mangez du chat


Je crois que je vais continuer à photographier ces pubs sur garage à caddies du supermarché, surtout s’ils les renouvellent chaque semaine. On connaît la formule de Rimbaud : Départ pour l’affection et le bruit neuf. Rimbaud avait donc un chat ? Parce qu’ici, c’est ce dont il est question : à votre chat, offrez le meilleur départ dans la vie. Vraiment un programme. Faudra les universités et tout. Mais ce qui est admirable, c’est les trois slogans qui suivent, bien mis en valeur par pastille identique et fond blanc. 1, Des os et des dents solides. Puis 2, Une croissance en bonne santé (tant que la santé va, tout va). Le 1 et le 2 concernent donc évidemment le chat lui-même, et forcément pareil le 3 : Un goût savoureux. Donnez Friskies à votre chat, il aura meilleur goût. C’est très bon, de manger du chat, ça économise beaucoup mieux le CO2 que de manger de la vache, et on recycle bien plus de farines animales que dans le poulet (provisoirement).



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 juin 2011
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Messages

  • (ça bosse sur le faubourg) (on voit le chef de chantier, il me semble toujours qu’ils ne sont que trois ou quatre grand maximum) demain le bac pour ma môme (pour le tien aussi, remarque) (et pour pas mal de mômes malgré tout)(on reste un peu , comment dire, quand on a 18 piges non ?) (je me souviens...)

  • je suis allé voir deux films (avec toi) de la série "cinéastes, de notre temps" (paraît que la virgule est importante) (ça a tendance à me faire marrer ce genre de truc) il y avait le producteur réalisateur, sympathique, avec son journal son chapeau, André Labarthe (il met un s entre son prénom et son nom, à l’américaine) (ça a tendance à me faire marrer ce genre de truc) l’un sur Preminger, l’autre sur Renoir (et j’ai pensé à Claude Beylie, à la cinémathèque universitaire, au quatrième sous-sol de Tolbiac, le caddy de la société des chemins de fer, la camionnette, le commando d’un dimanche matin à Vincennes, sur le site de kodak qui fermait où nous avions, les longues allées d’étagères encombrées de boîtes de films, "bien sûr, prenez ce que vous voulez" des numéros de l’avant scène cinéma, le studio de Cannes, les chiffres et les lettres, du côté de la rue de Sèvres, je me souviens des films, ces merveilles "Rashomon", "le masque de la mort rouge" ou celui du démon, tant d’autres, les rires du projectionniste, ses lunettes, les entrées, le balzac par la sortie, "shoah", les émissions de radio ivre, toute cette histoire qui à présent) (j’aime tant le cinéma) (André S. Labarthe qui nous parle des rushs jamais de l’entretien accordé par Otto Preminger)

  • Trois fois qu’il sera passé le cheval aujourd’hui, et son carrosse léger d’été. Le temps clément n’y est pas pour rien.

    Je m’en veux du désespoir amoureux et d’être incapable de me fâcher envers l’homme silencieux.

    Pendant ce temps celui de la maison prétend qu’il m’aime, mais parvient surtout à me rendre dubitative, j’en ai trop vu, quelle (nouvelle) rencontre cherche-t-il à (me) cacher ?

    L’amitié reprend ses droits. Le bonheur que ce fut de croiser Dominique comme si nous nous étions coordonnés (1). La joie d’avoir dans mon sac le livre de Lydie Salvayre - vu son sujet, je l’attendais -. J’ai dans ma besace au moins 5 livres dont je suis impatiente comme de rendez-vous amoureux.
    Heureusement qu’ils sont là, eux, objets inanimés sur lesquels on peut compter.

    Nadine m’offre un trombone circulaire.

    (1) Synchronisons nos montres disait-on dans les anciens feuilletons policiers.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • Les fenêtres opaques de la rame réfléchissent et distancient images et bruits du monde

  • (de près, ils sont quatre, le chef de chantier -deuxième plan, on le verra plus tard- puis d’autres qu’on ne voit guère ; les fondations) on verra (vu ce qui est proche, ça risque de devenir terriblement moderne et froid) (bof) le faubourg change (ça va bosser) (pas attendu trop longtemps en même temps) (on fait ce qu’on peut)

    • le voilà en pied (un peu de dos, on préserve l’anonymat) c’est compliqué la photo, on récupère, on n’a pas le temps d’attendre, il faut absolument la faire sinon il s’en irait, vite, un deux trois, c’est fait (j’écoute les "à voix nue" de jorge semprun interrogé par lacouture) (reçu "bansky" de la part de ma fille) (l’autre bosse)

    • ce qui s’appelle camper un personnage !

      Très bel instantané !

  • as time goes by - dedicated to PdB, qui aurait sûrement fait la photo s’il était passé par là avant moi

    Voir en ligne : L’employée aux écritures