impro Led Zep avec Vincent Segal

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ce jour-là (une usine)

Depuis que j’écoute les explorations du duo Olivier Cadiot - Rodolphe Burger, bien sûr je n’ai pas hésité longtemps à son invitation de participer à son festival C’est dans la vallée.

On aura donc 1 heure 30 pour s’enfoncer en impro dans Led Zep, Vincent avec ses violoncelles, et moi avec mes histoires racontées, ou passages écrits. Ils nous ont classés précautionneusement dans la rubrique conférence musicale plutôt que lecture performance, mais on verra bien ce qu’ils en diront après.

Reste que ce sera peut-être moins facile pour moi, en ce moment en pleine phase critique des 720 000 signes du bouquin, corrections, révisions, travail au couteau, retard sur tous les fronts (alors que les bouquins de septembre des copains sont déjà imprimés pour certains...), qu’il y a un an, plus à distance de Led Zep, moins près de leurs morts (Tarak Plant...).

On en rendra compte ici, tout le monde ne pouvant nous rejoindre à la gare de Sélestat, même avec petits bouts d’enregistrements j’espère.

Lire aussi sur tiers livre : avec Vincent, Médéric Collignon, Sylvain Kassap et mon binôme Pifarély à Banlieues Bleues 2006. Ou petit extrait de Vincent Segal au violoncelle électrique dans Dazed and confused. Et bien sûr rejoindre Vincent sur bumcello.com.


MC2 Grenoble | impro Led Zep avec Vincent Segal, mars 2007

 

De ces deux jours dans la ville ceinte de brume autant que des habituelles montagnes, n’avoir principalement vu que l’intérieur du MC2, le nouveau cargo culture — troisième fois que j’y suis reçu.

Lire avec un maître improvisateur, comme Vincent Segal, c’est une préparation à laquelle je me familiarise lentement : eux, qui sont de toutes les musiques, semblent avoir moins la trouille. Ce n’est pas répéter, plutôt passer du temps ensemble, essayer. Rendre confortable et précis les micros, les emplacements, les lumières, la manipulation des outils.

Surtout : cette immersion dans le temps du théâtre vide aux heures de journée, absorber lentement l’espace de la salle vide. J’y ai même dormi, un moment.

Le midi, on va passer une heure au CE de l’usine Alstom, là aussi, déjà accueilli, regards et voix qu’on retrouve. Vincent fera des explications sur la polyrythmie, jouera pour deux enfants. Bel échange, ensuite, avec toujours ces étonnantes démonstrations sur son violoncelle acoustique qui se prête à tout.

Toujours aussi surpris, dans ces moments où on essaye, s’assemble, de la puissance musicale de Vincent, sa capacité de convoquer des univers et les nourrir, l’amour qu’il a de ces percées d’une musique à l’autre, et de de quoi il nourrit tout cela.

Un ralentissement, un agrandissement. On aura 350 personnes, salle pleine : à cause de Led Zep, à cause de Vincent, pour le travail de Michel Orier et son équipe au MC2 ? Tout à la fois. Mais, dans ces conditions, la peur s’est lentement mise à distance à mesure que le moment approchait. Et puis Vincent joue, il n’y a plus à penser.

Soir sur la ville, dans ce moment d’isolement. Puis la loge, avec Hervé, qui fait le son de bumcello, puis rejoint par Malik Mizzadri, musicien complètement étonnant, mêlant voix et flûte grande classe. Magic Malik, je connaissais la musique mais pas le bonhomme : surpris de l’entendre parler mathématique et physique de la matière, jeu d’échec. Et puis il nous rejoindra sur scène pour Kashmir.

Et 2 heures du matin à l’hôtel, évidemment pas sommeil.

Vincent Segal, par François Bon, ©

Vincent Ségal par François Bon ©

Vincent Segal & Magic Malik par François Bon ©


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 mai 2008
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