sommeil des bibliothèques


Elle m’a fait du bien, jeudi dernier, cette fille qui sommeillait dans le soleil d’hiver derrière les vitres à la BU d’Angers. Vue de loin, à travers une autre vitre, et rien vu d’autre même pas à quoi elle ressemble. Venir à la bibliothèque pour y dormir ? Des tas de souvenirs remontent, qui sont liés à dormir avec un livre, ou dormir parmi les livres. Avoir dans les lieux où on dort un livre, et donc, dans ces lieux où on vient par les livres, prolonger cet état mental de découverte, d’inconscient et d’aventure intérieure par ce cheminement dans les images où on avance seul : le sommeil, dans son rapport à la littérature, est une activité considérable. Il est d’ailleurs recommandé un bref sommeil de 7 à 10 minutes avant lire. On devrait installer ça tout de suite à l’entrée des bibliothèques : les fauteuils pour dormir, plus confortablement que ceux-ci, qui sont pourtant confortables. À la bibliothèque Gabrielle-Roy de Québec, où j’allais souvent, il y avait toujours des gens à dormir. Que proposons-nous par les livres qu’un sommeil du monde ? Enfin quoi, elle était peut-être juste fatiguée, l’étudiante.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 janvier 2011
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Messages

  • me souviens aussi d’un cours de philo où le prof laissait dormir un élève et même ne parlait pas trop fort pour ne pas le réveiller.

  • Après une semaine quasiment sans - trop travaillé par ailleurs -, me voilà de retour enfin en ces lieux où pour lire, pour écrire, pour regarder des films aussi parfois, je me sens si bien.

    Un livre semble égaré qui réapparait. Un livre de Sophie.

    Je pense que mes amours sont bien mal engagées. Avec l’amie du déjeuner je suis parvenue à en rire, mais tant de tristesse au fond. Je suis pour eux, au mieux, un strapontin, un truc qui dépanne, oh oui, qu’on aime bien mais voilà, quand ça arrange. Le reste du temps, replis.
    C’est vraiment stupide d’aimer sans retour après avoir été courtisée. Cette situation décidément n’a ni queue ni tête. I do need a sex-friend.

    Pendant ce temps le séducteur défaillant se réjouit d’un embryon de succès, qu’au demeurant, pour être sur le terrain désormais, je crois bien engagé. Personne ne saura que j’y ai contribué et pas seulement à vendre mais entre autre à secouer, inspirer, obliger à respirer et valoriser celui qui souhaitait tant laisser tout tomber (parce qu’après tout plaire à une femme qui ne vous plaît pas, c’est plaire quand même, n’est-ce pas ?). I do need to stop being such a ghost.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • Même si la soirée fut très réussie, il y eut, dès le retour à la maison, du parasitage. Trucs à nettoyer dès que possible et donc aujourd’hui : piscine. Descendre aux vestiaires c’est déjà gagner quelque chose. Devant moi, dans l’eau, un homme assez âgé nage le crawl avec une élégance, une économie de moyens que j’admire. Souplesse, harmonie retrouvées quelques minutes plus tard chez une longue jeune fille / dauphin / chat / poisson. Ce moment-là, on ne me le volera pas.

    Voir en ligne : Fenêtres Open space

    • J’aime les nageurs élégants. Ceux qui filent mais à l’éclabousse et avec du remou ne m’intéressent pas.
      À Clichy ce bonheur de voisiner parfois avec ceux de la haute (compétition). Parfois c’est à en oublier de nager / respirer. Heureusement que l’eau nous rappelle à l’ordre.

      Voir en ligne : traces et trajets

  • que ces histoires de comptes peuvent être pénibles et tous les ans, tous les ans, cette même époque, alors on se dit allez encore une plus que dix douze quinze, je suis fatigué (des kilomètres de fibres optiques installées en même temps que le tramway porte de la Villette) (à la télé Marnie, le rouge est mis, la petite fille meurtrière "ne tapez pas ma maman...", quelle épreuve aussi) (quelle distribution parfaite, même si 007 et les Oiseaux traînent un peu par là aussi) (Sean et Tippi, couple de cinéma...)

  • j’y suis allé spécialement, chose que je ne fais jamais, je suis revenu petite pluie fine, écoeuré, quelque chose qui ne passe pas (me fait penser à ce séminaire avec Henry Rousso et "le passé qui ne passe pas") mais marcher un peu, failli dormir, pas avancé les éditeurs, mais fini le test phrase, penser au travail, pris des rendez-vous, envoyé des mails, fait mon boulot, écoeuré, mal au crâne (je me demande si les chevrons citron du mur du fond indique qu’il s’agissait d’un garage) (ils virent la structure métallique, dommage)

  • ils sont arrivé vers 8 heures,elle est allée prendre un bain, laver les cheveux, il est resté dans le salon lisant science et avenir (y’en avait deux dans la boîte ce matin), m’a parlé de son bts en alternance, informatique, pourquoi pas, j’avais fait un filet mignon aux poivrons et champignons, carottes râpées et pâtes, c’était bon, sa soeur a pas voulu venir, s’est fait engueuler, a tourné son nez partie se coucher, je les ai raccompagnés, on a ri, mon mal de crâne est un peu passé, à cause des paroles de bashung/bergmann : "en voyant l’résultat d’son check-up/un requin qui fumait plus a rallumé son clop/ça fait frémir..." (la quatre qui entre en gare)(c’est dans "Gaby") (tiens je vais le faire tourner) (mais je ne t’ai pas vue aujourd’hui, et ça ne va pas du tout, ça) (c’est ça, le mal de crâne) (ou l’hiver ? le boulot ?) (non)