paysage frontal ou transversal


Un train en moins et puis. On partait à 8h08, changement Nantes à 10h01, arrivée 10h35, et retour par un direct à 16h30. Le retour direct existe toujours, mais le train régional qui assurait la 1/2h de dernière partie du parcours aller n’existe plus, je le découvre hier. Une navette qui part trop tôt, pas possible le samedi d’arriver Nantes à cette heure, et une qui part trop tard, ferait arriver à 14h. Donc je fais le trajet en voiture, 2h40 aller ce matin, 2h40 retour, avec pause à cette aimable station qui me fournit via Rompetrol un peu de sa wifi gratuite. De ce qui était l’enjeu de la journée, ça ne se raconte pas ici et ça ne pouvait se défaire ni s’annuler, certes non. Le paysage transversal du train, suivant la Loire, puis rejoignant ces zones de luminosité plus dure, le pays de vent, on l’aura remplacé par le paysage frontal de l’autoroute neuve, monotone – au moins est-elle désormais continue sur tout le trajet. On aura pensé, une tête ça sert à ça. Dans le train on n’aurait pas travaillé : plutôt que la rêverie est plus facile, avec ce qui file derrière les vitres. Je pratique la conduite à l’américaine : régulateur coincé sur 115, et laisser les minutes. Il manque cependant l’aliment : dans le train, j’aurais continué la Collection de sable, le recueil des articles d’Italo Calvino, ou ces exercices de traduction qui me sont importants, pour l’équilibre, pour la phrase. Je ne suis pas fier de moi non plus : on devrait pouvoir organiser sa vie de façon à mieux rationaliser ces incessants mouvements de mouche en bocal.



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 9 avril 2011
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Messages

  • Le ciel se reflète aussi dans l’eau : c’est l’heure de l’arrosoir, grâce au beau temps revenu.
    Sur le balcon en ville, l’olivier se redresse, il avait perdu quelques feuilles, hélas il n’était pas numérique.

    Voir en ligne : L’Irréductible

  • la photo sur le mot "fin"... le destin d’un cinéma de quartier... bye bye les héros que j’aimais... rendez-vous à jamais les chocolats glacés...
    j’allais rue des solitaires, à l’école de mon quartier, à 5 heures j’étais sorti, mon père venait me chercher, on voyait Gary Cooper qui défendait l’opprimé, c’était vraiment bien l’enfance...

    • fraises barbecue l’émeute de la sortie du parc les jeunes gens en short, filet à provision, jus de fruits et yaourths, ou vodka et pif, chips et poulet froid... le printemps, en ville...

    • on a été au Wepler, un garçon extraverti (et probablement limite), le café sous l’ombre des arbres, on a parlé Caen et Rapilly, on a bu du café, à la prochaine, j’ai repris le métro, le type est monté à Barbès, a vociféré un peu pour qu’on lui laisse cette place assise, un vieux qui pose son sac à dos entre ses pieds, un vieux militaire on dirait (c’est pour le béret de para que je dis ça), il a mangé son fruit tranquillement, gardé les peaux dans sa main, toisé le monde d’un regard peut-être mauvais, a maugréé encore, une teigne certainement qui porte une chevalière (coquet), cheveux ras et idées du même tonneau

    • jeudi matin convoquée à une information collective par la plus grande entreprise de France le PE , pose une question sur le travail à l’étranger , ce samedi reçois un courrier compte rendu d’un entretien individuel avec inscription à un atelier "Travailler à l’étranger " , ah ah bon

    • elle rentre je peux te dire quelque chose , voiture abîmée grosse frayeur , elle raconte me dit qu’elle a pensé prendre des photos

  • Toujours de très bons articles sur votre blog. Je vous félicite pour votre pertinence et vos news.
    Alexia airsoft

  • avoue avoir poussé quelques you you you youpi en apprenant la bonne nouvelle : deux mois de renouvellement de mon super CAE à 750 euros pièce et qui - qui ne se serait pas réjouie - mais avoue aussi que les you you you youpi furent brefs( tiens utilise un temps que n’utilise jamais ) - explication du youpi bref : en 14 mois de travail j’aurai eu trois entretiens d’évaluation bilan machin : le premier a permis d’évaluer mon humour le second mes capacités à accepter les méthodes pédagogiques fantaisistes de bénévoles et le troisième je ne sais pas encore - mais je propose : mesurer le degré d’acceptabilité d’une situation professionnelle inacceptable - ( allez je retourne voir Luis et son chien )