la Défense | pauvres les mots sur les murs

résidence Paris en Toutes Lettres, immersion d’une semaine à la Défense


Est-ce parce que chaque tour est dotée d’un agent de sécurité avec vidéo-surveillance 24h/24, et idem les espaces publics avec le PC sécurité de DefActo, d’où on allume et éteint à distance les galeries souterraines et passages techniques, les tags et graphs sont rares à la Défense.

Mais combien j’ai dû emprunter cette semaine de ces liens niveau à niveau qui sont des traits d’architecture non pas traités à la va vite, mais que les architectes savent être secondaires dans le traitement des flux de déplacements de personne, seulement des contraintes de sécurité : ils n’ont pas à anticiper qu’un piéton sur place – ici où on passe – marche sans but autre qu’explorer le périmètre-ville.

Alors, est-ce que c’est la fonction : traitement utilitaire de l’espace, chicane indestructible, qui appelle la marque du grapheur ou le tag, ou cette vengeance que soudain l’espace appropriable soit d’emblée espace désaffecté ? Dans les parties plus récentes, et qui ne tiennent pas à l’énormité de la dalle principale, c’est pris en compte.

Et peut-être qu’une part de la déception alors c’est l’inanité même de ces tags. Figurez-vous qu’au 4ème étage de l’escalier jauni qui grimpe à la mansarde où j’ai mes Sciences Po, il y a un tag Mort au vieux monde – ça dit quelque chose, au moins, non ? Cette semaine, à la Défense, j’ai essayé de photographier aussi les mots. Mais non, ici, les mots, ce n’est pas sur les murs que ça se passe.


responsable publication François Bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 6 mai 2011
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