde, ce qui se passe au dehors, même si au dehors il n’y a que cela, les tours comme celles où vous-mêmes travaillez. Mais on dit que ça lave aussi le dedans : le travail sinon serait répétitif, quand il est d’écrans, et papiers, grandes sociétés – et ce que dirigent ce sociétés devient chantier mais à l’autre bout du monde, sans qu’ici on voie rien. Alors, à heure fixe, on attend que personne en vue, et dès la dernière personne passée, on lave. À grande eau, très grande et violente et très brève eau, on lave. Cela suffit, dit-on. On respire mieux, il n’y a plus de poussière.


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1ère mise en ligne et dernière modification le 2 mai 2011
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